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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:21

ecole-agathe-rose-raconte-des-histoires-pakita.gifDans la classe, Rose raconte toujours les choses extraordinaires qui lui arrivent : elle a fait un tour en mongolfière, elle a rencontré le président de la république… Agathe a quand même quelques doutes sur la véracité de ces histoires.  Surtout que Rose ne se souvient pas de tout ce qu’elle dit.


Un jour, Zoé, pour que Rose arrête de l’empêcher de jouer, invente un gros mensonge. C’est le début d’un jeu qui va toucher toute la classe. Les élèves inventent des mensonges de plus en plus gros.


Jusqu’au moment où Rose sortira un énorme mensonge et que tous les élèves comprendront qu’elle est une vraie menteuse…

 

*****

 

Dans la collection « L’école d’Agathe », Agathe présente à chaque fois un de ses camarades de classe, qui devient ainsi le personnage principal de l’histoire. Dans ce volume, c’est le thème du mensonge qui est abordé et les conséquences qui peuvent en découler.

Cette histoire ne m’a pas vraiment accroché. L'enchaînement des actions ne m'a pas paru logique à la première lecture. Ce n'est que la deuxième fois que j'ai compris que les enfants ne voyaient pas que Rose mentait dès le début. De même, je ne comprends pas comment les enfants s’aperçoivent si tard que Rose ment, alors qu’eux-mêmes jouent à raconter des histoires fausses.

Quant à la typographie, je ne voit pas ce qu’apportent les mots de toutes les couleurs, en italique et/ou en gras. On pourrait appeler ça le syndrome "Géronimo Stilton" : plein de couleurs et des polices différentes partout.

Il y a malgré tout quelques bonnes idées et des illustrations sympathiques. Les enfants sont également très demandeurs de cette collection. Mais pour moi, cela ne suffit pas.

Rose raconte des histoires / Pakita ; ill. Jean-Philippe Chabot. – Rageot, 2010. – Collection L’école d’Agathe.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 21:17

death-note-volume-1 Light Yagami est un lycéen extrêmement intelligent. De ce fait, il s'ennuie dans sa vie d'adolescent. Jusqu'au jour où il va trouver par terre un drôle de carnet. Son titre est Death Note. En première page, il contient un certain nombre de règles, dont la première est "Ceux dont le nom est écrit sur ce cahier meurt".

 

Light ne croit d'abord pas à cette possibilité. Mais après deux tests, il est bien obligé de s'avouer que cette règle se vérifie. D'abord terrorisé à l'idée de tuer, il va vite monter un grand projet : celui de tuer tous les grands criminels grâce au Death Note, et créer ainsi un monde débarrassé du mal.

 

Bien sûr, grâce à son intelligence, Light pense bien que ce cahier a un propriétaire, qui viendra un jour réclamer son bien, voire plus. Celui-ci apparaît rapidement en la personne de Ryûk, un Dieu de la mort. Cependant, cet être que seul Light peu voir, ne demande rien en contrepartie. Il avoue même avoir jeté son Death Note pour qu'un humain le trouve, car il s'ennuyait. Il se montre même très surpris et intéressé par l'usage que Light en fait.

 

Justement, cela commence à être remarqué, car plusieurs centaines de grands criminels meurent d'une crise cardiaque, tel que les règles du Death Note l'indiquent. Une partie de la population se prend de sympathie pour ce "justifier", qui sera baptiser Kira (de la prononciation japonaise killer).

Les autorités ne voient pas d'un bon œil l'œuvre de celui qu'elles voient comme un meurtrier. Les différents pays du monde, via Interpol, vont donc faire appel à L. Ce détective, dont le vrai nom et le visage sont inconnus, a déjà mené et résolu plusieurs enquêtes internationales.

 

C’est le début d’un combat entre deux grandes intelligences, Light et L., qui risque de se solder par la mort d’un des deux protagonistes…

 

****

 

J’en suis au volume 5 de cette série, qui en contient 12, et autant vous dire que je vous raconte ici que les premiers chapitres de cette saga. Les rebondissements sont en effet nombreux, et je préfère vous en laisser la surprise.

 

Car oui, Death Note est un manga qui mérite d’être découvert. Au-delà de la touche de fantastique qu’il contient, c’est surtout (au moins jusqu’au volume 5), un fantastique thriller psychologique.

En effet, Light et L. présentent tous les deux une intelligence hors-norme. Celui qui gagne est celui qui prévoit tous les coups de l’adversaire, un peu comme aux échecs. Et c’est proprement fascinant.

