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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 00:00
vampire-du-cdi-susie-morgenstern.gifJean Charles Victor, après avoir exercé plusieurs métiers ayant trait au livre, se retrouve presque par hasard dans un Centre de Documentation et d'Information (C.D.I.) d'un collège alsacien. Le directeur, surpris par la présence d'un documentaliste dans un collège sans C.D.I., se dit qu'il trouvera bien de quoi occuper un jeune homme en pleine forme. En attendant, il l'affecte à la distribution des manuels scolaires. Jean Charles accomplira cette tâche, affublé d'une cape, d'un chapeau et de lunettes de soleil, ce qui lui vaudra sa réputation de "vampire".

Ce que le pauvre directeur ne sait pas, c'est que Jean Charles a plus d'un tour dans son sac, et une passion dévorante pour les livres et la littérature. Soutenue par Mlle Bouquet, la prof' de français qui en pince pour lui, il se lancera dans la mise en place d'un vrai C.D.I., en commençant par l'installer dans un camping-car.

Il sera aussi à l'initiative de plein d'animations plus folles les unes que les autres : inviter un auteur mort pour se préparer à en inviter un de vivant, organiser un concours sur pourquoi on aime lire, organiser une visite au salon du livre jeunesse...

Alors qu'il ne s'adresse pas vraiment à eux, Jean Charles entraînera dans sa passion des élèves également, qu'ils soient fans de lecture ou totalement réfractaires. Car quand un vampire s'accroche, il ne lâche plus sa proie !

*****
Ce n'est pas la première fois que je lis ce titre, et à chaque fois je ne peux m'empêcher de rire et de sourire.

Susie Morgenstern a vraiment un livre qui restera longtemps un classique de la littérature contemporaine. A travers toute une galerie de personnages, Jean Charles Victor en premier, elle nous fait vivre une année de folie dans un collège de province.

On rêve d'avoir connu un documentaliste comme celui-là, drôle et décalé, voire complètement à côté de la plaque. Mais Jean Charles fait preuve d'une telle passion qu'on ne peut rester insensibles. D'ailleurs, il me plairait vraiment de mettre en place des animations comme les siennes.

Mais Jean Charles et ses ami(e)s sont aussi des êtres humains, et les chassés-croisés amoureux sont nombreux, aussi bien chez les adultes que chez les jeunes. Mais rassurez-vous, tout est bien qui finit bien.

En tant que médiateur, je ne le conseille cependant pas à tout le monde. Il y a en effet un passage dont le ton est en décalage avec le reste du roman : celui où Sonia se fait agressée par son patron. Donc je le réserve aux plus grands.

En dehors de ça, c'est vraiment un livre que j'adore et dont je ne me lasse pas. A découvrir !

Le site de Susie Morgenstern.
Les avis de Tiphanya et d'Ori.

Le vampire du C.D.I. / Susie Morgenstern. - Ecole des Loisirs, 1997. - Collection Neuf.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:00
joueuse-de-go-shan-sa.gifChine, 1931. La plus grande partie du pays est occupée par l'armée japonaise. Le dernier empereur chinois règne sur la Mandchourie, mais n'a aucun pouvoir.

Au milieu du conflit, nous faisons la connaissance d'une jeune fille chinoise. Issue d'une aristocratie désargentée, elle développe un véritable talent pour le jeu de go, qui demande concentration et anticipation. Sur la place des Milles Vents, elle affronte les autres joueurs en rêvant d'une autre vie. Elle découvrira l'amour, mais sera vite rattrapée par l'Histoire.

L'autre personnage qui s'exprime est un jeune officier japonais. Il est fier de servir son pays, et trouve tout à fait justifiée cette invasion nippone. Pourtant, au fil de son récit, il racontera ses blessures intérieures et ses sentiments qu'il ne peut exprimer.

Alors que rien ne prédestinait leur rencontre, ils feront connaissance sur la place des Milles Vents. Le soldat japonais en mission et la jeune Chinoise se découvriront avec leur jeu respectif...

