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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:00
Il y a quelques mois, j'avais parlé des deux premiers volumes de cette série. Ces bandes dessinées, d'une grande qualité, m'avaient vraiment plu. J'ai donc été très heureux de pouvoir (enfin) me plonger dans le troisième tome.

Nous retrouvons donc Alan en Tchécoslovaquie, là où nous l'avions laissé à la fin du deuxième tome. La guerre est maintenant finie et il parle plus des gens qui l'entourent et des amis qu'il s'est fait parmi la population.
Ceci ne constitue que le début de ce troisième volume, qui raconte ensuite la vie d'Alan de son départ de l'armée jusqu'à nos jours.

Alan Ingram Cope narre très bien sa vie. Il est intéressant de voir comment chaque épisode du livre possède quelque chose de particulier. Rien n'est exceptionnel et, pourtant, on a l'impression que tous ces petits riens sont tous très symboliques. Le repas des renardeaux illustre bien ce que je veux dire (je vous laisse le découvrir, gniark, gniark, gniark ).

Alan est aussi quelqu'un qui a la mémoire des gens qu'ils rencontrent. On sent à travers la description qu'il fait d'eux qu'ils ont vraiment compter dans sa vie, même si les relations ont parfois été tendues. Il est honnête avec eux et avec lui-même, et n'hésite pas à reconnaitre les erreurs qu'il a pu connaître. Mais il fait preuve de beaucoup de tolérance et être ami avec lui est une chance.

Le récit, d'une grande intelligence, est toujours accompagné des splendides illustrations d'Emmanuel Guibert. Il s'est beaucoup documenté pour coller au mieux au récit et reproduire les paysages de l'histoire. J'ai beaucoup admiré se technique pour représenter la majesté d'un séquoia géant de Californie. Et le travail autour de la photo de Vera et Gerhart est incroyable et ne peut laisser de marbre.

Ce troisième volume a été pour moi un véritable plaisir de lecture, source d'interrogation sur la vie et les relations entre les hommes.

Les avis de Keisha, Sassenach, et Laurent sur les deux premiers tomes.

La Guerre d'Alan, 3 / Emmanuel Guibert, d'après les souvenirs d'Alan Ingram Cope. - L'Association, 2008. - (Ciboulette).
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 09:00

Brousaille, étudiant aux cheveux roux ébouriffés, vit seul avec son chat qu'il adore.
Aussi, quand celui-ci disparaît, le jeune homme décide de partir à sa recherche, malgré la nuit qui tombe. Cette escapade sera pour lui l'occasion de faire des rencontres extraordinaires et le point sur sa vie...

Brousaille, c'est un peu ma madeleine de Proust. A chaque que je lis une de ses (trop rares) aventures, malgré les années qui passent, je ne peux m'empêcher d'être à chaque fois impressionné et touché par la poésie qui s'en dégage.
Ses histoires, où se mêlent aventure et, on peut le dire, un peu de magie véritable sont un enchantement. D'autant que si vous aimez les chats, cette BD est faite pour vous.
Je vous encourage à la découvrir, même si vous n'aimez pas ce genre.

Brousaille : La nuit du chat / Bom et Frank. - Dupuis, 1989. - (Repérages).
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 09:00
Les 3 volumes de Blacksad sont en fait 3 histoires séparées. Mais comme quand vous en aurez lu un, vous lirez les trois, je me permets de les présenter ensembles


Blacksad est un détective indépendant, qui se frotte à des affaires souvent épineuses et sombres.
Dans le premier volume, il tente de retrouver l'assassin d'une de ses anciennes maîtresses. Dans le second, il se heurte au racisme dans une petite ville de province : les blancs veulent que les noirs comme Blacksad disparaissent. Dans le troisième et dernier volume (en attendant la suite), il fréquente une bande d'intellectuels qui cachent certains secrets.
Pour mener à bien ses investigations, il devra frayer avec des gens peu recommandables, faire preuve d'intelligence et parfois de violence, et surtout agir en faisant des entorses à sa morale.
Ah oui, j'ai oublié de vous dire : Blacksad est un grand chat noir. Car chaque personnage de cette bande dessinée est un animal.


Et c'est bien là que réside la grande originalité de cette série.
Les scénarios policiers de Juan Diaz Canales sont en eux-mêmes déjà excellents : on se prend au jeu de l'enquête et on tremble pour Blacksad, qui est un personnage extrêmement sympathique.
Mais les illustrations font de cette BD est un chef d'oeuvre. Juanjo Guarnido a travaillé pour les studios Disney. On sent qu'il y a appris un style inimitable. Chaque personnage est un animal anthropomorphes dont les caractéristiques physiques dévoilent un aspect de sa personnalité : les ours sont des costauds, le berger allemand un flic droit dans ses bottes...
Surtout, les dessins sont extrêmement fins et détaillés : de la véritable dentelle.