 

De plus, l’histoire soulève des problèmes d’éthique. Pour se débarrasser du mal, faut-il tuer tous ceux qui en font ? C’est ce que pense Light, au contraire de L. Et comme le dit Ryûk, un seul criminel survivra : le propriétaire du Death Note.

Sans compter la mégalomanie de Light, qui se voit lui-même à l’égal de dieu, tout en étant un homme.

 

Cet excellent scénario est servi par un dessin tout en finesse. Chaque personnage est extrêmement bien travaillé, et leurs expressions en disent plus long que tous les discours.

 

Un vrai régal de lecture !

 

MAJ du 16/09/2010 : L'avis de Eidole et ceux de Yaneck, volume par volume.

 

Death Note (12 volumes) / scénario Tsugumi Ohba ; ill. Takeshi Obata. – Kana, 2004-2008. – Collection Shonen Jump.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 18:08

imperatrice-etheres.jpgBipa et Aer vivent tous les deux dans les Cavernes, là où la vie est dure mais où les hommes sont protégés du froid. Si la première est une jeune fille pratique, le second ne rêve que de partir. Il veut en effet aller retrouver l'Impératrice dans le Royaume des Ethérés, ainsi que le raconte sa mère Nebla. Avant lui, son père est déjà parti et n'est jamais revenu.

Après quelques années, les enfants ont grandi. Bipa et Aer ne se sont jamais vraiment entendu. Ils ont pourtant eu quelques discussions, où l'avis de Bipa, toujours très pragmatique, divergeait fortement des idées d'Aer. Pourtant, le jeune homme l'écoute toujours, car elle donne ses opinions sans détours.

Le jour où Aer disparaît, Bipa est en colère. Comment cet imbécile peut-il laisser sa mère, elle qui a déjà tant souffert de la disparition de son mari ? Pourtant, Aer reviendra. Il ramènera une fleur de cristal, pour prouver à Bipa que d'autres choses existent à l'extérieur des cavernes.

Une fois cet acte accompli, il disparaîtra de nouveau quelques temps plus tard. Devant le désarroi de la mère d'Aer, Bipa prendra une grande décision : partir chercher Aer et le ramener dans les cavernes.

Ce qu'elle ignore, c'est que ce voyage sera pour elle rempli d'épreuves et de rencontres et qu'elle découvrira en elle des sentiments qu'elle ignorait...

*****

 

C'est la première fois que je lis un livre de Laura Gallego Garcia. J'ai entendu beaucoup de bien de ses Chroniques de la Tour, aussi ai-je pris ce roman avec beaucoup de curiosité.

Il a d'abord une grande qualité : l'histoire se termine en un volume ! Pour une fois, ouf, pas de suite à attendre. Ca devient assez rare dans les romans fantastiques pour être souligné.

Ensuite, il est original. D'habitude, les héroïnes sont toujours courageux, prêtes à vivre de grandes aventures. Ici, Bipa ne rêve que d'une chose : retrouver sa caverne et son foyer. C'est une jeune fille travailleuse, un peu rude, intelligente, qui n'arrive pas à voir la beauté dans les choses inutiles. Étonnamment, elle est pourtant très attachante. Ce voyage sera pour elle une quête initiatique, qui l'emmènera très loin. Elle ira plus loin que n'importe qui, sans perdre sa personnalité, grâce à sa force de caractère..

Je ne vous en dis pas plus sur l'histoire. Sachez cependant qu'elle rencontrera de nombreuses personnes, dont l'objectif est d'aller vers toujours plus de pureté et de transparence.

C'est donc un très bon roman de fantastique, avec une touche de science-fiction. L'écriture et l'imagination de Laura Gallego Garcia font qu'on le lit avec un véritable plaisir, et qu'il est difficile de s'en détacher avant la fin.

 

D'autres avis sont à découvrir sur Blog-O-Book.

 

A partir de 12 ans.

L'Impératrice des Ethérées / Laura Gallego Garcia ; trad. de l'espagnol par Faustina Fiore. - Baam !, 2010.

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 18:16

vanyda-immeuble-d-en-face-1.jpgvanyda-immeuble-d-en-face-2.jpgvanyda-immeuble-d-en-face-3.jpg

 

Un immeuble, trois étages, trois appartements.

