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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 07:00

premiere-fois-scripto.gifLa première fois est un recueil de 8 nouvelles, regroupées par Keith Gray. Le thème qui les réunit est, comme le montre sans ambiguïté la couverture, la première fois sexuelle.

 

Keith Gray ouvre le bal avec But. Dans cette histoire, le meilleur joueur de foot de l'équipe doit passer la nuit seule avec sa copine. Mais c'est aussi la veille d'un grand match. Leur entraîneur leur demande donc une abstinence totale. Entre le match d'une vie et sa première fois, quelle option choisir ?

 

Le second récit est intitulé Majorité sexuelle est écrit par Jenny Valentine. Il relate un repas de famille hilarant, où la doyenne de 73 ans commence à parler de sexe et de ses expériences. Si les parents sont médusés, les adolescents sont plutôt curieux de tout savoir.

 

Entrée en matière est la nouvelle de Melvin Burgess. Un jeune garçon va se faire passer pour plus âgé pour coucher avec une fille populaire. Mais quand la vérité éclatera, il portera ce fardeau pendant très longtemps.

 

Patrick Ness continue avec Ça se passe autrement pour les garçons. Difficile d'en dire trop sans gâcher le suspens de cette histoire parlant d'homosexualité masculine. On peut juste dire qu'il s'agit de l'histoire de Ant, un ado cherchant à assumer son homosexualité et son premier amour.

 

Charlotte de Mary Hooper est un récit plus historique. Il raconte jusqu'où sera obligée d'aller Charlotte, jeune adolescente orpheline devant élever seule ses deux frères.

 

Sophie McKenzie nous livre C'est comme ça. Dans cette histoire, deux regards s'opposent. Celui du garçon obsédés par le sexe et celui de la jeune fille qui veut lui faire plaisir. Mais dans le fond, aucun n'a les bonnes motivations.

 

La serviette blanche de Bali Rai nous transporte en Inde. Ce récit nous rappelle que dans certaine culture la virginité d'une jeune fille est un bien précieux et que les rumeurs peuvent provoquer de grands malheurs.

 

Enfin Faire l'amour ou le trouver d'Anne Fine clôture en beauté le recueil. Avec beaucoup d'humour, elle oppose le regard d'une enseignante sur la sexualité, sur ce qu'elle a vécu et qui y repense à l'occasion d'un cours d'éducation sexuelle. Elle mesure alors le fossé qui la sépare de la nouvelle génération.

 

*****

 

Ce recueil est vraiment un excellent livre. La difficulté quand plusieurs récits se côtoient est que le niveau est parfois inégal. Ce n'est heureusement pas le cas ici. Chaque auteur livre une histoire originale, qui trouve sa place par rapport aux autres et offre un regard original sur la sexualité des jeunes.

 

A vrai dire, j'ai adoré toutes les histoires, leur trouvant à chaque de bonnes qualités. Là où j'apprécie moins, c'est plutôt le point de vue de certains auteurs sur la première fois.

Par exemple, je n'aime pas la vision de Melvin Burgess. Comme dans son roman Une idée fixe, je trouve qu'il décrit une sexualité plutôt dure, qui entraîne de nombreux soucis par rapport aux autres. Après, ce n'est qu'un point de vue personnel, et il a certainement raison par certains côtés.

 

Ce recueil est également très intéressant de permettre de découvrir comment la sexualité était vécue autrefois ou est toujours vécue dans d'autres pays. Cela permet de prendre conscience que dans les pays occidentaux, les jeunes jouissent aujourd'hui d'une grande liberté. Se pose alors d'autres soucis, comme la question de la pression sociale ou de l'envie de sauter le pas.

 

Sur mon podium, je mets d'abord Ça se passe autrement pour le garçons de Patrick Ness, pour son réalisme, son optimisme et son humour. Puis Majorité sexuelle de Jenny Valentine, pour son humour et sa pédagogie tout en finesse. Enfin La serviette blanche de Bali Rai pour son côté poignant.

Mais je le répète, toutes les nouvelles sont excellentes.

 

Ce recueil est donc à mettre dans toutes les mains, et pas seulement dans celles des ados. Une lecture inter-générationnelle pourrait même être l'occasion d'une discussion.

 

*****

 

Premières phrases :

"Ça faisait mal."

"C'est Dora qui a commencé."

"C'était un jeudi soir au Rio."

"Bon, si jeu veux être honnête dès le début, voilà à peu près tout ce que j'ai fait (ce n'est pas si terrible que ça en a l'air)."

