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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 00:00
sorcerer-hunter-1.jpgDans le royaume de Spurna vivent deux sortes de personnes. D'un côté, les persona qui n'ont pas de pouvoirs magiques. De l'autre, les sorcerers qui en ont, et qui en profitent pour faire le mal et dominer les plus faibles.

Heureusement, des personnes veillent à rétablir l'équilibre. Il s'agit des Sorcerers Hunters, qui combattent les méchants sorcerers et luttent contre la magie noire. Cette organisation est dirigée par Big Mum (elle ressemble un peu à la diva du Cinquième élément) et  Daughter.

sorcerer-hunter-2.jpgL'équipe que nous suivons est composée de trois personnes. Marron, beau gosse ténébreux qui maîtrise des sortilèges. Son frère Carotte, dragueur maladroit qui se transforme en bête quand il reçoit une attaque de magie. Tira, une jeune fille qui a l'air innocente mais qui, lors des combats, devient une guerrière en cuir, tendance dominatrice SM, qui sait manier le fouet et la ficelle, grrrr !

Le premier volume pose ces bases. Nos héros vont vivre plusieurs aventures : affronter un sorcerer qui nourrit un dragon avec la frayeur de jeunes filles, combattre un autre méchant qui utilise des plantes pour aspirer la vie des persona, lutter contre un maître de l'eau noire, se coltiner une séductrice qui fige les jeunes hommes.
Le volume se termine sur une autre histoire, qui trouve son dénouement dans le second volume.

-0-img-19223_b1-250-180-mangas-vf-sorcerer-hunters-vol-3.jpgLe second volume commence donc par la seconde partie de cette histoire où trois sorcerers aux pierres précieuses s'opposent à notre équipe. Pour en venir à bout, ils seront secondés par Gâteau, beau gosse qui veut sans cesse être admiré, et Chocolat, la soeur de Tira qui est amoureuse de Carotte.
Ils vivront aussi d'autres aventures, certaines plus légères que d'autres.

Le troisième volume est du même tonneau (fin d'une aventure et autres épisodes graves ou légers).

*****

Ces trois premiers volumes donnent un bon aperçu de cette série.

Côté graphisme, j'ai bien apprécié le côté caricatural de certaines vignettes, qui sont très très drôles. Par contre, les scènes d'action me semblent plus confuses. Elles sont également très chargées, et par toujours bien lisibles.

Côté scénario, je me suis attaché aux personnages et à leur personnalité. Il est amusant de voir leur comportement, surtout Carotte et Tiria qui sont comiques pour l'un et sexy pour l'autre.
Je regrette en revanche qu'au bout de trois volumes, les épisodes soient aussi répétitifs (sauf exception) et qu'une quête n'ait pas encore commencée.

Je vais donc pousser l'exploration encore quelques volumes, en espérant que le scénario évolue. Mais pour l'instant, même si cette série m'amuse, je ne suis pas tout à fait séduit.

sorcers-hunters-extract1--1-.jpg
sorcers-hunters-extract1--2-.jpg
sorcers-hunters-extract1.jpg

Sorcerers Hunters / scénario de Satoru Akahori, ill. de Ray Omishi. - Taifu Comics, 2009. - Collection Convini.

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 00:00
noe-claire-clement.gifNoé vient de perdre sa mère. A 10 ans, c'est dur, surtout qu'il ne connaît pas son père. Ce sont pourtant ses grands-parents paternels qui vont s'occuper de lui.

Noé les connaît mais ne les voit pas beaucoup car ils sont mariniers. Avec leur péniche le Nan-Ty, ils circulent sur tous les fleuves de France et des pays voisins.

C'est donc sur l'eau que Noé va faire son deuil. Cette nouvelle vie l'occupe bien : il découvre la vie des mariniers et la solidarité qui existe dans cette profession, comment conduire une péniche, passer une écluse...
Et puis il va faire des rencontres : Homère le canard aquaphobe, Gaëlle fille de marinier, Freddy le capitaine du Bon vent guitariste à ses heures...

Mais Noé va vite comprendre que ses grands-parents et Freddy lui cachent quelque chose. Il faudra attendre une tempête pour qu'éclate enfin la vérité.

*****

Avec Loulette, Claire Clément avait déjà fait fort. Avec Noé, c'est encore mieux.