*****
Les histoire d'amour ne sont pas vraiment mon fort. Pourtant, ce récit m'a vraiment touché.

Je pense que cela est dû en grande partie à l'histoire.
Déjà, je ne connaissais pas cette période historique de l'Asie. Cette guerre et les violences qu'elle a engendrées fut pour moi une triste découverte. Shan Sa décrit en effet assez crûment les scènes de tortures perpétrées par l'armée japonaise.
Cette passion à peine vécue entre deux jeunes gens qui se connaissent à peine m'a aussi beaucoup ému. Sorte de Roméo et Juliette asiatiques, il est bouleversant de voir que les conflits permettent de créer des relations qui n'auraient jamais pu exister autrement, mais qu'ils s'attaquent aussitôt à la détruire.

Mon coup de coeur pour ce roman vient aussi du style sensible et tout en retenu de Shan Sa. Elle a su créer de véritables personnages, avec leurs fêlures et leurs émotions contrariés. Chacun s'exprime en alternance, à chaque chapitre. On s'attache terriblement à l'un et à l'autre, car on devine derrière ces portraits des êtres humains sensibles, portés par les émotions du jeune âge.

Cette lecture a été pour moi une véritable découverte d'un roman fort et intelligent.

Il y a plein d'autres avis sur Internet, dont ceux du Biblioblog, de Karine et de Delphine.

La joueuse de go / Shan Sa. - Grasset, 2001.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 00:00
xmen_bethy1_bd.jpgJe dois l'avouer : je ne suis pas très comics. Autant les mangas ne m'ont jamais posé de problème, autant la BD américaine a tendance à me bloquer.

C'est le cas avec ce premier volume d'une série.On y retrouve Psylocke, une mutante au grand pouvoir psychique, qui est tombée sous la coupe du Mandarin. Elle devra affronter Wolverine, qui a quelques soucis avec son pouvoir en ce moment.

Je n'ai d'abord pas accroché à l'histoire, qui commence de manière assez confuse. Elle m'a plus plu un peu plus loin dans le récit, quand j'ai fait la part entre l'imaginaire des personnages et la réalité. Malgré tout, j'ai au l'impression de prendre le scénario en cours de route, comme si j'avais loupé le début.

Quand aux illustrations, j'ai fini par m'y faire, même si je trouve les couleurs criardes.

Malgré tout cela, j'ai apprécié les indications apportées par l'éditeur sur les personnages et sur les auteurs. Elles apportent beaucoup au récit.
Et puis j'ai bien conscience que les fans apprécieront cet album, alors que moi je n'ai pas l'habitude de ce genre de BD.

Comme je n'aime pas resté sur un échec, j'ai demandé un collègue de me conseiller. Il m'a orienté vers Civil War. Après avoir feuilleté les premières pages, je crois que j'apprécierai plus

X-Men, 01 : La vengeance du Mandarin / scénario de Chris Claremont ; dessins de Jim Lee. - Marvel France, Bethy, 1998. - Collection Mainstream.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 20:53
Ils-ne-sont-pas-comme-nous.jpgEn juin 1938, en Allemagne, un homme arrive dans une clinique psychiatrique. Ancien journaliste, il est interné sans en avoir conscience.

Pourtant, la vie n'est pas si dure dans cette institut. Il y a Wolf qui compte tout et tout le temps, Reinhardt qui envie les beaux uniformes, Karl qui joue au poker, Anna et Emma les infirmières et le docteur Schmidt.

Mais à cette époque, en Allemagne, les prémisces de la solution finales font leur apparition. Ce sont les malades mentaux qui seront les premiers touchés.

*****
Ce livre est un bel et étrange objet qui, pour dénoncer un horrible évènement de l'histoire, revêt une forme originale.

Le texte est de prime abord déroutant, mais on s'y fait vite. Il est composé de courts paragraphes et est exclusivement formé de dialogues ou monologues.
Le journaliste est le personnage principal : ce sont ses pensées et ses échanges que l'on suit au départ. Mais les points de vue changent au fur et à mesure du récit. Ce sont ensuite les envoyés du ministère puis les S.S. qui prennent la parole.
Comme le dit le texte de présentation envoyé par l'éditeur, on découvre petit à petit le contraste entre ces mondes. D'un côté, celui de la maladie mentale, où l'on finit par s'attacher à tous ces personnages particuliers. De l'autre, celui des nazis, qui profèrent sans sourciller les pires horreurs.