"Lorsque la mère de Charlotte mourut, il n'y avait pas d'argent pour l'enterrer, aussi son corps resta-t-il là où elle avait rendu son dernier soupir, dans un coin de la petite pièce où ils vivaient, ruelle St Giles."

"Maman et papa se disputaient en bas."

"Maisie a eu l'air de me prendre pour une folle."

"Maintenant que la récré est finie, j'ai les Troisième B pour l'EPDPS."

 

La première fois. Nouvelles traduites de l'anglais par Laetitia Devaux et Emmanuelle Casse-Castric. Gallimard jeunesse, 2011. Collection Scripto.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 07:00

ete-arpents-wildsmith.gifJohn, 12 ans, est ravi. Sa famille quitte la ville pour s'installer à la campagne. Avec ses parents, son grand frère et ses deux petites soeurs, ils rejoignent une ancienne ferme et le grand terrain qui l'entoure, les Arpents. Son père compte l'exploiter pour vivre.

 

Pour le jeune garçon, aucun regret. Il est au contraire ravi de retrouver la nature et surtout de la liberté offerte par ce terrain gigantesque. Toute la journée, il l'explore seul ou avec ses frères et soeurs. Il est notamment attiré par une vieille cabane, première maison construite sur le terrain il y a plus d'un siècle.

 

Il y est d'ailleurs exilé avec son grand frère David et sa soeur Paula, le temps que leur père réalise les travaux dans leurs futures chambres. Les enfants sont enchantés à cette perspective et en profitent largement.

 

Cependant, petit à petit, des éléments leur posent question. Cette maison abandonnée n'est-elle pas trop propre alors que personne n'y vit depuis des années ? A qui appartiennent les traces de pas trouvées dans les bois ? Qui joue du tambour la nuit ? La fratrie se doute que quelqu'un d'autre vit aux Arpents. Mais faut-il en parler aux parents, avec le risque de passer l'été enfermé ?

 

*****

 

Edité pour la première fois en 1975, ce roman d'Alan Wildsmith n'a pas pris une ride et apporte une bouffée d'air frais. Réédité régulièrement, il est assez attrayant dans cette nouvelle présentation. Mon seul regret est qu'il n'est pas accompagné des deux autres volumes de la série, Un hiver aux Arpents et Les Arpents sur le sentier de la guerre, que je lirais avec plaisir.

 

Toute simple qu'elle soit, l'histoire est un véritable hymne à la nature, à la liberté de l'enfance et à la tolérance. Aux Arpents, les enfants sont libres d'aller où ils veulent, quand ils le veulent, dans cette région boisée et gigantesque. Leurs parents leur font entièrement confiance et ne cherchent pas à les surprotéger. Ils sont quand même présents et sont les premières personnes vers lesquelles se tournent les enfants en cas de soucis.

Les messages de tolérance portent sur le caractère de chacun. Tout le monde est différent, ce qui n'empêche pas de se respecter. Il y aussi une description des conditions de vie des Indiens (le livre date de 1975, mais je ne pense que la situation ait beaucoup évoluée) et qui les dénonce. John, David et Paula en prennent conscience car on leur a jamais expliqué la situation.

 

J'ai ressenti beaucoup de plaisirà la lecture de ce récit relaté par le regard John. Plein d'humour et d'entrain, il sait faire monter le suspens petit à petit jusqu'à ce que l'on connaisse la vérité. Plusieurs rebondissements sont là pour maintenir l'attention jusqu'au dénouement final.

L'auteur est aussi un formidable portraitiste, qui sait rendre ses personnages attachants et les dotent d'une véritable personnalité. Il sait aussi les rendre plus inquiétants quand c'est nécessaire.

 

Un été aux Arpents est donc pour moi un formidable roman jeunesse, une petite merveille qui a gardé le goût de l'enfance et de la liberté.

 

PS : Après avoir vérifié, un arpent est une "ancienne mesure agraire qui valait 20 à 50 acres". Ceci explique le titre original Summer at Forty-five Acres.

 

*****

 

A partir de 9 ans.

 

Première phrase : "Je m'appelle Peter John."

 

Un été aux Arpents / Alan Wildsmith, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne-Marie Chapouton. - Castor Poche-Flammarion, 2011. - Collection Castor Poche roman.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 07:00

petite-peste-jo-witek.jpgJessie est une jeune fille qui ne cache pas ce qu'elle pense. Et souvent, cela ne plaît pas aux gens de recevoir la vérité en pleine figure.

