Films

Mardi 1 septembre 2009
On en a beaucoup parlé. J'ai vu des affiches dans toutes les gares où je suis passé (je connais par coeur ce que dit chacun des personnages : ça a constitué un jeu de retrouver les répliques dans le film). Alors je me suis décidé à aller le voir en VO.

Conclusion : c'est un très bon film comme Tarantino sait les faire.

L'histoire est très bien menée, malgré quelques baisses de rythme parfois. Les acteurs jouent très bien. Mention spéciale à Christoph Waltz, qui joue un méchant bien méchant, et à Brad Pitt qui m'a fait rire aux larmes avec son splendide accent italien.
Les scènes qui serrent le ventre (le premier chapitre prend vraiment aux tripes) succèdent aux scènes amusantes. Avec bien sûr des scènes d'une violence inouïe, comme toujours chez Tarantino.

Sauf que voilà, gros malaise en sortant de la salle. J'ai vraiment ressenti une grande gêne après avoir vu ce film. Après avoir réfléchi, je pense que cela vient du fait que la Seconde Guerre mondiale a été assez horrible pour qu'on réécrive par dessus une histoire comme celle-là.
Je me doute que cela fait un peu terre à terre. La violence des films de Tarantino ne m'a jamais dérangé : Pulp fiction et Kill Bill ont des très bons souvenirs cinématographiques. Mais là non, c'est trop pour moi.

Sinon, pour ceux qui hésitent, Ori a beaucoup aimé.
MAJ du 03/09/2009 : il y a aussi les avis positifs de Yaneck et de Yohan.
MAJ du 06/09/2009 : Ulaz se rapproche de mon avis.

La page Allociné et la bande-annonce (film interdit au moins de 12 ans) :



Inglorious Basterds / de Quentin Tarantino ; avec Brad Pitt, Christoph Waltz, Mélanie Laurent, Dian Kruger, Daniel Brühl..., 2009.
Par Reno
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Dimanche 31 mai 2009

millenium le film Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas encore l’histoire :

 

Mikael Blomkvist est journaliste pour le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il est obligé de se mettre au vert.

C’est alors que Henrik Vanger, dirigeant d’un grand groupe, lui fait une demande : résoudre la disparition de sa nièce Harriet, plus de quarante ans en arrière.

Mikael Blomkvist sera rejoint dans son enquête par Lisbeth Salander. La jeune femme de 24 ans est étrange (il faut dire qu’elle vit des choses terribles) mais d’une intelligence extraordinaire.

Ensemble, ils vont remonter dans le passé pas si clair de la famille Vanger.

 

*****

 

J’ai vu ce film avec un regard tout neuf, puisque je n’ai pas (encore) lu la trilogie Millenium. Et cette séance de cinéma a été pour moi très agréable.

 

Adapté au cinéma, Millenium est un bon film policier. L’intrigue est captivante et se tient bien. Par contre, âmes sensibles s’abstenir : certaines scènes sont d’une très grande violence.

 

Les personnages sont certes décalés mais attachants. Ils sont plongés dans le monde contemporain et utilisent les outils à leur disposition (Internet, webcams…).

Même si l’on croise beaucoup de personnes différents, ce sont Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander qui sont au centre du récit.

Ils sont très bien campés respectivement par Michael Nyqvist, très bien en baroudeur un peu blasé, et Noomi Rapace, qui a totalement intégré le personnage de Lisbeth.

 

A ce propos, l’actrice parlait de son travail sur France Inter il y a quelques jours. Dès qu’elle a su qu’elle devrait interpréter Lisbeth, elle s’est coupé les cheveux et s’est piercée, pour bien composer son personnage. Résultat : maintenant que le tournage est fini, personne ne la reconnaît ;-)

 

Par contre, je n’ai pas vraiment ressenti l’ambiance suédoise, en dehors des noms bien sûr.

Les paysages sont certes magnifiques, et l’ambiance sur cette île reliée à la terre par un seul pont très particulière.

Mais cela aurait aussi bien pu se passer dans n’importe quelle autre campagne isolée.

