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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 20:48

Update du 21 juin 2012 :

Mises à jour des liens vers la description de la formation initiale des bibliothécaires d'Etat, ainsi que de l'ajout des pistes proposées par l'Enssib pour le logement. Ces modifications interviennent suite au commentaire de Thomas C. (pseudo sous lequel se cache le responsable de cette fameuse FIBE, maître spirituel à tous, blogueur prolifique, ayant eu sous sa responsabilité des fibiens alphabétiques et numériques et qui fait preuve d'une patience infinie). Un grand merci à lui pour ces remarques et pour tout le reste !

 

Maintenant que les résultats du concours de bibliothécaire d'Etat 2012 sont tombés, je me dis qu'il est temps d'écrire cet article qui me trotte dans la tête depuis un certain temps. Avoir ce concours, c'est bien, mais après, qu'est-ce qu'il se passe ? Voici donc un retour personnel sur ce qui s'est passé en 2011. Vous pensiez avoir assez souffert ? Eh bien, tenez encore un peu

 

1) Le choix des postes

 

Tout d'abord, il faudra prendre connaissance des postes vacants ouverts aux concours sur le site Poppee (vous admirerez au passage la modernité de ce site Internet tellement hype qu'il se permet de reprendre en intégralité le graphisme des sites Web 1.0 de première génération). Cela vous permettra de repérer les bibliothèques où vous pourrez postuler.

 

Il faudra alors contacter les directeurs de ces structures, pour prendre connaissance des fiches de postes, ceux-ci ne figurant pas sur Poppee. Attention, il se peut que les numéros de téléphone fournis soient erronés. Heureusement, toute bibliothèque qui se respecte possède aujourd'hui un site Web où figurent ses coordonnées

 

dedale-copie-1.jpg

L'heure du choix a sonné pour les bibliothécaires

Par Mister Kha CC-BY-NC

 

A partir de là, ça se complique. Si le poste vous intéresse, la majorité de directeurs ou des futurs responsables hiérarchiques souhaitent avoir une entrevue avec vous. Rien d'illogique, puisque vous êtes des futurs cadres : certains exigent donc de vous rencontrer et n'émettront pas un avis favorable si cela ne se fait pas. Donc mettez à jour votre CV, prévoyez de vous libérer les premières semaines de juin, faites vous belle/beau et soyez mobiles. Ces rencontres sont très importantes pour connaître la structure, le contexte et les personnes avec qui vous allez travailler. Honnêtement, le mieux est de s'imaginer qu'on passe un entretien d'embauche.

 

Une fois les postes visités et les retours des responsables hiérarchiques connus, il vous faudra émettre 6 voeux d'affectation dans l'odre qui vous intéresse, au plus tard la troisième semaine de juin (de tête).

 

 

2) Les affectations

 

En 2011, elles ont été annoncées le 8 juillet après réunion de la commission.

 

Pour ce que j'en ai compris, ce sont les critères suivants qui vont jouer : vos voeux, les avis des directeurs des structures, votre situation familiale et votre classement au concours.

 

3) Des papiers, des papiers...

 

Durant cette période, attendez-vous à remplir beaucoup de papiers administratifs. Soyez donc au point sur votre parcours (si, si, on vous le demande encore) et prévoyez des photocopies d'à peu près tout : pièce d'identité, attestation JAPD, certificat de PACS ou de mariage, derniers contrats ou arrêtés, diplômes, livret de famille... Le mieux est de les scanner et de les imprimer à la demande.

 

4) L'Enssib

 

Eh oui, après le concours de bibliothécaire, vous passerez 6 mois à l'Enssib, situé à Villeurbanne, à partir d'octobre jusqu'à fin mars. Au programme : cours, stage (en janvier) et devoirs à rendre. Le programme et toutes les informations nécessaires sont ici. Vous intégrerez alors la FIBE (Formation Initiale de Bibliothécaire d'Etat) et rejoindrez la grande confrérie des Fibiens

 

Pour le côté pratique, restaurant administratif à deux pas et horaires aménagés pour rentrer chez soi la plupart du temps, les cours commençant en général le lundi après-midi et se finissant le vendredi midi.