 

Vivant dans une ville au bord de la mer, elle crée cet été Le Club des Cabossés, qui n'accueille que ceux que la vie n'épargne pas. Il y a au départ Manu le bègue, Arthur le moche et une quatrième recrue un peu plus tard.

 

Ensemble, sous les ordres de Jessie, ils vont faire les 400 coups (enfin un peu moins). En se serrant les coudes, ils vont arriver à se dépasser et à être un peu moins "cabossés".

 

Mais finalement, celle qui a la carapace la plus dure, c'est bien Jessie...

 

*****

 

Oskar jeunesse, l'éditeur jeunesse qui monte en ce moment (enfin qui publie surtout),  a revu ses couvertures. Mon regard a été attiré par celle-ci, que je trouve plutôt sympathique.

 

Il n'est pas facile je trouve d'écrire sur des vraies pestes sans tomber dans la méchanceté pure et simple (j'ai d'ailleurs un souvenir récent en tête). Jo Witek évite cet écueil. Les sorties de Jessie sont amusantes et, quand elle dépasse les limites, elle est vite corrigée par ses amis du Club. Jessie est donc vraiment une fille attachante, qui cache sous ses airs de dure à cuire un coeur d'or.

 

L'idée du Club des Cabossés est aussi bonne. En effet, c'est souvent pendant les vacances à la plage que chacun se sent plus complexés. Les réunir pour les intégrer à un groupe est une bonne idée. Cela les poussera à s'intéresser aux autres et à prendre confiance en eux pour dépasser ce que les handicape.

 

Le livre est constitué de petites scénettes qui s'enchaînent bien les unes aux autres. Et le dernier épisode est touchant.

 

Petite peste ! est donc une agréable surprise, qui fait rire tout en sachant garder une touche d'émotion.

 

*****

 

A partir de 9 ans.

 

Première phrase : "Qui croise Jessie sur son passage a deux options."

 

D'autres avis : Laurence, Mirabilia, Sophie Pilaire, Bookfalo Kill

 

Petite peste ! / Jo Witek. - Oskar jeunesse, 2011. - Collection Société.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 07:00

Bonjour tout le monde,

 

J'espère que vous allez bien et que les vacances ont été (ou sont encore) bonnes.

 

Après un long silence, je vais essayer de redémarrer Blablabibli en douceur.

 

Cet endormissement a été contraint par les concours de bibliothécaire (d'Etat ici (OK), de territorial (pas OK)). Mais il y a eu aussi des évènements plus sympas.

 

Notamment un voyage dans l'ouest des Etats-Unis, dont voici quelques photos :

 

 

 

 

Le premier article est prévu pour dans quelques jours. Je vais essayer de tenir le rythme, malgré les changements professionnels qui s'annoncent. Je vous expliquerai tout ça dans un prochain message.

 

D'ici là, portez-vous bien et @ bientôt !

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 17:05

fort-comme-ulysse-sylvaine-jaoui.jpgA 12 ans, Eliott est atteint depuis 4 ans de rétinite pigmentaire. Cela veut dire qu'il perd progressivement la vue et qu'il sera aveugle un jour

 

La vie n'est donc pas facile pour lui, d'autant que ses parents ont été affectés par sa maladie et réagissent chacun à sa façon. Son père est perpétuellement présent auprès de lui, inventant des machines pour compenser son handicap. Sa mère s'est elle laisser envahir par l'angoisse et le stress, perdant ainsi sa joie de vivre et oubliant les fêtes et les suprises qu'elle organisait pour la plus grande joie d'Eliott.

 

Au collège, la situation pourrait aller mieux. Nathan, son meilleur copain, est toujours présent pour lui. Mais suivre les notes au tableau et faire ses devoirs devient compliqué.

Alors qu'ils sont en train d'étudier l'Odyssée d'Homère, son père tarde à lui envoyer la version adaptée à sa vision. Il est donc obligé de se rendre au CDI entre midi et deux heures, juste avant le cours de français, pour lire le texte. Malgré la taille 48 des caractères, c'est un travail fastidieux pour lui. La documentaliste, Mme Stabat, saura alors trouver le moyen de l'aider sans le vexer. Il lui en sera reconnaissant, devinant chez elle une grande tristesse...

 

A côté de ses problèmes, Eliott vit aussi ses problèmes d'adolescent. Comment par exemple se rapprocher de la belle Espérance, qui l'attire par sa discrétion.