 

Malgré cela, ce film a été une très bonne surprise pour moi. Je pense que j’irai voir le deuxième volet s’il sort un jour, et j’ai rajouté les livres sur ma LAL.

 

La bande-annonce :

 

La bande-annonce de Millenium, le film
Par Reno
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Dimanche 24 mai 2009

metropolis Bien sûr, j'avais entendu parler de Fritz Lang. Bien sûr, je savais que c'était un génie du 7ème art. Bien sûr que je connaissais le film Metropolis (à ne pas confondre avec Monopolis : ça c'est dans Starmania ).

Mais bon, je ne savais pas que l'un était réalisé par l'autre et je n'avais vu aucun de ces films. Alors voilà, maintenant c'est réparé.

 

Dans la ville futuriste de Metropolis, le monde est coupé en deux : en bas, les ouvriers exploités, vivants dans une ville souterraine. De l'autre, les riches, les dominants. Et sur ce monde inégal règne Joh Fredersen.

Mais un jour, le fils de Fredersen, qui vit dans le luxe et l'insouciance, va rencontrer Maria. Tombé sous son charme, il va la suivre dans les bas-fonds et découvrir la vie terriblement dur des ouvriers.

Seulement Maria, par les idées qu'elle défend, fait de l'ombre à Joh Fredersen. Tout en ignorant que son fils l'a rejointe, il va construire un robot pour la mener à sa perte.

 

Tout simplement sublime. Le film est en noir et blanc et muet mais quelle réussite ! L'histoire est reste d'actualité et n'a rien à envier à certains scénarios modernes.

Les trucages sont géniaux : on se demande ce qu'aurait Fritz Lang avec les moyens d'aujourd'hui.

La musique souligne magistralement le déroulement de l'action et crée une ambiance à chaque instant.

Quant au jeu des acteurs, si leurs expressions sont caricaturales (ils n'avaient que ça pour s'exprimer), on ne se lasse pas de les regarder.

 

Un chef d'œuvre à voir, à revoir et à faire découvrir.

 

PS : Je n'ai pas eu le temps de regarder le DVD bonus, mais le reportage sur le film a l'air intéressant.

 

Metropolis / Réalisateur : Fritz Lang. - MK2 éditions, 2004. - 2 DVD. - 119 min.

Par Reno
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Dimanche 19 avril 2009
Jamal Malik a gagné 20 millions de roupies au jeu "Qui veut gagner des millions"...
A. Parce qu'il a triché
B. Parce que c'est un génie
C. Parce qu'il a de la chance
D. Parce que c'est écrit

Jamal Malik travaille dans un centre d'appel indien, où il sert le thé aux employés. Aussi, la surprise est grande quand, participant à la version indienne de "Qui veut gagner des millions", il arrive au niveau des 10 millions de roupies (oui, 10 000 000 !). Un "pouilleux" comme lui, issu des bidonvilles, ne peut qu'avoir triché.
Il est donc interrogé par la police (et par toujours par la manière douce). En racontant sa vie, il arrivera à expliquer comment, pour chaque question, il connaissait la réponse...

Je suis encore sous le charme de ce film extraordinaire de Danny Boyle. L'histoire est tirée du livre de Vikas Swarup Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire (Q & A en VO), dont vous pouvez trouver une analyse chez Sentinelle.
Dans ce film, se côtoient  beaucoup de violence (la scène de mutilation d'un enfant est particulièrement dure), de l'espoir, quelques pointes d'humour et un amour sans faille. Le résultat est un portrait de l'Inde contemporaine, pas forcément très flatteur.
Mais on ne peut résister à cette histoire émouvante. Le personnage central, celui de Jamal, est particulièrement touchant. Blessé durement par la vie dès son plus jeune âge, il reste fidèle à ses convictions et aux sentiments qu'il éprouve pour la belle Latika.