 

Que dire de la formation ? Eh bien je crois que l'article de 27point7 résume bien la situation. Il n'y a pas grand chose à ajouter, sinon qu'il faut profiter de la situation pour essayer de se glisser dans son futur rôle (à défaut de son futur poste), prendre des contacts, creuser les questions qui vous intéressent, échanger, nouer des liens, mettre des têtes sur les blogueurs, se faire des amis et s'amuser (en pause ou en dehors).

 

Pour moi, après deux mois en poste, je dois reconnaître que cette période a été une parenthèse formidable et nécessaire pour passer du territorial à l'université.

 

babyf.jpgLe sport officiel de l'Enssib.

Par zigazou76 CC-BY

 

 

5) Le logement

 

"Demerdasek" comme dirait l'autre. Surtout que les contraintes se cumulent, avec des étudiants déjà installés et une location sur 6 mois. Heureusement, Lyon est une ville étudiante et les solutions sont nombreuses. L'enssib recense déjà plusieurs pistes de recherche.

 

Si vous n'avez pas de collègues, amis ou famille dans le coin, les résidences étudiantes sont nombreuses, même s'il vous faudra débourser un loyer plus élevé. Pour ma part, j'ai tenté ma chance à la résidence des Etats-Unis. L'emplacement est excentré ce qui pose problème pour les transports (surtout après les soirées) mais le coin est tranquille, les chambres propres et le loyer raisonnable.

 

6) Et les sous ?

 

Grande question que celle-ci à laquelle je n'aurais pas toutes les réponses. De plus, je ne parle ici que du cas où vous êtes affectés dans un établissement d'enseignement supérieur. Pour les personnes affectées à la Ville de Paris, vous êtes rattachées et donc rémunérées par celle-ci.

 

Sachez que pendant votre formation initiale, vous serez payé par l'Enssib. Votre traitement se composera du régime indemnitaire et de l'indemnité de résidence, auxquels s'ajouteront selon votre situation le complément familial, le remboursement des transports en commun...

 

Et l'indice me demanderez-vous ? Eh bien pour cela, il faut consulter la grille indiciaire du corps de bibliothécaire. Si c'est votre premier emploi, vous commencerez à l'échelon 1. Si comme moi vous êtiez titulaire en catégorie B, il faut se rapporter au décret n° 2006-1827 du 23 décembre 2006 relatif aux règles du classement d'échelon consécutif à la nomination dans certains corps de catégorie A de la fonction publique de l'Etat, notamment à son article 5. Pour les autres situations, ne vous en faites pas, le même décret contient des informations qui peuvent vous intéresser et le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche veille au grain.

 

Toutes ces informations seront reprises dans un arrété émis par le ministère (nomination en tant que bibliothécaire stagiaire, affectation au 1er avril, échelon de (re)classement et éventuellement ancienneté). Une fois en poste au 1er avril, en plus du traitement indiciaire, la plupart des structures proposent un régime indemnitaire. Ces primes varient d'un établissement à l'autre

 

*****

 

Voilà en gros ce qu'il est possible de dire d'après mon expérience personnelle. Les Fibiens (et notamment mes très chers FIBE01)  de passage peuvent commenter pour faire part de leur expérience et corriger ce qui est erroné.

 

Chers FIBE02 (et suivants), c'est à vous de jouer !

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 18:50

Le 25 mai 2011 a eu lieu le concours de bibliothécaire territorial, internet et externe. Ce n'était d'ailleurs pas le seul, puisque les concours d'assistant (si, si, il y en avait un), d'assistant qualifié et de conservateur. Cette situation a d'ailleurs été dénoncée par l'ABF. Je suis moi-même très sceptique sur cette organisation le même jour, car je crois que les effets seront contre-productifs. A vérifier lors de la parution des statistiques. Bref, revenons aux épreuves.

 

Pour le concours interne, elles sont au nombre de deux : la note de synthèse et l'étude de cas.