 

*****

 

Les occasions de lire un livre de Sylvaine Jaoui ont été rares pour moi. Mais à chaque fois, j'ai le plaisir de lire une histoire intéressante, bien ancrée dans la réalité quotidienne. Fort comme Ulysse ne fait pas exception.

 

La maladie d'un enfant n'est pas un sujet évident. Il est certain que l'on souhaite souvent éviter de parler de ces soucis, pour les protéger eux ou nous. Pourtant, la maladie et le handicap n'épargnent personne. Il est donc important que la littérature jeunesse traite de ces sujets.

Le livre de Sylvaine Jaoui est d'autant plus réussi qu'à mon avis elle ne cache pas les difficultés pour l'enfant et pour son entourage. La manière de réagir de ses parents, différentes, montre qu'on ne réagit pas tous pareil devant la maladie. Chacun a sa façon de montrer son angoisse, bien souvent en surprotégeant. Pourtant, il faut accepter la situation et avance malgré les difficultés.

C'est ce que fait Eliott, qui cherche son équilibre entre indépendance et besoin de soutien. C'est un personnage courageux, inspiré par Ulysse dont il découvre et admire les exploits. Il tire de ce texte antique des leçons de vie qui lui servent dans son quotidien.

 

Malgré cela, Sylvaine Jaoui arrive à garder un ton optimiste, loin de tout pathos ou catastrophisme. Elle montre aussi que le monde n'est pas rose, entre famille recomposée, passé douloureux et racisme. Pourtant, tous ses personnages acceptent la situation, cherchant toujours à voir le meilleur côté de la vie.

 

Fort comme Ulysse est donc un roman très sympathique, offrant une bouffée d'espoir malgré un sujet difficile. Il est très agréablement accompagné des (un peu trop petites à mon goût) illustrations de Sybille Delacroix.

 

A conseiller dès 10 ans.

 

Fort comme Ulysse / Sylvaine Jaoui ; illustrations de Sibylle Delacroix. - Casterman, 2011. Collection Casterman Junior, C'est la vie.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 18:50

Le 25 mai 2011 a eu lieu le concours de bibliothécaire territorial, internet et externe. Ce n'était d'ailleurs pas le seul, puisque les concours d'assistant (si, si, il y en avait un), d'assistant qualifié et de conservateur. Cette situation a d'ailleurs été dénoncée par l'ABF. Je suis moi-même très sceptique sur cette organisation le même jour, car je crois que les effets seront contre-productifs. A vérifier lors de la parution des statistiques. Bref, revenons aux épreuves.

 

Pour le concours interne, elles sont au nombre de deux : la note de synthèse et l'étude de cas.

 

La note de synthèse

 

Intitulé de l'épreuve :

 

Note de synthèse établie à partir d'un dossier portant, au choix du candidat, soit sur les lettres et les sciences humaines et sociales, soit sur les sciences exactes et naturelles et les techniques, soit sur les sciences juridiques, politiques ou économiques (durée : trois heures ; coefficient 2).

 

 

Le sujet :

 

Vous être bibliothécaire territorial dans la ville de X. Le directeur de votre médiathèque vous demande de rédiger à son attention, exclusivement à l'aide des documents joints, une note de synthèse sur la littérature jeunesse aujourd'hui et son influence sur la lecture.

 

  • Document 1 : "Etes-vous pour une jeunesse sans littérature ?" - lemonde.fr - 07/04/2010 - 1 page.
  • Document 2 : "La littérature, un art nouveau à l'école" - BBF, t. 49, n°1 - 2004 - 3 pages.
  • Document 3 : "Comment donner le goût de lire à nos enfants ?" - suite101.fr - 01/02/2010 - 2 pages.
  • Document 4 : ""Les jeunes lisent" ou le prototype de l'escroquerie intellectuelle" - Blog du Figaro - 02/12/2010 - 2 pages.
  • Document 5 : "Le livre protège de la vérité qui tue" - Le Monde - 03/12/2010 - 3 pages.
  • Document 6 : "La littérature jeunesse doit-elle entrer dans les salles de classe ?" - Cahiers pédagogiques - 07/04/2008 - 3 pages.
  • Document 7 : "La littérature jeunesse a bien changé" - La Croix - 25/11/2009 - 2 pages.
  • Document 8 : "Littérature jeunesse : la bibliothèque idéale" - Cyberpresse.ca - 21/09/2008 - 3 pages.
  • Document 9 : "Lisez jeunesse !" - lexpress.fr - 24/11/2010 - 1 page.
  • Document 10 : "Comment notre cerveau s'adapte-t-il au net ?" - telerama.fr - 23/07/2009 - 3 pages.
  • Document 11 : "Les jeunes lisent, mais pas comme avant" - Journal du CNRS - 24/11/2010 - 2 pages.