Bref, un excellent scénario couplé à des dessins extraordinaires donnent une BD détonante, appelée à devenir un classique.

Blacksad (3 volumes) / scénario de Juan Diaz Canales ; dessins de Juanjo Guarnido. - Dargaud, 2000-2005.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 09:00

Simon a 10 ans et est orphelin. Il vit chez le père Malgoire, avec Marinette et d'autres garçons sans famille. Malheureusement pour lui, il est juif et c'est l'Occupation : la France a perdu son combat contre l'Allemagne. Simon se voit donc éloigner pour le protéger du maire collaborateur.
Commence alors pour le jeune garçon un long parcours. Tantôt aidé et protégé, tantôt traqué et dénoncé, il connaîtra des moments de bonheur et des moments d'horreur, jusqu'à son arrivée à Auschwitz. Ce qui portera Simon pendant ces épreuves, c'est sa passion pour les oiseaux.


Splendide.
Il n'y a pas d'autres mots pour décrire cette superbe histoire.
L'histoire, émouvante et tragique, est basée sur une réalité historique. Ce qui est intéressant, c'est que les auteurs ne sont pas manichéens : chaque personnage, résistant, collabo ou spectateur, n'est pas tout blanc ou tout noir. Chacun porte au fond de lui sa part de ténèbres et de pureté.
La relation de Simon avec les oiseaux est symbolique : ils sont ses gardiens et ses amis. C'est une histoire sensible et vraie, représentée de manière fine et subtile, qui ne vous laissera pas indifférents.

Les avis de Mireille et de Gambadou.

L'envolée sauvage (2 volumes) / Galandon et Monin. - Bamboo, 2006. - (Angle de vue).
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:00

 

Au début du siècle, Matthew Montgomery travaille dans un ministère américain. Il a une femme et une fille, qu'il traite assez durement.

Quand elle se font toutes deux assassiner, il est effondré. Il décide de mener l'enquête.

Ses investigations l'emmèneront très loin à l'Ouest, là où le chemin de fer se construit sur des terres sauvages. Il y découvrira un monde à la limite de la civilisation, là où le plus fort fait sa loi.

Pour survivre et découvrir la vérité, Matthew commettra des actes auxquels il ne pensait même pas...


 

Mélange d'enquête policière historique et de western, cette bande dessinée de Desberg et Marini ne laisse pas son lecteur insensible.

Si l'enquête est rapidement résolue (on imagine très vite qui est le tueur), c'est l'ambiance qui prend le relais. L'Ouest sauvage représenté par les auteurs correspond tout à fait à l'image qu'on s'en fait.

Les illustrations de Marini, nettes et détaillées, sont superbes comme à son habitude.

En plus, quand une série tient dans 2 volumes, on ne boude pas son plaisir.


L'Etoile du désert (2 volumes) / Desberg et Marini. - Dargaud, 1996, 2001.

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 09:00

 

Valentine est en troisième.

Elle rigole avec son groupe de copines, Emilie, Julie et Yamina. Elle est secrètement amoureuse de Félix. Avec ses amies, elle se moque des filles des autres classes, va dans des soirées, regarde les garçons et parfois sort avec (mais c'est pas vraiment sérieux).

Avec sa mère, elle discute... un peu. Mais malgré tout, Valentine a du mal à être elle-même, à s'imposer.


Tel Flaubert parlant de Madame Bovary, j'ai envie de dire "Valentine, c'est moi". Vanyda a parfaitement capté l'état d'esprit d'un adolescent de cet âge, me rappelant des souvenirs (bons et mauvais).
La première gorgée d'alcool, le premier baiser, la première rupture, la manière de désigner celui qui va remplir la carafe d'eau à la cantine... tout cela sonne très vrai.

D'ailleurs, j'étais sûr qu'on était dans la même tranche d'âge : son site perso me donne raison.


J'aime également beaucoup son style, entre ligne claire et manga. Un véritable coup de coeur.

 

Et un cri pour conclure : Vivement la suite !!! (2 autres tomes à paraître : Celle que je voudrais être et Celle que je suis).


Le site de Vanyda.

 

Plein d'autres avis sur le Net : Lecture et cie, Kroniks, Finette, Clarabel...