L'histoire de Noé est douce et triste, un peu comme la vie. Claire Clément donne une réelle consistance à ses personnages, et l'on s'attache beaucoup à eux.
Elle aborde différents sujets : le deuil, les relations grands-parents / petits enfants, l'absence du père. Elle donne à chaque fois des pistes de réflexion, avec toujours une pointe d'optimisme.

De plus, c'est un ouvrage intéressant pour découvrir la vie des mariniers. Les explications ne sont pas technique mais il est facile de comprendre ce qu'est leur vie. C'est vraiment une découverte.

C'est donc un roman à multiples facettes, un peu triste mais très optimiste. Chacun devrait pouvoir y trouver un plaisir de lecture.

Gawou a bien aimé aussi.

A partir de 10 ans.

Noé / Claire Clément. - Bayard jeunesse, 2008. - Collection Estampille.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:00
Bon d'accord, je retarde un peu (le volume 3 est sorti le 4 mars). Mais je la trouve vraiment bien, cette bande-annonce :



Pour les avis (en attendant que je le lise), vous pouvez trouver celui de Tiphanya et celui de Clarabel.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 00:00
Métro, boulot.

Plus vraiment le temps pour autre chose que dodo.

Une pause s'impose...

1002080025.JPG

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 20:06
equipe-bras-casses-vincent-cuvellier.gifGaspard n'aime pas les sports de groupe : il a déjà essayé le foot, le tennis, la natation et l'équitation.

Oui, mais voilà : sa mère l'a privé d'ordinateur tant qu'il ne participera pas à une activité. C'est donc par hasard que Gaspard va essayer le rugby.

D'abord réticent, il y prend rapidement du plaisir. Même l'arrivée des filles n'entame pas trop son enthousiasme. D'autant qu'un vrai match se prépare...

*****

Cette petite histoire pour les plus jeunes est une ode au rugby. Vincent Cuvellier fait bien ressortir la solidarité qui unit les joueurs et que l'on s'y amuse beaucoup.

Les illustrations de Yves Calarnou, tout en finesse, accompagne bien le texte et souligne la légèreté de son propos.

C'est un roman joyeux et festif, qui donne envie de faire partie d'une équipe de rugby.

A partir de 8 ans.

L'équipe des Bras cassés / Vincent Cuvellier ; ill. Yves Calarnou. – Bayard poche, 2007. – (J'aime lire plus).

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 00:00
ma grand mere a un amoureux annelise heurtierNoémie et Romain ont une grand-mère géniale. Marie-Jo n'est pas une mamie gâteau mais une vraie super mamie. Elle fait du théâtre, de la gym, sauve les éléphants en Afrique, voyage tout le temps... En plus, chez elle, il y a une malle remplie de trésors avec lesquels ils peuvent s'amuser.

Tout va donc pour le mieux jusqu'au jour où Marie-Jo leur annonce son intention de se remarier. Si Noémie et Romain trouvent cela génial, ce n'est pas le cas de leur père. Celui-ci est très fâché et refuse de voir Marie-Jo.

Les deux enfants vont tenter de les rapprocher mais leurs tentatives vont échouer. Jusqu'au moment où l'on annonce que l'avion que devait prendre Marie-Jo pour revenir de son dernier voyage s'est écrasé en mer...

*****

Etrange histoire que ce court roman qui, je vous rassure, se termine bien. Je ne sais pas quoi en penser.

Il a des qualités.
Premièrement, Marie-Jo est une grand-mère vraiment sympathique, dont l'image est proche des jeunes retraités d'ajourd'hui, actifs et dynamiques.
Ensuite, la réaction du père est tout à fait compréhensible. Même si son propre père est décédé il y a 10 ans, il est normal qu'il accepte mal que sa mère le remplace.
Enfin, il est plutôt bien écrit.

En revanche, je suis déstabilisé par l'évènement dramatique nécessaire à la réconciliation familiale. Faut-il vraiment qu'un avion s'écrase pour que des proches oublient leur querelle ? Personnellement, cela me dérange.
Si ce n'est pas votre cas, je ne peux que vous conseiller ce titre.

L'avis de Mimi est plus positif que le mien.

Annelise Heurtier a aussi son blog.

Ma grand-mère a un amoureux ! / Annelise Heurtier ; ill. Aurélie Guillerey. - Magnard jeunesse, 2008. - (Tipik. Cadet +. Vie quotidienne).