Les illustrations de José Ignacio Fernandez, quant à elles, sont intéressantes (la couverture en offre un bon exemple). Elles sont réalisées à partir de photographies découpées et de montages. L'effet est intrigant et parfois dérangeant ou effrayant quand les parties du corps sont déformées : les têtes sont parfois disproportionnées par rapport au corps, les yeux sont agrandis ou les bouches retouchées. Il en ressort cependant un effet de profondeur et une facilité à repérer chaque personnages, même si leur nom n'est pas écrit. De plus, la plupart du temps les personnages regardent le lecteur, ce qui l'interpelle.

Le rapport texte-image est également très intéressant. Chaque chapitre est accompagnée d'une illustration, qui montre la scène décrite par le texte. Les images apportent cependant des indications supplémentaires sur les personnages et leur sentiment.

En conclusion, en tant que médiateur, je ne sais pas si je conseillerai ce livre à tout le monde, car il peut déstabiliser par sa forme. En revanche, je vois très bien les pistes de travail qu'il peut offrir dans le cadre d'une lecture accompagnée : découverte d'une période de l'histoire (l'extermination des handicapés mentaux pendant la Seconde Guerre mondiale est rarement abordée en littérature jeunesse), analyse des différents personnages, réflexion autour du style, lecture de l'image...

Un livre à découvrir.

Merci beaucoup aux édtions Alzabane et à Babelio pour cet envoi.

Ils Ne Sont Pas Comme Nous par Jean-Sébastien Blanck
Ils Ne Sont Pas Comme Nous
Critiques et infos sur Babelio.com
Ils ne sont pas comme nous / Jean-Sébastien Blanck ; illustrations de José Ignacio Fernandez. - Editions Alzabane, 2009. - Collection Histoire d'en penser.

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 10:56
guerre-de-robert-rolande-cuasse-georges-lemoine.gifEn 1942, Robert Wohl est séparé de ses parents et de ses frères et sœurs. Caché par des personnes courageuses, Robert va échapper à la déportation et survivre à la Seconde Guerre mondiale. Sa famille, elle, ne reviendra jamais des camps.

Du témoignage de Robert, Rolande Causse en a tiré un récit bouleversant. On la connaissait déjà pour ses écrits sur la Seconde Guerre mondiale : comme toujours, son écriture est sensible et délicate.

Elle a choisi ici un parti pris intéressant : faire dialoguer Robert jeune et Robert adulte. Le premier dit ce qui lui arrive et exprime ses peurs et ses colères. Le second parle avec le recul d'un homme plus âgé et analyse mieux ses souvenirs.

Je suis resté dubitatif au début mais le résultat est déchirant. Par exemple, Robert jeune parle des deux lettres qu'il a miraculeusement reçues de sa mère. Robert adulte, lui, explique alors qu'il a oublié son visage. Ou encore quand Robert jeune dit que, juste avant d'être séparés, son père lui a laissé son porte-monnaie. Robert adulte explique qu'il l'a conservé sans jamais toucher à l'argent.

Ce texte si triste et pourtant vrai est merveilleusement illustré par Georges Lemoine, qui a mélangé dessin et photos. Un petit bijou.

La Guerre de Robert / Rolande Causse ; ill. Georges Lemoine. – Albin Michel, 2007.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 00:00
fergus-bonheur-stewart-riddell.jpgFergus Bonheur est un jeune garçon qui vit seul avec sa mère. Celle-ci travaille dur car son mari a disparu en mer. Elle n'a pu inscrire son fils que dans le bateau-école Betty-Jane, les cours y étant gratuits.

Les professeurs et les enseignements y sont bizarres (tout tourne autour des tunnels et des gouffres) mais c'est tout ce que Fergus et sa mère peuvent s'offrir.

Depuis quelques temps, Fergus a un secret : depuis trois nuits, une boîte volante lui apporte des messages. Ceux-ci lui annoncent qu'il court un grand danger...

*****

Voici une nouvelle série des auteurs des Chroniques du Bout du Monde. On y retrouve le même humour et la même imagination, que ce soit dans le texte ou dans les (savoureuses) illustrations.

