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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 21:15

Être jeune, c'est quand même sympa. L'Opéra National de Paris propose pour les moins de 28 ans une formule très intéressante : 4 spectacles pour 90 euros. Autant vous dire que j'ai sauté sur l'occasion.

Le dernier spectacle avait lieu le 20 juin à l'Opéra Bastille. Il s'agit de Louise de Gustave Charpentier. Le site Internet de l'Opéra National de Paris met à disposition des informations très intéressantes sur l'oeuvre et son compositeur. On y apprend notamment que Gustave Charpentier est né en 1860 et est décédé en 1956. Louise a été créé le 2 février à l'Opéra Comique et a été un des opéras les plus joués dans la première moitié du XXème siècle.

L'argument est très simple. Louise est une jeune fille aux parents sévères. Malgré leur surveillance, elle est tombée amoureuse de son voisin, Julien, un poète. Et cet amour est bien sûr réciproque. Julien la supplie de partir avec lui. Louise résiste, persuadée que son départ blessera ses parents. L'amour sera plus fort. Louise découvre alors une vie remplie de bonheur et de liberté qu'elle ne soupçonnait pas. Un jour pourtant, elle acceptera de retourner chez ses parents, son père dépérissant depuis son départ...

L'Orchestre de l'Opéra National de Paris, dirigé par Patrick Davin, était excellent. L'interprétation, toute en finesse, m'a transporté. Les chanteurs n'étaient pas en reste. Mireille Delunsch (Louise) et Gregory Kunde (Julien) ont rivalisé de virtuosité. Mais ils se sont presque fait voler la vedette par les Choeurs de l'Opéra National de Paris, qui ont réussi à créer des passages extrêmement vivants. Le seul petit regret est que, étant au fond du premier balcon, le son étant moins enveloppant, moins chaud, qu'au second balcon et que la musique couvrait parfois les chanteurs.

Cet opéra vaut également pour ces décors et sa mise en scène. Du métro à une salle de bal, en passant par les toits de Paris (voir photo), aucun détail n'a été laissé au hasard dans ces superbes reproductions. Quant à la mise en scène de André Engel, elle fourmille de détails, tel la robe de Louise, qui passe du blanc au rouge après qu'elle se soit donnée à Julien, ou l'appartement des parents de Louise qui semble petit et fermé comparé aux toits ouverts sur le ciel.

Cet hymne à l'amour mérite le détour.

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