 

Au troisième, il y a Louis et Claire, 22 et 24 ans. Ils sont ensembles depuis le lycée. Elle est étudiante, alors que lui travaille.

 

Au deuxième, c'est là que se trouvent Fabienne, 48 ans, au petit soin avec Gipsy, son dogue allemand. Il y a aussi Jacky,47 ans. Taciturne, il est cependant troublée par la voisine du dessous.

 

Au premier, Béatrice, 26 ans, n'est pas insensible à son voisin du dessus. Mais elle est enceinte et déjà mère, élevant seule son petit Rémi, 4 ans.

 

C'est sur ces personnages que Vanyda base cette série. Et c'est une véritable réussite.

 

Par petites touches, elle raconte leur quotidien et les petits liens qu'ils finissent pas nouer. Cela va des bonjours dans l'escalier aux petites invitations, en passant par les petits gestes d'entraide. Mais le plus touchant, c'est ce qui se passe dans les appartements : les moments de bonheur, comme ceux de doutes ou de disputes.

 

Comme dans Celle que je ne suis pas et dans Celle que je voudrais être, Vanyda fait mouche. Elle est d'une justesse aussi bien dans son trait que dans les sentiments qu'elle prête à ses personnages.

 

Du coup, 3 volumes c'est bien trop court, et c'est là mon seul regret...

 

Les avis de Bouma, Tiphanya, Mo' et Yaneck.

 

PS : Pour Frédéric Boilet, qui fait la préface : Escalier C, c'est aussi un très bon roman de Moka.

 

L'immeuble d'en face, volumes 1 à 3 / Vanyda. - La boîte à bulles, 2010. - Collection Contre-jour.

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 17:40

expendables.jpgPour "fêter" la fin des vacances, j'ai eu envie d'un film bien couillu, avec beaucoup d'action et un scénario simple. En plus, me suis-je dit, un expert des films d'action comme Stallone fera certainement des miracles, maîtrisant le genre avec brio. Et puis un casting comme ça, ça va déchirer grave. Et enfin, une note spectateur de 3,5 sur 5 sur AlloCiné (3,8 pour Toy Story 3), ça veut forcément bien dire quelque chose !

 

Eh bien non ! Plantage complet sur toute la ligne !

 

D'abord, le scénario est complètement creux. J'en ai eu l'impression dès le premier pirate somalien coupé en deux à coup de fusil.Ça s'est confirmé très rapidement.

 

Stallone and co sont des mercenaires, prêts à tirailler dès qu'on leur demande pour remplir une mission. Ils s'en sortent très bien car ils sont forts et intelligents. Mais un jour, ils doivent intervenir dans une petite ville dirigée par un dictateur, lui-même manipulé par un méchant américain qui affame la population en cultivant de la drogue. Sylvester va y aller et va vite se rendre compte que c'est mission impossible. Seulement, le dictateur a une fille belle et rebelle et Sylvester a plein de choses à se faire pardonner...

 

Dis comme ça, à la limite, ça peut passer pour un film d'action. Sauf que c'est extrêmement mal filmé : les poursuites en voitures sont incompréhensibles, les dialogues sont tellement bêtes qu'on se demande si les acteurs n'ont pas tout improvisé. Remarquez, ça donne des phrases superbes, du style "C'est dur d'être un légume".

Et puis, en mon for intérieur, je suis persuadé que si le dictateur avait eu un fils petit, gras et chauve, Sylvester, il y serait jamais retourné dans le village.

 

Et puis le casting, c'est un attrape-couillon (ben oui, je suis vulgaire quand je suis énervé). Mickey Rourke, on le voit 15 minutes, Bruce Willis 5 minutes. Et la cerise sur le gâteau, c'est Arnold Scharwzenegger qui apparaît 2 minutes et ne sert à rien.

A la limite, le duo Stallone-Rourke aurait sa place dans Say no to the knife, cette émission sur AB1 qui doit vous dégoûter d'avoir recours à la chirurgie esthétique.

 

Alors pour moi, ce film m'a fait perdre une place de ciné. Si vous ne voulez pas faire la même erreur, fuyez !

 

L'avis de Chiffonnette, proche du mien.

 

Expendables : unité spéciale / de et avec Sylvester Stallone. 2010.

 

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 06:30

MC9

 

Vous avez un blog ? Vous aimez lire ?

Alors c'est par là :  http://www.babelio.com/massecritique.php !