Danny Boyle est particulièrement doué pour rendre compte de la vie de Jamal à travers le récit qu'il fait à la police. Les nombreux flash-back sont donc tout à fait compréhensibles. On comprend très bien comment il a pu obtenir toutes les réponses, grâce aux épreuves qu'il a traversées.
Ce qui est peut-être déstabilisant, c'est la manière dont le film glisse de la dénonciation sociale au début à la presque comédie sentimentale à la fin. Je dois cependant avouer qu'après la dureté du début, je n'aurais pas supporter une autre fin.

L'ensemble est servi par un excellent casting. Jamal est interprété par l'acteur britannique d'origine indienne Dev Patel, qui arrive très bien à faire ressortir l'innocence et la détermination du personnage. La magnifique actrice Rubiana Ali (en photo ci-contre), qui joue le rôle de Latika, s'en sort remarquablement.

Et puis, élément que je remarque rarement, la bande originale est vraiment fantastique. Elle donne envie de se plonger dans la chanson indienne actuelle. J'ai personnellement un faible pour le thème de Latika, que vous trouverez ci-dessous. Pour les fans de Bollywood, la chorégraphie finale n'est pas oubliée



D'après l'article de Wikipédia sur Slumdog Millionaire, le film a été fortement récompensé, notamment par 8 Oscars.

S'il passe encore près de chez vous, n'hésitez pas !

L'avis (un peu moins enthousiaste) de Dasola.



Slumdog Millionnaire / réalisé par Danny Boyle. - 2009.


Par Reno
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Lundi 30 mars 2009
Au moment où la promotion pour les deuxièmes aventures d'Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, je me suis plongé dans ce premier opus.

Tirées de l'oeuvre de Jean Bruce, ces aventures mettent en scène un espion français, copie hexagonale conforme au fameux James Bond 007. Seulement, Hubert travaille pour René Coty (un président qui marquera l'histoire d'après lui).


OSS 117 est donc considéré comme un des meilleurs espions, intelligent, charmeur et combatif. A ce titre, il est envoyé en Egypte à la recherche de son confrère et ami Jack Jefferson qui a été retrouvé assassiné. Il prend donc la couverture de Lucien Bramart, associé de Jack à la SCEP (Société Cairote d'Elevage de Poulets). Aidé par la belle Larmina, il va mener son enquête. Mais le Caïre est un nid d'espions de tout bord. En cette année 1955, la situation est tendue : Nasser est à la tête du pays, le roi déchu Farouk veut récupérer son trône, le canal est toujours aux mains des anglais...

A la fois débile et hilarant ! Voilà comment je trouve ce film. C'est un drôle de mélange, mais ça passe très bien. Quand on commence cette histoire, on se demande dans quel remake loupé, dans quel film idiot on est tombé. Et puis, petit à petit, le second degré et la mise en scène faussement datée jouent leur rôle et on se surprend à être mort de rire devant les répliques sans queue ni tête d'OSS 117.

Parlons justement d'Hubert Bonisseur de la Bath, ce crétin-savant. Il est un personnage à la fois bon combattant, intelligent, fidèle à la France, enfantin, idiot, raciste, inculte. Cet espion qui cumule tous les clichés est interprété de manière truculente et irrésistible par Jean Dujardin, idéal pour ce rôle. Il enchaîne sourires "Email diamant" et balourdises les plus crasses, pour notre plus grand plaisir.

Mais Jean Dujardin n'est pas le seul acteur à bien joué : tous les autres sont aussi très convaincants, de la charmante Bérénice Bejo, en Egyptienne blessée par la mort de son père, à la belle Aure Atika, en femme fatale nièce du roi Farouk.

Michel Hazanavicius nous offre donc un film certes déconcertant mais plein d'humour. Il a remarquablement travaillé la mise en scène, sa manière de filmer nous replongeant dans les années 1950. Ce retour dans la France d'hier, avec son idéologie de l'époque, est drôle et plaisant à découvrir avec notre regard d'aujourd'hui.