Celle que je ne suis pas / Vanyda. - Dargaud, 2008.

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 09:00
Dans ces 2 livres, Aurélia Aurita raconte son aventure sensuelle et amoureuse avec Frédéric Boilet, dessinateur de bande dessinée. Elle le fait sans aucun tabou, nous décrivant sans gêne la partie sexuelle de leur relation.


Si le premier volume est basée en grande partie sur leurs jeux amoureux, le second est plus complexe. Si les plaisirs corporels sont encore présents, elle nous raconte plus les évènements qui marquent la vie d'un couple, l'amour et l'attachement réciproques qui s'installent.


C'est très intéressant et l'histoire ne s'embarrasse pas de fausse pudeur. Peut-on tout dire de soi dans un livre sans tomber dans l'exhibitionnisme ou le voyeurisme ? Oui, nous en avons ici la preuve.

Délicatement sensuel et terriblement sexuel, à mettre dans (presque) toutes les mains.

Les avis de Laure, Clarabel et Cathe.

Fraise et chocolat (2 tomes) / Aurélia Aurita. - Les Impressions Nouvelles, 2007.
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 08:00

En Côte-d'Ivoire, en 1978, Aya a 19 ans. Elle vit dans le quartier de Yopougon, entourée de sa famille et de ses amis. Tout ce petit monde se croise, se parle, se dispute, se réconcilie et s'aime. Aya, qui veut devenir médecin, les observe tous, pris dans leurs rêves et leurs illusions.


Marguerite Abouet a réussi à rendre tous les détails qui nous font vivre réellement ce qu'est (qu'était ?) la vie en Afrique à cette époque. Elle le fait avec talent, le texte rendant très bien l'accent et les manières de parler : on s'y croirait ! Mais surtout, elle donne une image à milles lieux de tous les clichés que l'on peut avoir. Clément Oubrerie illustre très bien son récit grâce à son trait fin et précis.


La partie finale, qui explique certaines traditions et donne des "trucs" culinaires et vestimentaires, est à découvrir.

Aya de Yopougon (3 tomes) / Marguerite Abouet, ill. Clément Oubrerie. - Gallimard, 2005-2007.
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 08:00

Après avoir perdu ses parents, Fanny est envoyée à  Blacktales, chez Lord Charleston qui a accepté de l'accueillir. La demeure, immense, grandit sans cesse. Et Fanny est obligée d'apprendre les 748 règles qui régissent la vie de la demeure. Elle y rencontre aussi plusieurs personnages : Lady Habanera, la femme de Lord Charleston, Monsieur Gavotte, son précepteur, Monsieur Surf, le maître des cuisines, Passepied, un marmiton curieux...

Elle apprendre aussi ce qui motive la recherche d'une fameuse plume. Blacktales appartient à Monsieur Noir. Celui-ci signe un bail de 7 ans avec celui qui possède la plume. Or, deux camps s'oppose pour devenir le maître de Blacktales : les Tohu, auxquels appartient Lord Charleston, et les Bohu, dirigés par Monsieur Surf. Fanny, d'abord innocente, comprendra l'intérêt qu'il y a à posséder la plume...

Drôle et violente, cette BD est inspirée d'une multitude d'univers, de Walt Disney à Alice aux Pays des Merveilles. On rit puis on frissonne en suivant Fanny à travers Blacktales à la rencontre de personnages ridicules ou effrayants. Les symboles sont nombreux et la fin surprenante. A découvrir.

Monsieur Noir / texte de Jean Dufaux, ill. de Griffo. - Dupuis, 1999. - (Aire libre).
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 06:00
Pilules Bleues / Frederik Peeters. - Atrabile, 2002. - (Flegme).

Encore un journal en BD ? Eh bien oui. Mais celui-ci est particulier. Frederik Peeters raconte comment il est tombé amoureux d'une jeune femme divorcée, avec un enfant. Celle-ci lui a avoué dès le début de leur relation que son fils et elle étaient séropositifs. En plus de devoir trouver sa place auprès d'un enfant qui n'est pas le sien, il va devoir comprendre et appréhender le SIDA et surtout vivre avec.Il raconte son histoire tout en douceur, sans rien cacher de ses doutes, de ses craintes et de ses préjugés. Heureusement pour lui, un médécin très humain va l'aider à avancer. Et puis l'amour pour cette femme le porte au-delà de ce qu'il aurait cru. Il apprendra comment le virus se transmet, comment on peut supporter les traitements et comment vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête.

Un ouvrage fort et tendre.
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