 

La note de synthèse

 

Intitulé de l'épreuve :

 

Note de synthèse établie à partir d'un dossier portant, au choix du candidat, soit sur les lettres et les sciences humaines et sociales, soit sur les sciences exactes et naturelles et les techniques, soit sur les sciences juridiques, politiques ou économiques (durée : trois heures ; coefficient 2).

 

 

Le sujet :

 

Vous être bibliothécaire territorial dans la ville de X. Le directeur de votre médiathèque vous demande de rédiger à son attention, exclusivement à l'aide des documents joints, une note de synthèse sur la littérature jeunesse aujourd'hui et son influence sur la lecture.

 

  • Document 1 : "Etes-vous pour une jeunesse sans littérature ?" - lemonde.fr - 07/04/2010 - 1 page.
  • Document 2 : "La littérature, un art nouveau à l'école" - BBF, t. 49, n°1 - 2004 - 3 pages.
  • Document 3 : "Comment donner le goût de lire à nos enfants ?" - suite101.fr - 01/02/2010 - 2 pages.
  • Document 4 : ""Les jeunes lisent" ou le prototype de l'escroquerie intellectuelle" - Blog du Figaro - 02/12/2010 - 2 pages.
  • Document 5 : "Le livre protège de la vérité qui tue" - Le Monde - 03/12/2010 - 3 pages.
  • Document 6 : "La littérature jeunesse doit-elle entrer dans les salles de classe ?" - Cahiers pédagogiques - 07/04/2008 - 3 pages.
  • Document 7 : "La littérature jeunesse a bien changé" - La Croix - 25/11/2009 - 2 pages.
  • Document 8 : "Littérature jeunesse : la bibliothèque idéale" - Cyberpresse.ca - 21/09/2008 - 3 pages.
  • Document 9 : "Lisez jeunesse !" - lexpress.fr - 24/11/2010 - 1 page.
  • Document 10 : "Comment notre cerveau s'adapte-t-il au net ?" - telerama.fr - 23/07/2009 - 3 pages.
  • Document 11 : "Les jeunes lisent, mais pas comme avant" - Journal du CNRS - 24/11/2010 - 2 pages.

 

Le dossier comportait 26 pages, dont le sommaire.

 

Impressions :

 

Nouveauté par rapport aux anciennes notes : l'apparition d'une commande, qui entraînait la rédaction d'un timbre en début de copie. C'est la première fois que je vois ça dans une note de synthèse pour le concours de bibliothécaire. En même temps, la note de cadrage le mentionnait. Il ne fallait donc pas être surpris.

 

Les textes en eux-mêmes étaient simples et compréhensibles. Le dossier était même légèrement plus court que d'habitude, avec 25 pages de texte, contre 30 parfois.

 

Par contre, j'ai buté sur la deuxième partie du sujet. L'influence de la littérature jeunesse sur la lecture ne m'a pas sauté aux yeux dans les articles. J'ai donc dû louper quelques éléments importants.

 

Enfin, le plus dur était de rester neutre et de prendre en compte le point de vue de certains textes. Je pense notamment aux documents 4 et 9, ce dernier étant le texte de François Busnel et son idée que littérature jeunesse = invention marketing (à ce sujet, je vous invite à lire la réponse d'Alain Serres à cet article, par exemple sur le blog de La luciole masquée).

 

Facile et difficile à la fois donc.

 

 

L'étude de cas

 

Intitulé de l'épreuve :

 

Une étude de cas portant sur :
a) Pour la spécialité bibliothèques : les aspects de la gestion d'une bibliothèque ;
b) Pour la spécialité documentation : les aspects de la gestion d'un centre de documentation ou d'un réseau documentaire.
(durée : quatre heures ; coefficient 3).

 

Le sujet :

 

Un peu long à recopier, du coup je passe en mode image. En gros, il s'agissait de mettre en place une offre dans le domaine du soutien à la formation. Cliquez dessus pour la voir en plu grand.

 

ECbib2011ECbib2011 001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les impressions :

 

Eh bien, l'épreuve correspondait à ce qui était attendu : une véritable mise en situation professionnelle, avec une commande précise et des contraintes. Parmi celles-ci, faire des propositions à budget constant et des ressources humaines faibles.