 

Le dossier comportait 26 pages, dont le sommaire.

 

Impressions :

 

Nouveauté par rapport aux anciennes notes : l'apparition d'une commande, qui entraînait la rédaction d'un timbre en début de copie. C'est la première fois que je vois ça dans une note de synthèse pour le concours de bibliothécaire. En même temps, la note de cadrage le mentionnait. Il ne fallait donc pas être surpris.

 

Les textes en eux-mêmes étaient simples et compréhensibles. Le dossier était même légèrement plus court que d'habitude, avec 25 pages de texte, contre 30 parfois.

 

Par contre, j'ai buté sur la deuxième partie du sujet. L'influence de la littérature jeunesse sur la lecture ne m'a pas sauté aux yeux dans les articles. J'ai donc dû louper quelques éléments importants.

 

Enfin, le plus dur était de rester neutre et de prendre en compte le point de vue de certains textes. Je pense notamment aux documents 4 et 9, ce dernier étant le texte de François Busnel et son idée que littérature jeunesse = invention marketing (à ce sujet, je vous invite à lire la réponse d'Alain Serres à cet article, par exemple sur le blog de La luciole masquée).

 

Facile et difficile à la fois donc.

 

 

L'étude de cas

 

Intitulé de l'épreuve :

 

Une étude de cas portant sur :
a) Pour la spécialité bibliothèques : les aspects de la gestion d'une bibliothèque ;
b) Pour la spécialité documentation : les aspects de la gestion d'un centre de documentation ou d'un réseau documentaire.
(durée : quatre heures ; coefficient 3).

 

Le sujet :

 

Un peu long à recopier, du coup je passe en mode image. En gros, il s'agissait de mettre en place une offre dans le domaine du soutien à la formation. Cliquez dessus pour la voir en plu grand.

 

ECbib2011ECbib2011 001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les impressions :

 

Eh bien, l'épreuve correspondait à ce qui était attendu : une véritable mise en situation professionnelle, avec une commande précise et des contraintes. Parmi celles-ci, faire des propositions à budget constant et des ressources humaines faibles.

 

Cependant, en préparation, les dossiers contenaient quelques articles donnant des pistes ou des idées pour la mise en place d'actions. Ici, rien de tout cela. Il fallait donc compter uniquement sur ses connaissances du domaines et en s'appuyant sur son expérience, en l'adaptant au contexte.

 

J'ai donc eu l'impression de travailler sur un cas assez balisé, mais dans un cadre contraignant.

 

 

Les résultats seront publiés le 8 juillet 2011. En attendant, bon courage à tous !

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 11:08

malediction-sang.gifDepuis un an, Ellen est atteinte d'une drôle de maladie : elle est toujours fatiguée et affaiblie et les médecins ne savent pas pourquoi. En repos forcé chez sa grand-mère, elle va trouver au grenier des vieux journaux. Il s'agit de ceux tenus en 1878 par son arrière-arrière-grand-mère Ellen Laidlaw. Elle fut une des femmes médecins les plus connues pour ses travaux sur le sang.

 

Or, quand la Ellen d'aujourd'hui lit ses carnets écrits au XIXème siècle par une fille de son âge, elle fait une découverte bizarre. Le père de son aïeule soignait un vampire et celui-ci avait des vues sur la jeune fille. Ellen comprend tout de suite de quoi il en retourne, mais pas son arrière-arrière-grand-mère, car à cette époque, le livre de Bram Stocker n'était pas encore paru.

 

Aidée par Andy, un ami d'enfance (et même un peu plus maintenant), Ellen va retracer l'histoire de son aïeule et tenter de comprendre comment le mal dont elle souffre aujourd'hui pourrait être lié à ce passé familial

 

*****

 

Celia Rees est l'auteure de l'inoubliable Journal d'une sorcière et du complexe Testament de Stone. Elle se lance ici dans une veine qui est très à la mode : les histoires de vampires.

 

Et celui de Celia Rees, le comte Fransz Szekelys, est dans une lignée classique : terre consacrée, amateur de sang, pas de reflet dans le miroir... Il n'en reste pas moins que le récit est plutôt prenant. D'abord, le rapport passé/présent où l'on sait très bien que la Ellen du XIXème siècle est face à un vampire alors qu'elle l'ignore. Ensuite dans la troisième partie qui devient plus une course-poursuite.