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 16:21

Rentrée en douceur (et plein de bonnes résolutions qui ne seront pas tenues), avec le top BD des blogueurs, grâce à l'énorme travail de Yaneck. Tous ses commentaires sur ce top estival sont dans cet article de Mes BD à moi.


Pour ma part, je me réjouis de l'évolution à venir : lors du prochain classement, les séries n'auront qu'une note pour tous les albums ! Pour moi, cela est très heureux, notamment pour les mangas. Même en volumes séparés, et même si certains sont plus forts que d'autres, une série forme un ensemble cohérent et il est difficile de noter à l'unité.

 

Mais trève de blablas, voici le classement du mois d'août :


1- (N) Fables tome 7, Willingham, Akins, Buckingham, Panini Comics 19.33
2- (N) Le retour à la terre tome 4, Jean-Yves Ferri, Manu Larcenet, Dargaud 19.33
3- (-) Maus, Art Spiegelman, Flammarion  18.89
4- (-) V Pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.8
5- (=) Le grand pouvoir du Chninkel, Jean Van Hamme, Gregorz Rosinski, Casterman 18.5
6- (N) Universal War One tome 1, Denis Bajram, Soleil  18.5
7- (=) Watchmen, Alan Moore, Dave Gibbons, Panini Comics 18.5
8- (N) Universal War One tome 2, Denis Bajram, Soleil  18.33
9- (=) Couleur de peau miel tome 1, Jung, Quadrants 18
10- (=) Je mourrai pas gibier, Alfred, Delcourt   18
11- (=) DMZ tome 4, Brian Wood, Riccardo Burchielli, Panini Comics   18
12- (-) Le retour à la terre tome 5, Jean-Yves Ferri, Manu Larcenet, Dargaud 18
13- (=) Où le regard ne porte pas tome 1, Georges Abolin, Olivier Pont, Dargaud  17.75
14- (=) Quartier lointain, Jiro Taniguchi, Casterman, 17.75
15- (=) Le signe de la lune, Enrique Bonet, José Luis Munuera, Dargaud 17.73
16- (=) Le photographe tome 2, David Guibert, Didier Lefèvre, Dupuis 17.7
17- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman 17.67
18- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux 17.67
19- (+) Pyongyang, Guy Delisle, L'Association, 17.67
20- (=) L'âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt 17.67
21- (=) Undercurrent, Tetsuya Toyoda, Kana 17.67
22- (=) Le chat du rabbin tome 2, Joan Sfar, Dargaud 17.58
23- (=) De cape et de crocs tome 2, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt 17.56
24- (=) Couleur de peau miel tome 2, Jung, Quadrants 17.5
25- (=) Un homme est mort, Kriss, Etienne Davodeau, Futuropolis 17.5
26- (=) De cape et de crocs tome 8, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt 17.5
27- (+) Un ciel radieux, Jirô Taniguchi, Casterman 17.5
28- (=) De cape et de crocs tome 3, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt 17.44
29- (=) Trois ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt 17.43
30- (=) De cape et de crocs tome 1, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt 17.4
31- (=) Rides, Pablo Roca, Delcourt 17.33
32- (=) Batman guerre au crime, Paul Dini, Alex Ross, Soleil 17.33
33- (=) Fables tome 6, Willingham, Akins, Buckingham, Panini Comics 17.33
34- (=) Il était une fois en France tome 1, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat 17.33
35- (=) Le sursis tome 2, Jean-Pierre Gibrat, Dupuis 17.33
36- (N) Le tueur tome 5,  Jacamon, Matz, Casterman, 17.33
37- (=) Okko le cycle de l'Eau tome 2, Hub, Delcourt 17.33
38- (=) Magasin général tome 2, Jean-Louis Tripp, Régis Loisel, Casterman   17.29
39- (=) Terre-Neuvas, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest  17.25
40- (=) La guerre d'Alan tome 2, Emmanuel Guibert, L'Association 17.25
41- (N) Ayako, Osamu Tezuka, Delcourt  17.17
42- (=) Batman the killing joke, Alan Moore, Brian Bolland, Panini Comics 17.17
43- (=) De cape et de crocs tome 5, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt 17.17
44- (=) Aya de Yopougon tome 3, Marguerite Abouet, Clément Oubrérie, Gallimard 17.13
45- (=) Lou! tome 5, Julien Neel, Glénat  17.13
46- (=) Blacksad tome 1, Juan Diaz Canales, Juanjo Guarnido, Dargaud 17.11
47- (=) Blacksad tome 2, Juan Diaz Canales, Juanjo Guarnido, Dargaud 17.11
48- (-) Le retour à la terre tome 2, Jean-Yves Ferri, Manu Larcenet, Dargaud 19.33
49- (+) Lulu femme nue tome 1, Etienne Davodeau, Futuropolis 17
50- (=) Petit Pierrot tome 1, Alberto Varanda, Soleil 17

