Albums jeunesse

Samedi 19 septembre 2009

phare des sirenes rascal lejonc

 

Ange est le gardien du Phare des Sirènes. Il est aussi une gueule cassée de la Première Guerre mondiale.

 

Il nous raconte son enfance, avec son oncle Yann. Puis, après que celui-ci ait disparu en mer, il a rencontré Swidja, une sirène. Cette dernière s'étant échouée sur la plage, Ange l'a amené chez lui et l'a soignée.

 

Une véritable histoire d'amour est née entre Ange qui porte si bien son nom et Swidja la belle sirène (dont le nom signifie Trésor dans sa langue). Swidja sera toujours près de lui et l'emmènera découvrir son monde.

 

Mais la folie des hommes mettra fin à ce rêve : la guerre éclate et Ange est recruté de force. Séparé de sa bien-aimée, il l'attend encore aujourd'hui, dans son phare hic sunt sirenae, là où se trouvent les sirènes...

 

*****

 

Rascal a écrit un texte court, mais très beau et très poétique.

 

Toutes ses qualités sont mis en exergue par les splendides illustrations de Régis Lejonc. Celles-ci sont pleine page.

Régis Lejonc a utilisé des pastels secs pour les réaliser. Il a joué avec les cadrages et les couleurs pour mettre en avant certains évènements du récit.

 

Mais ses illustrations disent beaucoup plus que le texte, ce qui enrichit considérablement ce magnifique ouvrage.

 

Le Phare des Sirènes / Rascal ; ill. Régis Lejonc. - Didier jeunesse, 2007.

Par Reno
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Samedi 20 décembre 2008

Depuis des années, le chien vit à la chaîne. Comme il n'est pas bon chasseur, le maître le laisse à l'attache. Le temps s'écoule : le chien ne sait plus la liberté.
Quelqu'un pourtant viendra le libérer...

Valérie Dayre et Sara sont deux artistes que j'admire beaucoup. La première pour la finesse et la sensibilité de son écriture. La deuxième pour la beauté ses illustrations en papier déchiré. Quand elles unissent leur talent, on obtient ce magnifique album.
Le texte de Valérie Dayre est très poétique et raconte de manière splendide la vie de ce chien privé de liberté.
Sara, elle, a créé des illustrations en double-page, alternant grand a-plat de couleur et portrait touchant du chien.

La fin, très dure et ouverte, le destine aux plus grands (et même aux très grands). Mais le geste fatal apparaît comme un acte de courage et l'ultime phrase permet de faire naître un nouvel espoir.

Les deux artistes ont eu la gentillesse de me dédicacer leur oeuvre au salon du Livre de Montreuil en 2007 :



Par Reno
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