Fergus nous entraîne dans une aventure mélangeant piraterie et inventions délirantes. En plus, bien qu'il s'agisse d'une série, ce premier tome contient une histoire complète.

Pour précision, après quelques échanges avec des collègues, je pense que ce roman plaira plus aux garçons.

Les Aventuriers du Très Très Loin, 01 : Fergus Bonheur / Paul Stewart ; ill. Chris Riddell ; trad. de l'anglais par Amélie Sarn.- Milan jeunesse, 2007.

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 13:21
jours-de-college-bernard-friot.gifBernard Friot n'est pas un débutant en littérature jeunesse. Il aborde les choses de manière légère (Histoires pressées chez Milan) ou grave (Folle chez Thierry Magnier ou Un autre que moi chez De La Martinière). Sa belle écriture est toujours là, car il sait choisir les mots pour nous toucher.

C'est le cas avec ce livre. En 5 histoires, il aborde la vie de 5 ados, dont le seul point commun est d'être collégiens. Les sujets graves sont traités en alternance de thèmes plus légers.

Fausse note aborde les abus de certains professeurs qui peuvent avoir de graves conséquences sur certains élèves.
L'histoire suivante, Marque, touche au problème des marques commerciales qui dictent les modes et l'apparence de chacun.
Foulard, comme son nom l'indique, traite de ce délicat problème dans les écoles.Il n'est pas possible de vous raconter Accident sans vous en dévoiler le contenu.Enfin, Correspondance met en avant la riche vie intérieure d'une élève face à son professeur de français.

Résultat : un recueil de nouvelles intéressant et prenant. Personnellement, bons et mauvais souvenirs du collège me sont revenus à la lecture de ce livre. Ce qui touche, c'est la vie intérieure de ces adolescents. Pas tout à fait sortis de l'enfance, on sent que certains souffrent plus qu'on ne peut l'imaginer alors que d'autres s'affirment, deviennent adultes.

C'est un livre tout en finesse, qui ne peut pas laisser indifférent.

Jours de collèges / Bernard Friot. - Gallimard, 2006. - (Scripto).

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:35
Yaneck a encore fourni un gros travail en début d'année ! Voici le Top BD des blogueurs de janvier.
Encore merci à lui et bonnes lecutres à tous !

1- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, Van Hamme, Rosinski, Casterman                  5/5

2- (=) V Pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt                                     4.83/5

3- (=) Maus, Art Spiegelman, Flammarion                                                             4.75/5

4- (N) Blankets, Craig Thompson, Casterman                                                        4.67/5

5- (+) Lulue femme nue, Etienne Davodeau, Futuropolis                                          4.57/5

6- (=) Le combat ordinaire tome 2, Manu Larcenet, Dargaud                                    4.5/5

7- (=) Où le regard ne porte pas tome 1, Georges Abolin, Olivier Pont, Dargaud         4.5/5

8- (=) Pyongyang, Guy Delisle, L'association                                                          4.5/5

9- (=) Quartier Lointain, Jirô Taniguchi, Casterman                                                   4.5/5

10- ( =) Aya de Yopougon tome 3, Marguerite Abouet, Clément Oubrérie, Gallimard   4.5/5

11- (=) Couleur de peau miel tome 1, Jung, Quadrants                                             4.5/5

12- (=) Un ciel radieux, Jirô Taniguchi, Casterman                                                   4.5/5

13- (=) Rides, Pablo Roca, Delcourt                                                                       4.4/5

14- (=) L'orchestre des doigts tome 1, Osamu Yamamoto, Editions Milans                4.38/5

15- (=) Aya de Yopougon tome 2, Marguerite Abouet, Clément Oubrérie, Gallimard    4.375/5

16- (-) Le photographe tome 1, David Guibert, Didier Lefèvre, Dupuis                          4.67/5

17- (=) Le photographe tome 2, David Guibert, Didier Lefèvre, Depuis                         4.375/5

18- (N) Pinocchio, Winschluss, Les Requin-Marteau                                                4.33/5

19- (=) De capes et de crocs tome 1, Alain Ayrolles, Masbou, Delcourt                     4.33/5