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 14:57

sorcieres eastwick upidkeC'est sur le blog de Cathulu (qui parlait de la suite de ce livre, Les veuves d'eastwick) que j'ai découvert qu'avant d'être un film, le titre Les sorcières d'Eastwick avait été un livre. Du coup, je me suis plongé dedans.

 

J'avais en tête la version cinématographique de George Miller, avec un Jack Nicholson ébouriffant et le trio Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer. Autant vous dire tout de suite que mes souvenirs ne correspondent que très peu avec le livre.

 

*****

 

Soit donc trois amies, Sukie, Jane et Alexandra. Les trois femmes sont des sorcières, qui ont vu leur pouvoir augmenter à Eastwick et surtout après leur divorce. Elles en ont d'ailleurs profité pour transformer leur mari en objet divers.

 

Tous les jeudi soirs, elles se réunissent. Leurs pouvoirs sont alors à leur apogée et elles en profitent pour jouer des tours aux gens "bien-pensants" d'Eastwick. Mais elles savent, elles, que derrière les apparences la réalité est moins belle. Car elles sont les amantes et les confidentes d'hommes mariées. Sorcières et amantes, autant dire que les femmes de la ville ne les portent pas dans leur coeur.

 

Un jour, arrive en ville un homme étrange, précédé de beaucoup de rumeur. Il serait un scientifique, viendrait de New-York et possèderait une fortune immense. Cela semble confirmé par le fait qu'il fait rénover à grand frais une demeure gigantesque mais délabrée. Cet homme, c'est Daryl von Horne.

 

Fascinées ce drôle de personnage, les trois amies vont faire sa connaissance à tour de rôle, avant de le rencontrer chez lui toute ensemble. Elles vont alors laisser parler leurs désirs et leurs fantasmes. Une belle mécanique va se mettre en place à partir de ce moment.

 

les_sorcieres_d_eastwick_remake_tele_3.jpg

 

Elle va cependant se gripper à l'arrivée de deux nouvelles personnes à Eastwick, Jenny et son frère Chris. Ceux-ci sont les enfants du dernier amant de Sukie qui, dans un moment de folie, tuera sa femme avant de se pendre. Un peu par remord, Jenny sera introduite dans leur cercle. Ce geste signifiera la fin et le début de la chute.

 

*****

 

Autant le dire tout de suite, si j'ai bien aimé ce livre, je n'ai aucune empathie pour les trois héroïnes. Quand l'introduction parle de "l'émancipation de l'individu - notamment de la femme", je ne vois que des femmes certes libres mais en partie amères, qui n'utilisent leurs pouvoirs que pour des choses négatives. Le terme de sorcières leur convient parfaitement, malgré quelques soupçons de regrets pour Alexandra.

 

En revanche, le personnage de Daryl von Horne est fascinant. Jack Nicholson est bien sûr pour beaucoup dans l'image que j'ai de lui (encore que la fin du film n'a rien à voir du tout avec le livre). John Updike arrive cependant par de nombreux petits détails à donner une image non-humaine de ce personnage (ce prénom que personne ne retient, cette peau blanche...). Dans ses actes, il arrive, sans que cela se voit, à "casser" le positif de nos trois sorcières. Alexandra ne fait plus de Ninouches, des petites statuettes pleine de féminité, Jane devient violente dans sa manière de jouer de la musique... Et puis le comportement de Daryl avec Jenny poussera Jane, Sukie et Alexandra à agir de manière définitive. Nous le voyons peu, n'avons jamais son point de vue, mais il est la clé du récit.

 

Au-delà des personnages, je ne puis que dire que je ne suis pas insensible au style de John Updike. Ses longs paragraphes m'ont vraiment séduit. Et puis il décrit si bien cette frange de la population middle-class des Etats-Unis, où derrière les apparences la réalité est beaucoup plus sombre. En simplifiant à l'extrême, c'est Desperate Housewives avec un zeste de Harry Potter.

 

Un roman riche et intéressant, qui dans tous les cas ne m'a pas laissé insensible.