 

Certains passages sont très bons et les ambiances sont bien décrites. Il est certain que je n'aimerais pas croiser le comte dans une rue sombre du Londres du XIXème siècle. A un moment, j'ai même pensé à Jack l'Eventreur. Autant vous dire qu'on s'y croit.

 

Pourtant, certains petits détails m'ont dérangé, notamment la grande facilité avec laquelle les personnages affrontent les épreuves. Ce qui est d'abord décrit comme insurmontable se trouve résolu avec une facilité déconcertante. La corde est un peu grosse parfois.

 

Malédiction du sang est donc un livre intéressant, avec des passages excellents, mais est loin d'être mon roman préféré de Celia Rees.

 

Les avis de Sophie Pilaire et de Mina.

 

Malédiction du sang / Celia Rees ; trad. de l'anglais par Anne-Judith Descombay. - Seuil, 2011.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:41

jules01.gifJules est un garçon tout à fait normal. Sauf que son petit frère frise l'hystérie permanente, son père un crétin trop sûr de lui et sa mère complètement transparente. Aussi, quand les professeurs Zemenski et Gredulin de l'Agence Spatiale Mondiale viennent lui annoncer qu'il a été sélectionné pour un voyage dans l'espace, il n'hésite pas. Il va donc être une des rares personnes à tester un nouveau type de vaisseau permettant de voyager à la vitesse de la lumière.

 

Ce qu'il ignore (et il ne peut guère compter sur ses parents pour l'aider), c'est que le professeur Gredulin a truqué les résultats, car il poursuit des buts peu avouables. Jules se retrouve donc embarqué dans une drôle d'aventure avec Janet, une fille de son âge, les physiciens déjantés Kovac et Bennet, la belle exobiologiste Van Houten et le colonel Tanaka, clone agaçant du capitaine Flam. Il va comprendre petit à petit que Gredulin ne lui a pas transmis toutes les informations. La principale étant le fait que les huit semaines de voyage dans l'espace paraîtront en fait beaucoup plus longues à ceux rester sur terre...

 

*****

C'est en lisant l'article de Mo' sur Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill que j'ai eu envie de me replonger dans cette série d'Emile Bravo. C'est un collègue qui me l'avait fait découvrir, en la présentant comme une BD scientifique.

Bon, c'est vrai que les aventures de Jules reposent toujours sur une réalité scientifique, mais il n'y a pas de quoi s'alarmer : on n'est pas obligé d'avoir fait un doctorat pour comprendre. Ce sont plutôt des histoires pour s'amuser !

 

Car d'abord, il y a le trait d'Emile Bravo. Reconnaissable, il s'inspire clairement de la ligne claire. L'ensemble est très moderne, bien ancré dans notre époque. Et ce que j'adore par dessus tout, ce sont les expressions des personnages. Les émotions ressortent très bien. Je me marre à chaque fois que les personnages ont des yeux ronds, car toutes ce qu'ils ressentent s'expriment très clairement.

 

Et puis il y a l'histoire. Terriblement drôle, très surprenante et décalée, elle peut plaire à tout âge (elle est d'abord paru dans Okapi si j'ai bien compris). Car Emile Bravo manie très bien l'humour à deux niveaux. Et franchement, les dialogues sont savoureux, plein de rebondissements et de malice. Alors couplés aux images, c'est irrésistible.

 

Rien à reprocher à cette succulent BD, qui peut vraiment se lire en famille !

 

Le blog non-officiel d'Emile Bravo.

 

Une épatante aventure de Jules, 01 : L'imparfait du futur / Emile Bravo. - Dargaud, 2006.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 15:05

Bonjour tout le monde,

 

Après un long silence (expliqué par le titre du billet ), voici venu le temps de réactiver Blabla Bibli !

 

Et pour ce réveil, quoi de mieux qu'un retour sur les oraux du concours interne de bibliothécaire d'Etat. Pour un témoignage sur les oraux du concours externe, vous pouvez consulter le blog de Vingt-sept point sept. Et pour les écrits, le sujet de l'étude de cas interne, c'est par là.

 

Et avant de commencer, félicitations à tous les candidats reçus !

 

Pour le concours interne, il y a deux épreuves orales :  un entretien de culture général et un entretien de motivation professionnelle.