 

Cependant, en préparation, les dossiers contenaient quelques articles donnant des pistes ou des idées pour la mise en place d'actions. Ici, rien de tout cela. Il fallait donc compter uniquement sur ses connaissances du domaines et en s'appuyant sur son expérience, en l'adaptant au contexte.

 

J'ai donc eu l'impression de travailler sur un cas assez balisé, mais dans un cadre contraignant.

 

 

Les résultats seront publiés le 8 juillet 2011. En attendant, bon courage à tous !

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 15:05

Bonjour tout le monde,

 

Après un long silence (expliqué par le titre du billet ), voici venu le temps de réactiver Blabla Bibli !

 

Et pour ce réveil, quoi de mieux qu'un retour sur les oraux du concours interne de bibliothécaire d'Etat. Pour un témoignage sur les oraux du concours externe, vous pouvez consulter le blog de Vingt-sept point sept. Et pour les écrits, le sujet de l'étude de cas interne, c'est par là.

 

Et avant de commencer, félicitations à tous les candidats reçus !

 

Pour le concours interne, il y a deux épreuves orales :  un entretien de culture général et un entretien de motivation professionnelle.

 

 

EPREUVE 1 : L'ENTRETIEN DE CULTURE GENERALE

 

Le jury était composé de trois personnes : 2 conservateurs et 1 bibliothécaire.

 

Le texte tiré au sort est un article tiré du Monde des Livres du 3 février 2011. Il s'agissait d'un article de Michel Contat sur Serge Doubrovsky, le père de l'autofiction.

 

Après une vague de sueur froide, j'ai réussi à réaliser un commentaire en 3 parties :

 

1) Définition de l'autofiction : entre roman et autobiographie : une chance, la définition était dans l'article. Cette première partie est très descriptive et basée uniquement sur des éléments du texte ;

 

2) Les problèmes posés par l'autofiction : l'intérêt (je me suis souvenu de la critique du dernier livre de Doubrovsky dans Le Masque et la Plume), les personnages réels cités dans le texte (affaire PPDA et affaire Christine Angot) et la question de la vérité (affaire Camille Laurens / Marie Darrieussecq)

 

3) L'autofiction a-t-elle un intérêt ? : A mon avis, oui si elle apporte une analyse, une nouveauté et une créativité.

 

Après cela, j'ai eu droit à une vague de questions basées sur le texte, mon commentaire et les réponses que j'ai faite aux premières questions (toujours faire attention aux perches que l'on tend au jury). Je vous les retranscris telles que je m'en souviens. L'ordre chronologique n'est pas forcément respecté :

 

- Comment vérifie-t-on la fiabilité d'une source ?

- Quelles sont les sources pour une autobiographie ?

- Sont-elles invérifiables ou non-fiables ?

- Quelles sont les sources de Wikipédia ?

- Quel est le lien avec Wikipédia et le dernier roman de Michel Houellebecq ?

- Qu'est-ce qu'un document libre de droit ? (j'ai d'abord pensé aux licences Creative Commons avant de penser aux oeuvres tombées dans le domaine public)

- Qu'est-ce que le droit d'auteurs ? (Pareil, j'ai d'abord pensé à la rémunération de l'auteur, avant de penser aux droits moraux et aux droits patrimoniaux)

- Quelles sont la durée des droits patrimoniaux ?

- Que s'est-il passé pendant la guerre concernant les droits patrimoniaux ? (vous voyez qu'il faut faire attention aux perches que vous tendez : cette question provient de ma réponse précédente)

- Connaissez-vous une autre autobiographie ?

- Quel est le prénom de Rousseau ?

- Pouvez-vous situer cet auteur et ses idées ?

- Connaissez-vous une institution dans l'Oise qui porte le nom  de Rousseau ? (je n'ai pas su répondre. Je suppose que la réponse est ici)

- Conseilleriez-vous Wikipédia à n'importe qui ?

- Utilisez-vous Wikipédia ?

- Qu'est-ce que la post-modernité ?