 

Malgré tout, je me demande si je ne suis pas passé à côté de quelque chose, quand je lis les avis d'Abige, de Camille G. et de Mango.

 

Les sorcières d'Eastwick / John Updike ; trad. de l'anglais par Maurice Rambaud. - Gallimard, 1986. - Collection Folio.

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 19:23

hermux-tantamoq.jpgHermux Tantamoq est une souris tout à fait ordinaire. Horloger de son métier, il partage son temps entre sa boutique, le café de Lanayda Prink et son chez lui avec sa coccinnelle Terfèle.

 

Son seul souci vient du comportement de sa voisine de palier Tucka Mertslinn. Reine d'une société de cosmétique et artiste d'avant-garde, elle a une manière bien à elle d'envahir le monde d'Hermux. Son dernier "coup" est d'avoir refait le hall de leur immeuble d'une manière très moderne.

 

Mais un autre évènement va bientôt bouleverser le quotidien d'Hermux: l'arrivée de Linka Perflinker. Cette jeune souris est aussi aventurière que notre héros est casanier. Pourtant, quand elle va lui apporter sa montre à réparer, Hermux n'aura qu'une envie : revoir cette charmante personne.

Aussi, quand après quelques jours elle ne réapparaît pas, notre souris va partir à sa recherche. Il va être entraîner dans une drôle d'histoire, où il est question de recherche médicale et de jeunesse éternelle...

 

*****

 

Il y a longtemps que j'entends du bien de ce livre. Je me suis plongé dedans dans le cadre du club de lecture de la bibliothèque. Et je ne le regrette absolument pas. Hermux Tantamoq est pour moi un excellent livre pour enfants, qu'il faut absolument lire et conseiller.

 

Le premier point est l'écriture de Michael Hoeye. Simple mais pas simpliste, il a un style fluide, qui arrive à nous entraîner au coeur de l'action.

Il fait également preuve de beaucoup d'inventivitéau niveau des noms de ses personnes. Hermux Tantamoq, Linka Perflincker : ces sonorités nous emmènent déjà dans un autre monde.

Du point de vue du récit, tout s'enchaîne tellement bien que s'en est un vrai plaisir. L'auteur prend son temps pour poser son monde et ses personnages, et pour que l'action se développe progressivement. Même les petites digressions ne sont pas inutiles et tout contribue à construire un récit riche et palpitant.

 

Enfin, tous ses personnages sont fantastiques, avec une véritable personnalité. Chacun d'entre eux est un animal du style rongeur ou marsupial. S'il garde ses caractéristiques physiques (poils, griffes, dents...), les comportements sont totalement humains. Ils vivent dans une ville, conduisent des voitures, mangent dans des cafés et des bars, ont des montres... Seule exception : les animaux de compagnie, puisque Terfèle est une coccinelle apprivoisée.

Je suis également fan d'Hermux Tantamoq. Cette souris casanière, qui découvre l'amour et l'aventure en même temps, est un véritable héros. C'est à dire une souris ordinaire qui accomplit ce qu'elle doit accomplir pour sauver les innocents.

 

Vous l'aurez compris, ce livre est un vrai coup de coeur, qu'il faut lire, conseiller et offrir sans restrictions.

 

L'avis de Tiphanya.

MàJ du 19/08/2010 : L'avis de Faelys.

 

Hermux Tantamoq, volume 1 : le temps ne s'arrête pas pour les souris / Michael Hoeye ; traduit de l'anglais par Mona de Pracontal. - Albin Michel, 2002. - Collection Wiz.

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 19:57

http://lecomptoirdelabd.blog.lemonde.fr/filescropped/7992_429_187/2010/07/geerts.1280227214.jpg

 

C'est avec une immense tristesse que j'ai appris aujourd'hui la disparition d'André Geerts, le papa de Jojo et de Mademoiselle Louise. 54 ans, c'est décidément trop beaucoup trop tôt pour partir.

 

Ses histoires n'ont jamais perdu leur fraîcheur, leur humour et leur humanité. Chacun de ses albums offre un véritable moment de lecture-bonheur.

 

Et puis c'est lui qui m'a fait ma première dédicace à mon premier salon du livre de Montreuil.

 

jojo-marie-geerts.jpg

 

Décidément, une bien triste journée...

 

Les articles du Monde.fr et d'Actualitté, ainsi que sur le site des éditions Dupuis.

 

Crédits photos :  Daniel Fouss avec des dessins d'André Geerts © Dupuis 2010

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