20- (N) Il était une fois en France tome 1, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat            4.33/5

21- (=) La guerre d'Alan tome 2, Emmanuel Guibert, L'association                             4.33/5

22- (=) Un homme est mort, Kriss, Etienne Davodeau, Futuropolis                             4.33/5

23- (-) Chroniques birmanes, Guy Delisle, Delcourt                                                   4.3/5

24- (-)  Magasin général tome 2, Jean-Louis Tripp, Régis Loisel, Casterman                4.25/5

25- (N) Joséphine tome 1, Pénélope Bagieu, Editions Jean-Claude Gawsewitch          4.25/5

26- (=) L'âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt                                                       4.25/5

27- (N) Le chat du rabbin tome 2, Joann Sfar, Dargaud                                              4.25/5

28- (-) Animal'Z, Enki Bilal, Casterman                                                                     4.2/5

29- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt                                                           4.2/5

30- (=) Le combat ordinaire tome 1, Manu Larcenet, Dargaud                                     4.17/5

31- (=) La guerre d'Alan tome 1, Emmanuel Guibert, L'association                              4.17/5

32- (=) Le photographe tome 3, David Guibert, Didier Lefèvre, Dupuis                           4.17/5

33- (=) Les aventure rocambolesque tome 3, Manu Larcenet, Dargaud                         4.17/5

34- (=) Où le regard ne porte pas tome 2, Georges Abolin, Olivier Pont, Dargaud          4.13/5

35- (=) Le triangle secret tome 2, Didier Convard, Jusseaume, Wachs, Gine, Glénat     4.13/5

36- (=) Blacksad tome 1, Juan D. Canales, Juanjo Guarnido, Dargaud                         4.125/5

37- (=) Blacksad tome 2, Juan D. Canales, Juanjo Guarnido, Dargaud                         4.125/5

38- (=) Canoë bay, Patrick Prugne, Tiburce Oger, Editions Daniel Maghen                   4.125/5

39- (+) Rosalie Blum tome 1, Camille Jourdy, Actes Sud BD                                       4.125/5

40- (=) Aya de Yopougon tome 1, Marguerite Abouet, Clément Oubrérie, Gallimard       4.1/5

41- (N) Ma vie est tout à fait fascinante, Pénélope Bagieu, Editions JC Gawsewitch       4.08/5

42- (-) Magasin général tome 1,  Jean-Louis Tripp, Régis Loisel, Casterman                  4.07/5

43- (=) Blacksad tome 3, Juan D. Canales, Juanjo Guarnido, Dargaud                          4/5

44- (=) Solanin, Inio Asano                                                                                        4/5

45- (N) Chute de vélo, Etienne Davodeau, Dupuis,                                                       4/5

46- (=) La guerre d'Alan tome 3, Emmanuel Guibert, L'association                                4/5

47- (N) Magasin général tome 4,  Jean-Louis Tripp, Régis Loisel, Casterman                 4/5

48- (N) Moi vivant vous n'aurez jamais de pause, Leslie Plée, Editions JC Gawsewitch   4/5

49- (+) Pico Bogue tome 1, Dominique Roque, Alexis Dormal, Dargaud                        3.96/5

50-  (-) Magasin général tome 3, Jean-Louis Tripp, Régis Loisel, Casterman                  3.86/5

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 06:48
premier-qui-pleure-a-perdu-sherman-alexie.jpgJunior est un indien Spokane, qui vit dans une réserve. Suite à une naissance difficile, il accumule pas mal d'handicaps : myope, pas gros et très intelligent. Adolescent, il regarde passer sa vie et celle des autres, comment les indiens perdent leur âme et leurs espoirs dans cette réserve où sévissent le chômage et l'alcoolisme.

Pourtant, un jour, sa vie va basculer. Alors qu'il s'aperçoit en classe que le manuel qu'il utilise a été celui de sa mère, il prend conscience de la pauvreté de la réserve et de son immobilisme. Dans un accès de colère, il lance le manuel... qui frappe son professeur de plein fouet ! Ce dernier va venir le voir quelques jours plus tard. Pour lui, ce geste furieux est le signe que Junior doit garder espoir et sortir de la réserve. D'abord effrayé et dubitatif, le jeune garçon va finalement s'inscrire au lycée blanc de Reardan.