 

 

EPREUVE 1 : L'ENTRETIEN DE CULTURE GENERALE

 

Le jury était composé de trois personnes : 2 conservateurs et 1 bibliothécaire.

 

Le texte tiré au sort est un article tiré du Monde des Livres du 3 février 2011. Il s'agissait d'un article de Michel Contat sur Serge Doubrovsky, le père de l'autofiction.

 

Après une vague de sueur froide, j'ai réussi à réaliser un commentaire en 3 parties :

 

1) Définition de l'autofiction : entre roman et autobiographie : une chance, la définition était dans l'article. Cette première partie est très descriptive et basée uniquement sur des éléments du texte ;

 

2) Les problèmes posés par l'autofiction : l'intérêt (je me suis souvenu de la critique du dernier livre de Doubrovsky dans Le Masque et la Plume), les personnages réels cités dans le texte (affaire PPDA et affaire Christine Angot) et la question de la vérité (affaire Camille Laurens / Marie Darrieussecq)

 

3) L'autofiction a-t-elle un intérêt ? : A mon avis, oui si elle apporte une analyse, une nouveauté et une créativité.

 

Après cela, j'ai eu droit à une vague de questions basées sur le texte, mon commentaire et les réponses que j'ai faite aux premières questions (toujours faire attention aux perches que l'on tend au jury). Je vous les retranscris telles que je m'en souviens. L'ordre chronologique n'est pas forcément respecté :

 

- Comment vérifie-t-on la fiabilité d'une source ?

- Quelles sont les sources pour une autobiographie ?

- Sont-elles invérifiables ou non-fiables ?

- Quelles sont les sources de Wikipédia ?

- Quel est le lien avec Wikipédia et le dernier roman de Michel Houellebecq ?

- Qu'est-ce qu'un document libre de droit ? (j'ai d'abord pensé aux licences Creative Commons avant de penser aux oeuvres tombées dans le domaine public)

- Qu'est-ce que le droit d'auteurs ? (Pareil, j'ai d'abord pensé à la rémunération de l'auteur, avant de penser aux droits moraux et aux droits patrimoniaux)

- Quelles sont la durée des droits patrimoniaux ?

- Que s'est-il passé pendant la guerre concernant les droits patrimoniaux ? (vous voyez qu'il faut faire attention aux perches que vous tendez : cette question provient de ma réponse précédente)

- Connaissez-vous une autre autobiographie ?

- Quel est le prénom de Rousseau ?

- Pouvez-vous situer cet auteur et ses idées ?

- Connaissez-vous une institution dans l'Oise qui porte le nom  de Rousseau ? (je n'ai pas su répondre. Je suppose que la réponse est ici)

- Conseilleriez-vous Wikipédia à n'importe qui ?

- Utilisez-vous Wikipédia ?

- Qu'est-ce que la post-modernité ?

- Qui est Claude Simon ? (je n'ai pas su répondre à ces deux questions. Après m'avoir expliqué qu'il s'agissait d'un auteur du Nouveau Roman, j'ai pu rebondir sur les éditions de Minuit et citer le nom d'Alain Robbe-Grillet)

- Pouvez-citer un prix de littérature jeunesse ? Un deuxième ?

- Quel est l'avenir pour la consultation des textes libres de droit ?

- Gallica signifie-t-il quelque chose ?

- Vous avez dit : http://gallica.bnf.fr. Qu'est-ce que c'est ?

- Les oeuvres de Rousseau sont-elles tombées dans le domaine public ?

- Que trouve-t-on dans Gallica ?

- Comment les documents sont-ils présentés dans Gallica ?

- Pourquoi un mode image et un mode texte ?

- En dehors du prix Médicis, pouvez-vous citer un autre prix littéraire et un prix non littéraire ?

- Le Goncourt est-il le plus célèbre ou le plus prestigieux des prix littéraires ?

- New York est écrit dans le texte. Pouvez-vous dire quelque chose sur sa typographie ? Où se trouve New York ? Quel est la différence entre New York et New York City ? Êtes-vous sûr que NYC est dans l'état de NY ?

 

 

EPREUVE 2 : L'ENTRETIEN DE MOTIVATION PROFESSIONNELLE

 

Le jury était composé de trois personnes : 2 conservateurs et 1 bibliothécaire.

 

Pour cette épreuve, les candidats devaient envoyer dans les 15 jours suivant la parution des résultats d'admissibilité un dossier de Reconnaissance des Acquis de l'Expérience Professionnelle. Il est consultable sur le site du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Ce n'est pas ce dossier qui est noté (alors que c'est le cas dans les concours ITRF), mais il est de base à l'entretien.