- Qui est Claude Simon ? (je n'ai pas su répondre à ces deux questions. Après m'avoir expliqué qu'il s'agissait d'un auteur du Nouveau Roman, j'ai pu rebondir sur les éditions de Minuit et citer le nom d'Alain Robbe-Grillet)

- Pouvez-citer un prix de littérature jeunesse ? Un deuxième ?

- Quel est l'avenir pour la consultation des textes libres de droit ?

- Gallica signifie-t-il quelque chose ?

- Vous avez dit : http://gallica.bnf.fr. Qu'est-ce que c'est ?

- Les oeuvres de Rousseau sont-elles tombées dans le domaine public ?

- Que trouve-t-on dans Gallica ?

- Comment les documents sont-ils présentés dans Gallica ?

- Pourquoi un mode image et un mode texte ?

- En dehors du prix Médicis, pouvez-vous citer un autre prix littéraire et un prix non littéraire ?

- Le Goncourt est-il le plus célèbre ou le plus prestigieux des prix littéraires ?

- New York est écrit dans le texte. Pouvez-vous dire quelque chose sur sa typographie ? Où se trouve New York ? Quel est la différence entre New York et New York City ? Êtes-vous sûr que NYC est dans l'état de NY ?

 

 

EPREUVE 2 : L'ENTRETIEN DE MOTIVATION PROFESSIONNELLE

 

Le jury était composé de trois personnes : 2 conservateurs et 1 bibliothécaire.

 

Pour cette épreuve, les candidats devaient envoyer dans les 15 jours suivant la parution des résultats d'admissibilité un dossier de Reconnaissance des Acquis de l'Expérience Professionnelle. Il est consultable sur le site du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Ce n'est pas ce dossier qui est noté (alors que c'est le cas dans les concours ITRF), mais il est de base à l'entretien.

 

Le texte tiré au sort était extrait de Liaisons Sociales Magazine du 01/02/2010. Il portait sur l'introduction de l'interim dans les fonctions publiques Etat et territoriale.

 

Là encore, mon commentaire était en trois parties :

 

1) Les avantages de l'interim : moins d'absentéisme, continuité du service public, avantages pour les intérimaires.

 

2) Les inconvénients de l'interim : coût, précarisation, spécificité du statut de fonctionnaire.

 

3) Mon avis : l'interim peut être intéressant sur des missions courtes, bien définies et demandant peu de qualification.

 

Les questions posées ont d'abord concernées mon commentaire, avant de passer sur mon parcours et mon expérience. Là aussi, la  chronologie n'est pas obligatoirement respectée :

 

- Quel est le risque pour les équipes par rapport à l'emploi d'intérimaires ?

- N'y a-t-il pas un avantage pour les intérimaires par rapport à un poste de fonctionnaire ?

- Quelles tâches confieriez-vous à un intérimaire ?

- Quel élément de votre dossier RAEP vous paraît important ?

- Y a-t-il des postes qui correspondent à ce que vous recherchez ?

- Au-delà de cet aspect (j'avais axé mes précédents réponses sur l'accueil et les services aux usagers), quelles autres missions peuvent être confiées à un bibliothécaire ?

- Pensez-vous être bien managé ?

- Feriez-vous différemment de votre manager ?

- Vous écrivez que vous effectuez une veille à l'aide d'outils Web 2.0. Expliquez en quoi cela consiste.

- Vous participez à des groupes de travail. Sont-ils internes à votre structure ?

- Les conflits concernent aussi les usagers. Y avez-vous déjà été confronté ?

- Avez-vous participé à des projets pour améliorer l'accueil des usagers ?

- Qu'est-ce qu'un pouvoir régalien ?

 

 

RESSENTIS ET RESULTATS

 

Outre le soulagement ressenti à la fin des oraux, j'étais plutôt content du déroulement de ces épreuves.

 

D'une part, les conversations avec les autres candidats et les personnes en charge de l'organisation étaient vraiment intéressantes et sympathiques. Je n'ai pas ressenti de concurrence et toutes les questions posées ont trouvé une réponse. Le personnel était vraiment à l'écoute et nous aidait à nous détendre. L'attente était juste un peu longue (entre une heure et une heure et demi de décalage entre l'heure de la convocation et le début de l'épreuve) mais des bouteilles d'eau étaient à disposition.