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 00:00
forteresse-sacrifiee-jean-pierre-andrevon.jpgCe titre fait partie de la collection « Les Romans de la mémoire ». Elle a pour objectif de faire découvrir un événement historique du XXème siècle. Elle est publiée en partenariat avec le Ministère de la Défense. Une partie documentaire complète le récit.
On peut lui reprocher de tourner en grande partie de la Seconde Guerre mondiale, mais les évènements abordés sont intéressants et originaux (la guerre dans les DOM-TOM par exemple).
Nathan en fait une présentation, aisni que le site du Ministère de la Défense.

Dans ce volume, nous faisons la connaissance d'Henri Hélion, 16 ans, lycéen à Grenoble. Orphelin, il est recueilli par son oncle et sa tante. Son ascendance juive par sa mère ne lui a, pendant l'Occupation, pas value de problème. Cependant, nous sommes en 1944 et il vaut mieux prendre ses précautions : son oncle lui aménage une cache dans la cave. Henri conserve toutefois le droit de se balader parfois dehors.
C'est pendant une de ces sorties qu'il se retrouvera au cœur d'une manifestation anti-nazie. La réplique de l'occupant ne se fait pas attendre et Henri ne doit son salut qu'à l'intervention de Le Roux Maxime Gilmans de son vrai nom, une connaissance du lycée Champollion. Celui-ci lui explique qu'il a rejoint la résistance dans le Vercors, et que là-bas, bientôt, on aura besoin de monde.
Henri, qui ne supporte plus d'être spectateur, ne pensera plus qu'à la rejoindre...

Etant originaire de la région Rhône-Alpes et ayant fait mes études à Grenoble, j'ai été content de retrouver des noms familiers et de pouvoir situer les lieux de manière réelle.
Par contre, quelle remise en cause de mes connaissances historiques : j'étais persuadé que la résistance iséroise n'avait connue que des victoires ! Grâce à Jean-Pierre Andrevon, voici mes connaissances remises à niveau. J'ai pu découvrir la débâcle qu'a été la « forteresse » du Vercors et les drames que cela a engendré.
Une partie documentaire complète très bien cette histoire.

Vercors, juillet-août 1944 : la forteresse sacrifiée / Jean-Pierre Andrevon. – Nathan, 2006.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:00
La-petite-fille-Bois-Caiman.jpgDans le sud des Etats-Unis, en 1862, les troupes du Nord ont défait l'armée sudiste. Les soldats victorieux ne sont pas forcément accueillis en vainqueur, surtout qu'ils n'épargnent pas les civils dans le chaos qui règnent.

C'est ici, dans la moiteur des environs du Mississipi, que se trouve Zabo Murrait. Cette jeune fille est orpheline, ayant perdu ses parents et un de ses frères pendant ou à cause de la guerre. Il ne lui reste plus qu'à se rendre chez une vieille tante de 98 ans, où se trouve son dernier petit frère.

Mais le chemin est dangereux, entre les bandits et les soldats. Heureusement pour elle, Zabo a du courag et du caractère. elle fera aussi la connaissance d'un photographe français, Quentin Coustans, qui deviendra son compagnon de route.

Arrivée à la ferme, elle fera la connaissance de son aïeule, Isabeau de Marnaye. Agée de 98 ans, elle racontera son histoire à la jeune fille qui porte le même prénom, Zabo étant le diminutif d'Isabeau.La vieille femme reprendra son récit en 1782, après sa sortie de prison de Saint-Domingue...

*****
Loin de reprendre son récit là où il l'avait stoppé, François Bourgeon a laissé passer 80 ans dans la vie de son héroïne. Le lieu a changé (de Saint-Domingue aux Etats-Unis), l'époque a changé (d'avant la Révolution française à la fin de la Guerre de Sécession), mais l'esclavage est toujours là et a du mal à disparaître.

Je dois l'avouer, les aventures de Zabo m'ont plu, mais les retrouvailles avec Isa, l'héroïne des Passagers du Vent, a été un véritable bonheur. La voir vieillie mais toujours aussi intelligente et vive est un véritable plaisir. Vivement la suite, pour découvrir ce qui va ou est arrivé aux deux Isabeau.

Comme toujours, Bourgeon s'est beaucoup documenté pour écrire son histoire. Il situe ses héroïnes dans un contexte et un lieu particuliers qui donne toute sa saveur au scénario. Quant au trait, il est toujours aussi précis. Je le trouve même parfois plus beaux  et plus précis que dans certains de ses anciens ouvrages.

