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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 00:00
lumiere-morte-michael-connelly.jpgL'inspecteur Harry Bosch a quitté la police. Il ne possède donc plus le badge qui lui ouvrait toutes les portes et lui permettait de poser toutes les questions. Et pourtant, il n'a pas lâché ses enquêtes.

Maintenant qu'il est "libre", Harry décide de se remettre sur l'affaire Angella Benton. Cette jeune femme, qui travaillait dans une boîte de production, a été assassinée quelques jours avant un hold-up mémorable et mortel qui a eu lieu sur le tournage où elle travaillait.
Pour le fin limier qu'il est, ces deux affaires sont liées. Cela se confirme quand un des flics qui travaillait sur l'enquête lui confie qu'une agent du FBI les avait contactés pour leur informer qu'elle avait repérer quelques choses au sujet des billets volés.

Dès le début, des menaces plus ou moins voilées lui ordonnent de cesser ces investigations. Et ces alertes ne viennent pas de truands, mais d'agences fédérales. Car dans les Etats-Unis post-11 septembre, rien ne doit interférer dans la lutte contre le terrorisme, surtout pas le meurtre d'une femme.

C'est mal connaître Harry Bosch, qui a juré de rendre justice à Angella.

*****

De Connelly, j'avais déjà lu La Blonde en béton. Cette histoire de serial-killer m'avait bien plue. Mais là, j'ai vraiment adoré.

L'histoire tout d'abord est pleine de fausses pistes et de rebondissements. Elle va emmener Harry Bosch dans des zones de ténèbres, que Connelly décrit à merveille. Il restitue vraiment une ambiance glauque, cachée par les paillettes d'Hollywood.
Il dénonce également l'Amérique traumatisée de l'après 11 septembre, qui autorise ses agences d'investigations à être au dessus des lois. Ce n'est plus la justice qui compte, mais la raison d'Etat.

Michael Connelly soigne aussi ses personnages, en créant des êtres pris entre leur devoir, leurs émotions et leurs envies. Derrière les apparences se cachent des hommes et des femmes blessés par la vie, par leur faute ou non.
Le plus humain d'entre eux reste certaiment Harry Bosch, qui dans ce volume cherche à rendre justice à une jeune femme que tout le monde à oublier, tout en cherchant les mots pour dire l'amour qu'il a encore pour son ex-épouse.

Un très bon Connelly, qui me donne envie de découvrir encore d'autres enquêtes d'Harry Bosch.

Plus d'info sur Pol'art Noir.

Lumière morte / Michael Connelly ; trad. de l'américain par Robert Pépin. - Seuil, 2003. - Collection Seuil Policiers.


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commentaires

Mo' la fée 21/03/2010 11:41


tu devrais essayer "Les égouts de Los Angeles", c'est le premier de la série des Harry Bosh et il est vraiment très bon je trouve


Reno 21/03/2010 20:11


@ Mo' : C'est noté ! Merci beaucoup pour l'info. C'est vrai que j'ai l'impression de tout lire dans le désordre, et ça m'énerve beaucoup !