 

D'autre part, les jurys étaient vraiment très bien. On sent qu'ils ne sont pas là pour "casser du candidat", mais vraiment pour nous pousser au bout de nos capacités. A la sortie, le sentiment est donc celui que j'espérais : pas sûr d'avoir le bon niveau, mais pas de désespoir. Juste le souvenir d'une discussion professionnelle poussée au maximum.

 

Et les résultats ? Eh bien ils sont tombés vendredi 13 mai pour les internes (courages les externes : ça sera probablement demain !). Je suis admis !

Les épreuves les mieux réussies sont l'étude de cas et l'entretien de culture générale. L'entretien de motivation professionnelle a un peu moins bien marchée.

 

 

REMERCIEMENTS

 

- A la famille et aux amis, pour tous leurs messages et leur soutien ;

- Aux collègues anciens, actuels et twittesques, pour leurs encouragements ;

- A Scrubs et aux Monty Python, pour les éclats de rire ;

- Aux appli Angry Birds, Paradise Island et Wikipedia, pour être restés dans mon smartphone pendant l'attente ;

- A toutes les chansons inavouables, pour le défoulement ;

- A tous les anciens candidats qui ont partagé leur expérience sur Internet.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:37

A la suite de Liberlibri, qui présente l'épreuve de dissertation et de note de synthèse du concours de conservateur externe, voici le sujet de l'étude de cas pour le concours de bibliothécaire interne.

 


Etude de cas portant sur les aspects de la gestion d'une bibliothèque ou d'un réseau documentaire

Durée : 4 heures

Coefficient 4

 

Vous êtes bibliothécaire au SCD de l'Université d'Alembert, affecté(e) à la BU pluridisciplinaire Centre-ville, et avez entre autres la responsabilité des collections de sciences et sciences de l'ingénieur.

En février 2009, le directeur de l'IUT A voisin -il se trouve à 300 mètres de la BU- a fait part à votre directrice de deux problèmes : sa bibliothèque (associée au SCD) connaissait une baisse constante de la fréquentation ; parallèlement, l'IUT manquait de place pour ses activités de formation continue.

L'étude fondée sur l'analyse du catalogue collectif du SCD et sur les statistiques fournies par le SIGB commun et l'Enquête statistique générale auprès des bibliothèques universitaires a conclu à la faisabilité de l'opération, malgré une légère insuffisance des espaces en libre accès de la BU. L'intégration complète de la bibliothèque a donc été proposée aux instances compétentes, qui l'ont validée.

 

En septembre 2010, vous recevez délégation de votre directeur pour conduire ce projet qui devra être opérationnel à la rentrée 2011. Conscient(e) des enjeux, mais aussi des difficultés de l'entreprise, vous rédigerez une note à l'attention du directeur de la bibliothèque exposant (en vous appuyant sur les documents fournis) la méthode, le calendrier et les moyens -tant matériels qu'humains et organisationnels- que vous comptez mettre en oeuvre pour que les étudiants et les personnels de l'IUT soient accueillis dans les meilleures conditions dans leur nouvelle bibliothèque à compter du 1er septembre 2011. Vous ferez aussi toutes les préconisations utiles pour assurer sur la durée la prise en compte de leurs besoins.

 

Dossier joint (9 pages) :

- Document 1 : Organigramme de l'Université d'Alembert

- Document 2 : Le SCD de l'Université d'Alembert

- Document 3 : Le cadre réglementaire

- Document 4 : L'IUT A

- Document 5 : La BU Centre-ville

- Document 6 : Synthèse des principales données quantitatives


 

On passera sur le fait que dans l'exposé la directrice qui se transforme en directeur (ah, les mouvements de personnel) et que dans l'organigramme du SCD que des noms personnes soient indiqués sans que l'on sache si c'est nous ou pas.

 

Contrairement au dernier concours de bibliothécaire de 2009, qui comportait une question relative à la gestion d'une bibliothèque, cette session se rapproche de ce qu'on peut trouver dans le concours territorial, la note de synthèse en moins. Et si, comme le souligne le rapport de l'IGB, on pouvait se projeter en 2009 dans le cadre d'une bibliothèque de lecture publique ou universitaire, ce n'est plus le cas ici. Du coup, peu familier des BU, je crains d'avoir loupé un aspect important du milieu universitaire. Mais bon, la base métier est la même.