Un petit extrait, où OSS 117 est censé rester discret :



OSS 117 : Le Caïre nid d'espions / réal. Michel Hazanavicius ; avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika... - 2006.
Par Reno
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Vendredi 30 janvier 2009

Il y a maintenant 8 ans qu'Alex a perdu Margot, sa femme, assassinée alors qu'ils étaient ensembles dans la forêt de Rambouillet. 8 ans qu'Alex survit plus qu'il ne vit.
Jusqu'au jour où un e-mail lui parvient : le message lui permet de découvrir les images d'une webcam située dans une rue inconnue. Alex croit devenir fou quand, au milieu de la foule, il reconnaît le visage de Margot...

D'après la jacquette, ce film a été recompensé par 4 César. Je pense que c'est largement mérité.
Tiré du roman éponyme de Harlan Coben, Guillaume Canet nous offre une histoire bien rythmée, pleine de suspens et de rebondissements.
Tous les acteurs sont excellents. Il faut dire qu'il s'agit d'un casting de rêve : outre les rôles principaux vus plus haut, on croise également Kristin Scott Thomas, François Berléand, Nathalie Baye, Jean Rochefort, Marina Hands et Guillaume Canet (qui ne se réserve pas le personnage le plus sympathique).

Un excellent film, à conseiller à tout le monde.

L'avis de Géraldine sur le livre.

La bande-annonce :



Ne le dis à personne / réalisé par Guillaume Canet ; avec François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussollier... - EuropaCorp Diffusion, 2007.
Par Reno
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Jeudi 18 septembre 2008
Elephant / Gus Van Sant. - MK2, 2004.

Dans un lycée américain, des jeunes se croisent, se parlent, se disputent, s'aiment. On les suit, on apprend à les connaître. Que du banal dans ce lieu de vie, constitué de longs couloirs parfois vides, parfois remplis. Quand arrive le drame : deux adolescents arrivent armés et tuent tous ceux qu'ils croisent.

Proche d'un film éponyme d'Alan Clarke, inspiré du massacre de Columbine aux USA, Gus Van Sant a réalisé un film qui ne peut laisser indifférent. En effet, ce film est basé sur une réalité terriblement violente et pourtant, il n'explique rien. Ce n'est pas le pourquoi qui intéresse Gus Van Sant mais le comment, laissant le spectateur désarmé. La tension monte progressivement car nous savons ce qui va se passer mais tout semble si normal que quand la violence surgit, elle nous agresse et nous effraie. La construction de l'oeuvre est également très intéressante, avec ses longs plans séquences où l'on suit un personnage à travers le lycée, nous le montrant comme un lieu de vie et d'échanges. Ce film laisse un goût de peur, d'injustice et d'interrogation.

La bande-annonce :

Par Reno
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Jeudi 4 septembre 2008
Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street / Tim Burton ; avec Johnny Depp, Helena Bonham-Carter.... 2007.

Sweeney Todd était un barbier heureux, amoureux de sa femme et fière de sa fille. Mais un méchant juge, pour lui dérober l'une et l'autre, l'a fait condamné au bagne. Quand il revient 15 ans plus tard, c'est pour découvrir que sa femme n'est plus là et que sa fille a été recueillie par le juge à l'origine de sa disgrâce. Ivre de vengeance, il sera accompagné sur le chemin de la violence par Mrs. Lovett, étrange et amoureuse cuisinère de tourtes...

Comme toujours dans ses films, Tim Burton a su créer une atmosphère particulière. Son Londres du XIXème siècle est particulièrement sombre et crasseux. Spécificité : il s'agit bien d'une comédie musicale où les protagonistes chantent les trois quarts du temps. Nuançons cependant : certains passages font penser aux nursery rhimes, ces comptines anglaises très prisées des enfants. Suaf que là, les paroles sont un peu plus violentes et crues ("There's a hole in the world like a great black pit / And it's filled with people who are filled with shit / And the vermin of the world inhabit it"). On s'y fait bien. Par contre, je n'ai pas trouvé la magie qui existe d'habitude dans les films de Burton. Peut-être est-ce dû à la forte présence d'hémoglobine ? Le sang gicle en effet tellement que s'en devient risible. Où bien peut-être est-ce dû à cette histoire que je trouve inaboutie ? J'attends vos avis.

La bande-annonce :

Par Reno
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