 

Le texte tiré au sort était extrait de Liaisons Sociales Magazine du 01/02/2010. Il portait sur l'introduction de l'interim dans les fonctions publiques Etat et territoriale.

 

Là encore, mon commentaire était en trois parties :

 

1) Les avantages de l'interim : moins d'absentéisme, continuité du service public, avantages pour les intérimaires.

 

2) Les inconvénients de l'interim : coût, précarisation, spécificité du statut de fonctionnaire.

 

3) Mon avis : l'interim peut être intéressant sur des missions courtes, bien définies et demandant peu de qualification.

 

Les questions posées ont d'abord concernées mon commentaire, avant de passer sur mon parcours et mon expérience. Là aussi, la  chronologie n'est pas obligatoirement respectée :

 

- Quel est le risque pour les équipes par rapport à l'emploi d'intérimaires ?

- N'y a-t-il pas un avantage pour les intérimaires par rapport à un poste de fonctionnaire ?

- Quelles tâches confieriez-vous à un intérimaire ?

- Quel élément de votre dossier RAEP vous paraît important ?

- Y a-t-il des postes qui correspondent à ce que vous recherchez ?

- Au-delà de cet aspect (j'avais axé mes précédents réponses sur l'accueil et les services aux usagers), quelles autres missions peuvent être confiées à un bibliothécaire ?

- Pensez-vous être bien managé ?

- Feriez-vous différemment de votre manager ?

- Vous écrivez que vous effectuez une veille à l'aide d'outils Web 2.0. Expliquez en quoi cela consiste.

- Vous participez à des groupes de travail. Sont-ils internes à votre structure ?

- Les conflits concernent aussi les usagers. Y avez-vous déjà été confronté ?

- Avez-vous participé à des projets pour améliorer l'accueil des usagers ?

- Qu'est-ce qu'un pouvoir régalien ?

 

 

RESSENTIS ET RESULTATS

 

Outre le soulagement ressenti à la fin des oraux, j'étais plutôt content du déroulement de ces épreuves.

 

D'une part, les conversations avec les autres candidats et les personnes en charge de l'organisation étaient vraiment intéressantes et sympathiques. Je n'ai pas ressenti de concurrence et toutes les questions posées ont trouvé une réponse. Le personnel était vraiment à l'écoute et nous aidait à nous détendre. L'attente était juste un peu longue (entre une heure et une heure et demi de décalage entre l'heure de la convocation et le début de l'épreuve) mais des bouteilles d'eau étaient à disposition.

 

D'autre part, les jurys étaient vraiment très bien. On sent qu'ils ne sont pas là pour "casser du candidat", mais vraiment pour nous pousser au bout de nos capacités. A la sortie, le sentiment est donc celui que j'espérais : pas sûr d'avoir le bon niveau, mais pas de désespoir. Juste le souvenir d'une discussion professionnelle poussée au maximum.

 

Et les résultats ? Eh bien ils sont tombés vendredi 13 mai pour les internes (courages les externes : ça sera probablement demain !). Je suis admis !

Les épreuves les mieux réussies sont l'étude de cas et l'entretien de culture générale. L'entretien de motivation professionnelle a un peu moins bien marchée.

 

 

REMERCIEMENTS

 

- A la famille et aux amis, pour tous leurs messages et leur soutien ;

- Aux collègues anciens, actuels et twittesques, pour leurs encouragements ;

- A Scrubs et aux Monty Python, pour les éclats de rire ;

- Aux appli Angry Birds, Paradise Island et Wikipedia, pour être restés dans mon smartphone pendant l'attente ;

- A toutes les chansons inavouables, pour le défoulement ;

- A tous les anciens candidats qui ont partagé leur expérience sur Internet.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 14:08

D'accord, c'est la Saint-Valentin. D'accord, l'amour c'est beau.

 

Mais l'amour peut aussi être infidèle, inconstant, pas toujours réciproque, violent, vache, mortel, impossible, difficile, douloureux quand il ne finit pas de manière dramatique...

 

Pour preuve, voici une petite compilation musicale personnelle et foutraque, où l'amour fait mal :

 

 

 

PS : Ne voyez pas là une crise d'aigreur ou de dépit de ma part. C'est juste pour que ceux qui ne connaissent pas (encore) l'amour voient ce à quoi ils échappent et pour les autres, qu'ils savourent leur bonheur !

 

Bonékoute !

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