Bon d'accord,
Jeux.fr n'a peut-être pas besoin de pub pour attirer du monde. Seulement voilà, j'en suis devenu accroc.
Je suis tombé dessus au travail. Non pas que je joue pendant mon boulot : je suis quelqu'un de plutôt sérieux. Mais tous les jeunes qui viennent à la bibliothèque s'y connectent sur les postes
publics.
Un jour, il y en a un qui jouait à
Crush the castle. Ca me semblait un peu violent pour son âge, alors j'ai voulu tester. Grave
erreur : j'ai été pris dans l'engrenage (j'ai d'ailleurs fini ce jeu, ah, ah, ah !

).
Et puis j'ai découvert les jeux dans la catégorie "Séries de 3". Et là, autant vous dire que mon temps de lecture en a pris un coup.
Pour voir si ça vous fait le même effet, je vous laisse essayer ce jeu là. Malgré son côté enfantin, prenez garde : vous risquez d'y prendre goût
Nous préparons avec
Cathe et
Laurent une formation pour les bibliothécaires
sur le Web 2.0. J'avoue que dans ce cadre, je n'étais pas très motivé pour parler des réseaux sociaux, me méfiant comme de la peste de ces sites
(je n'arrive pas à
me sortir de Copains d'avant qui m'a inscrit dans le réseau JDN sans que je le sache). Mais, disposant d'un peu de temps, de l'assistance de ma soeur et sous la pression d'amis,
j'ai tenté l'aventure
Facebook.
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un site Web de réseau social. Il s'agit de rencontrer des gens connus ou inconnus, en se rapprochant de ceux qui ont les mêmes intérêts que nous.
Ouvert à tous depuis 2006, il était à l'origine réservé aux étudiants d'Harvard, où il a été créé.
L'inscription est très simple : nom et prénom, adresse mail, mot de passe, sexe et anniversaire. Vous voilà maintenant introduit dans le monde de Facebook. Comment faire ensuite ? Tout d'abord,
vous entrez des informations personnelles : état-civil, centres d'intérêt, parcours professionnel. Vous pouvez alors consulter les profils des autres. Après, partez à la recherche d'amis. Soit
vous utilisez le moteur de recherche, soit vous naviguez à partir des informations fournies pour voir ceux qui ont les mêmes goûts que vous. Il y a également possibilité de s'inscrire dans des
groupes, d'entrer les évènements auxquels on va participer...

Résultat : j'ai une belle page avec
mon profil, une photo, une liste d'amis, un mur sur lequel peuvent écrire mes amis, des albums photos, mon parcours, mes centres d'intérêts, les groupes auxquels je me suis inscrit, les
articles de Blabla-bibli importés par flux RSS, et la liste de tout ce que j'ai fait sur mon profil ou chez mes amis.
Et après ? Eh bien je crois que c'est tout. Je me retrouve à discuter avec des gens que je croise régulièrement, n'ayant aucune intention de dévoiler à des inconnus des aspects de ma vie
personnelle. Je me suis inscrit à des groupes : "Je suis bibliothécaire et j'assume" (9 membres), "Je suis bibliothécaire mais on dirait pas" (256 membres), "Bibliothécaires Francophones du
Facebook" (301 membres, peut être le plus intéressant seulement il pointe vers des sites connus, tel le
Bulletin des Bibliothèques de France, un classique
dans le monde des bibliothécaires), "Je m'inscris à plein de groupes qui servent à rien et j'y vais jamais" (8384 membres). Ce dernier groupe sonne comme une prophétie. Le côté gain
d'informations est donc encore à creuser. Je vous tiens au courant dans les semaines qui viennent.
Ce qui m'inquiète plus est le côté "raconte-moi ta vie privée, je t'enverrai les pubs qui t'intéressent". En effet, avant jeudi, je n'avais jamais mis les pieds sur Facebook. Mais j'y étais
déjà connu ! Il y a quelques mois, des amis m'avaient envoyer des invitations pour les rejoindre, invitations auxquelles je n'avais pas répondues. Eh bien quelle ne fut pas ma surprise de
constater que mon adresse e-mail avait était conservée par Facebook (sans mon accord) mais qu'en plus le site avait conservé les noms des amis qui m'avaient invité. J'étais donc fiché avant
même mon inscription. J'ai également verrouillé mon compte au maximum : seuls mes amis peuvent voir mes informations. Les publicités qui m'arrivent ne semblent pourtant assez peu ciblées. Je
reçois des annonces pour trouver l'âme soeur alors que je suis en couple : cela veut-il dire que les bibliothécaires sont plutôt célibataires ? Wikipedia, dans son article sur Facebook, décrit
très bien les
dérives auxquelles on s'expose en participant à ce réseau social. Là encore, j'attends de voir dans les semaines qui viennent
ce qu'il en est.
En conclusion, cette première approche de Facebook ne m'a pas vraiment

convaincu.
Je suis resté sur ma faim côté information. Même si je trouve sympa le côté potache et discussion avec les amis, je trouve que l'on tourne assez vite en rond et que finalement on ne retire pas
grand chose. En revanche, pour ceux qui souhaitent se vendre et se faire connaître, c'est l'idéal. Il me faut cependant être objectif : ce ne sont que les premières constatations après
quelques jours d'essai. Je vais donc laisser courir mon profil Facebook, pour voir si l'avenir est plus prometteur. Et puis une fonctionnalité m'a intéressé : l'intégration de Blabla-Bibli !
Déjà une visite provient de Facebook
(et je crois que ce n'est pas moi :-) !). Facebook pour promouvoir son blog ? Affaire à suivre...
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