Si les débuts sont difficiles, aussi bien au lycée qu'à la réserve, Junior possède en lui la force de se faire respecter et aimer par n'importe qui. Et ce même si la vie est dure avec lui...

*****

Sherman Alexie a déjà écrit plusieurs livres pour adultes. Ce roman, qui paraît dans une collection pour ado, est décrit sur la 4ème de couverture comme "presque autobiographique". Il permet de découvrir la vie des indiens Spokane, parqués dans des réserves, qui ont perdu leur culture et qui ont du mal à s'intégrer à la société moderne. Chômage, pauvreté, violence, alcoolisme, découragement, mort sont leur lot quotidien.

Junior, qui raconte son histoire, va tenter de se sortir de cette ornière. Il est en effet un adolescent vivant, plein d'humour et de malice. Il porte en lui assez d'espoir et de courage pour remettre en cause le cours de sa vie et quitter un lieu difficile mais qui constitue son foyer. Sa famille le soutien dans sa démarche, mais celle-ci n'est pas comprise par tout le monde. Il se mettra ainsi à dos Rowdy, son meilleur ami d'enfance.

L'écriture de Sherman Alexie, malgré la dureté du sujet, est légère et pleine d'humour. Les illustrations qui accompagnent le texte sont également très drôles et permettent de respirer devant certains épisodes très durs. On passe ainsi du rire au larme, selon ce que vit Junior. Et malgré toutes les épreuves traversées et les êtres chers perdus, Junior représente un espoir pour ce peuple hier si fier et aujourd'hui si perdu.

Plein d'avis différents mais dans l'ensemble positifs sur les blogs : Faelys, Clarabel, Gaëlle, Saxaoul, Cuné, la médiathèque de Bagnolet, Rachel,   Cachou...

Le premier qui pleure a perdu / Sherman Alexie ; trad. de l'américain par Valérie Le Plouhinec. - Albin Michel, 2008. - Collection Wiz.

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 00:00
hairspray.gifBaltimore, 1962. Tous les jeunes dansent tous les après-midi au son de l'émission de télé "Corny Collins Show". Tracy  en est folle et n'a qu'une envie : y entrer comme danseuse. Seule problème, Tracy est trop ronde pour y participer. Déçue, une chance lui sera pourtant donnée.

Un jour qu'elle est en retenue et qu'elle danse avec les Noirs (ségrégation oblige, les Noirs et les Blancs ne se mélangent pas), elle est remarquée par Link, le danseur vedette du "Corny Collins Show", qui lui donne un tuyau pour se faire embaucher dans l'émission. Et ça marche ! Elle devient même une vedette.

Mais Tracy a des idées assez progressistes et pense que la ségrégation n'a pas d'avenir. Aussi, quand le jour des Noirs est supprimé du "Corny Collins Show", elle décide de se joindre à la marche pacifique qui a lieu...

*****

Bon d'accord, j'ai surtout décrit la partie revendicative de cette comédie musicale qui reste très légère (au bon sens du terme), remake d'un film de John Waters de 1988.

Car on chante et on danse d'un bout à l'autre de ce film bondissant. Et ça passe plutôt bien, grâce à des mélodies entraînantes et des chorégraphies dynamiques.

On saluera la prestation des acteurs qui s'amusent vraiment dans leur rôle respectif et en font des tonnes sans en faire trop. John Travolta, en mère obèse, montre qu'il possède un bon sens de l'auto-dérision et qu'il sait toujours danser.

J'avoue que j'ai quand même apprécié le côté militant pour "l'intégration" (à opposer à ségrégation), la différence et la tolérance. Bon, ce n'est pas Malcom X, hein, on est là pour s'amuser : l'humour est omniprésent et c'est aussi une histoire d'amour (cf. la fin rose bonbon).

En tout cas, c'est le film qu'il vous faut pour passer une bonne soirée entre amis et reprendre en choeur toutes les chansons !

La bande-annonce en version originale :



Hairspray / réalisé par Adam Shankman ; avec John Travolta, Michelle Pfeiffer, Christopher Walken... - Metropolitan film & video, 2008.

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