Lire cet album, c'est comme retrouver une vieille amie. Une seule envie maintenant : découvrir la suite de son histoire.

Les Passagers du Vent, volume 6 : La Petite Fille Bois-Caïman, 01 / François Bourgeon. - 12bis, 2009.

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 00:00
guerre-au-bout-du-couloir-christophe-leon.gifAlgérie, 1962. Momo et son petit frère encore bébé Alain se retrouvent seuls. Les parents ont disparu et leur tante Rosine est introuvable. Dans la rue, des Algériens en armes patrouillent et guident des gens en file indienne.

Alors qu'ils sont coincés, le vieil indigène qui leur vendait des légumes au marché les prend sous sa protection et les emmène hors de la ville. Il arrive alors dans sa cahute où vit une petit tribu : le vieil homme, une vieille femme, une mère avec un bébé, un adolescent et trois enfants.
Momo est troublé. Il se remémore les paroles de son père sur ces gens qui ne sont pas comme eux. Malgré de nombreuses différences, le jeune garçon se rend compte que les choses ne sont pas aussi simples que son père lui avait dit.

Il repense également aux comportements de son père ces derniers temps, le discours qu'il lui a tenu sur le fait de devenir l'homme de la maison, ses disparitions de plusieurs jours, le silence de sa mère...

Mais Momo et son frère ne peuvent rester que quelques jours au bled. Accompagné par Zakaria, l'adolescent, Momo retourne à Oran, à la recherhe de sa famille. Mais de retour en ville, la situation a changé...

****
Je suis rarement convaincu par les romans de Christophe Léon (notamment ici). Mais là, ce récit m'a passionné.

Même s'il ne dit pas tout, l'auteur permet de découvrir à travers les yeux de Momo la situation en Algérie avant la guerre, pendant et juste après. Le jeune garçon, de par ce qu'il vit et de par ses souvenirs, est un lien entre le point de vue des français d'Algérie et la réalité de la vie des Algériens.
Loin d'être manichéen, ce point de vue permet de comprendre la résistance à rendre un pays qui n'est pas le sien mais que l'on aime. Pourtant, il n'excuse pas tout, notamment une méconnaissance de la culture algérienne et un racisme primaire.
Il montre aussi que si les Algériens ont été exclus des instances décisionnaires de leur pays, les représailles après l'indépendance ont été violentes.

C'est un roman fort et dur, un roman historique comme en on voit peu. Pour ceux que cette période de l'histoire récente intéresse, c'est un livre à découvrir.

Il est heureux de voir que plus le temps passe et plus cette période où l'Etat français a agi de manière honteuse est traitée en littérature jeunesse.

Le blog de Christophe Léon.

L'avis d'Ulaz.

La guerre au bout du couloir / Christophe Léon. - Thierry Magnier, 2008. - Collection Roman.

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 00:00
happy-sex-zep.jpgDans son dernier album, Zep, le papa de Titeuf, s'adresse aux grands. Et comme toujours, il le fait avec succès.

Cette fois-ci, il analyse les rapports sexuels entre adultes consentants sous tout leurs formes : couples avec enfant, première fois, plaisirs solitaires, jeux érotiques, couples récents ou anciens... En une ou deux planches, il touche juste à chaque fois et  la chute est toujours hilarante. Et il y arrive sans tomber dans le vulgaire ou le graveleux.

Niveau graphisme, on retrouve son style qui a fait sa gloire. Zep a d'ailleurs soigné tous les détails, surtout ceux très intimes. Ami prude, passe ton chemin ! Car tu verras toutes les parties corporelles qu'on a souvent l'habitude de cacher, dans tous leurs états.

Deux choses qui m'ont bien plu aussi :
- Les femmes ont le beau rôle. C'est elle qui sont coquines, consentantes et intrépides. Elles prennent l'initiative, presque toujours pour le meilleur ;
- On ne peut s'empêcher d'essayer de deviner ce qui du vécu de l'auteur, ce qu'on lui a raconté et ce qu'il a imaginé !

Une vraie cure de rire, en cette période déprimante où l'hiver commence à devenir long.

J'ai essayé de trouver un petit extrait, pas trop "hot", pour vous laisser deviner ce qui va se passer ensuite :
happy-sex-extrait.jpg
ZEPoRAMA, le site de Zep et le site coquin de l'album.

Les avis de Yaneck et de Cathe.

Happy sex / Zep. - Delcourt, 2009.

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