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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 17:36

hello-monsieur-hulot-david-merveille.gif

 

David Merveille porte vraiment bien son nom. Car dans cet album mettant en scène le personnage de Jacques Tati, il nous offre un moment de pur bonheur.

 

C'est d'abord un très beau livre, en format à l'italienne. 22 strips sans paroles se trouvent à l'intérieur, de 2 pages chacun. La chute de chaque histoire occupe une pleine page. Cela permet de bien voir et de savourer le trait de David Merveille. Entre ligne claire et modernité, il permet de recréer toute l'ambiance du Paris des années 1960, grâce à une multitude de petits détails.

 

Quant aux histoires en elles-mêmes, elles sont tout simplement succulentes. Entre poésie et humour, elles font la part belle à Monsieur Hulot. Ce personnage, qui paraît trop grand avec son pantalon trop court, traverse la vie en l'égayant. Il nous emmène à travers des balades enchantées, d'où il fait sortir du merveilleux du quotidien : un passage piéton devient un saut d'obstacle, un salon de thé un saloon, la rue une zone pour une bataille de boules de neige...

 

J'ai vraiment pris plaisir à découvrir les aventure de monsieur Hulot. Il faut bien observer pour comprendre certaines chutes. Mais cette observation est un vrai plaisir car elle permet d'apprécier réellement l'illustration. Et quand on comprend, on est tout ébloui par la poésie qui se dégage. Je pense que petits et grands peuvent y trouver leur compte, et parcourir ce livre ensemble doit être un vrai plaisir.

 

Personnellement, si je connaissais le monde de Jacques Tati et de monsieur Hulot, ce n'était que par quelques extraits et le film L'illusionniste de Sylvain Chomet. La lecture de cet album m'a donné envie d'en découvrir plus. Alors j'ai réservé à ma bibliothèque le DVD des Vacances de monsieur Hulot. Il me semble que cet album est une bonne entrée dans l'univers de Jacques Tati ou servira à le prolonger.

 

 

Merci beaucoup à Babelio et aux éditions du Rouergue qui m'ont permis de découvrir ce livre dans le programme de Masse Critique !

 

Clarabel a bien aimé aussi.

 

Le blog de David Merveille et le site des éditions du Rouergue.

 

hello-monsieur-hulot.jpg

 

Hello monsieur Hulot / David Merveille, d'après Jacques Tati. - Ed. du Rouergue, 2010.

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 23:00

phare des sirenes rascal lejonc

 

Ange est le gardien du Phare des Sirènes. Il est aussi une gueule cassée de la Première Guerre mondiale.

 

Il nous raconte son enfance, avec son oncle Yann. Puis, après que celui-ci ait disparu en mer, il a rencontré Swidja, une sirène. Cette dernière s'étant échouée sur la plage, Ange l'a amené chez lui et l'a soignée.

 

Une véritable histoire d'amour est née entre Ange qui porte si bien son nom et Swidja la belle sirène (dont le nom signifie Trésor dans sa langue). Swidja sera toujours près de lui et l'emmènera découvrir son monde.

 

Mais la folie des hommes mettra fin à ce rêve : la guerre éclate et Ange est recruté de force. Séparé de sa bien-aimée, il l'attend encore aujourd'hui, dans son phare hic sunt sirenae, là où se trouvent les sirènes...

 

*****

 

Rascal a écrit un texte court, mais très beau et très poétique.

 

Toutes ses qualités sont mis en exergue par les splendides illustrations de Régis Lejonc. Celles-ci sont pleine page.

Régis Lejonc a utilisé des pastels secs pour les réaliser. Il a joué avec les cadrages et les couleurs pour mettre en avant certains évènements du récit.

 

Mais ses illustrations disent beaucoup plus que le texte, ce qui enrichit considérablement ce magnifique ouvrage.

 

Le Phare des Sirènes / Rascal ; ill. Régis Lejonc. - Didier jeunesse, 2007.

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 09:00

Depuis des années, le chien vit à la chaîne. Comme il n'est pas bon chasseur, le maître le laisse à l'attache. Le temps s'écoule : le chien ne sait plus la liberté.
Quelqu'un pourtant viendra le libérer...

Valérie Dayre et Sara sont deux artistes que j'admire beaucoup. La première pour la finesse et la sensibilité de son écriture. La deuxième pour la beauté ses illustrations en papier déchiré. Quand elles unissent leur talent, on obtient ce magnifique album.
Le texte de Valérie Dayre est très poétique et raconte de manière splendide la vie de ce chien privé de liberté.
Sara, elle, a créé des illustrations en double-page, alternant grand a-plat de couleur et portrait touchant du chien.

La fin, très dure et ouverte, le destine aux plus grands (et même aux très grands). Mais le geste fatal apparaît comme un acte de courage et l'ultime phrase permet de faire naître un nouvel espoir.

Les deux artistes ont eu la gentillesse de me dédicacer leur oeuvre au salon du Livre de Montreuil en 2007 :



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