 

Alors quand on ferme une structure pour l'intégrer dans une autre, on parle collections, personnel, déménagement, communication et formation des usagers. Les documents fournissaient assez de billes pour s'en sortir, malgré un côté foisonnant (que faire par exemple des cotes validées du SCD en sciences et sciences de l'ingénieur des classes 0 et 6 ?).

 

Pour la présentation, j'ai fait un classique deux parties / deux sous-parties, avec un plan progressif (travail interne préalable, déménagement, communication, formation). La préparation au concours de bibliothécaire territorial s'applique très bien sur ce sujet, qui est proche de ce que j'ai pu préparer (le côté universitaire en plus). On verra si ces impressions se confirment.

 

D'une manière générale, je trouve que ce type de sujet est bien adapté à un concours interne, basé sur l'expérience. Le tout garde un côté artificiel mais reste très pragmatique et en lien avec le métier. Donc, plutôt positif.

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 08:00

Bonjour,

Je relaie ici un texte proposé par Mémoire de Silence et qui sera publié simultanément sur plusieurs blogs de bibliothécaires. Je soutiens totalement ces propos. Les collègues de la bibliothèque départementale de la Somme ont mené un formidable travail, qui n'a pu aboutir pour cause d'une censure incompréhensible.

 

La censure. Une affaire ancienne ?

 

En décembre 2008, la revue Bibliothèque(s) de l'ABF publiait un numéro consacré à cette thématique. Dans son introduction au dossier, Michel Melot, ancien président du Conseil supérieur des bibliothèques faisait remarquer qu' "une des leçons que l'on peut tirer [des censures subies], sur laquelle il est possible d'agir, est l'isolement des bibliothécaires victimes de censures de la part de leurs tutelles".

 

Pour témoigner de son engagement, qui est celui de tous les bibliothécaires, pour la liberté d’expression, l'ABF (l'Association des Bibliothécaires de France) a décidé de briser cet isolement, de soutenir les auteurs et les professionnels censurés - notamment les collègues de la BDP de la Somme et de publier le catalogue de l'exposition "Quand les illustrateurs de jeunesse dessinent pour les grands" sur-titrée "Pour adultes seulement".

 

 

25 illustrateurs pour la jeunesse mondialement connus ont été conviés à dessiner « pour les grands », parmi eux : Bachelet, Claveloux, Gauthier, Heitz, Joos, Lemoine, Maja, Nicollet, Ungerer, Zaü, Zullo, auxquel s’est joint Leo Kouper, le grand affichiste auteur de l’affiche d’Emmanuelle et de Le père Noël est une ordure. Ils ont récoltés de nombreux prix, été publiés par les plus grands éditeurs, en France et dans le monde, dans la presse, du Monde au New Yorker, en passant par le Magazine littéraire ou Lire…


L’exposition prévue à la Bibliothèque de prêt de la Somme a été interdite 11 jours avant son vernissage par son commanditaire, le conseil général.


La presse nationale (Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Le Canard enchaîné, Art Press, France Inter, France Culture…), ainsi que l’Observatoire de la censure et la Ligue des Droits de l’Homme se sont élevés contre ce cas de censure brutal et stupide.

 

Une large sélection de l’exposition interdite (31 dessins drôles et émouvants) et les projets d’affiches de Léo Kouper (Emmanuelle) sont précédés d’un historique de l’affaire et suivis d’un éloquent florilège de la presse.

 

Pascal Wagner, président de l'ABF, en préface au catalogue explique : "En décidant de publier le présent catalogue d'une exposition élaborée par une bibliothèque dans le cadre de ses interventions culturelles et déprogrammée par la tutelle administrative de ladite bibliothèque, l'ABF souhaite émettre un signal à propos du problème récurrent de la censure en bibliothèque - une piqûre de rappel, en quelque sorte."

 

Chers collègues, chers lecteurs, si vous voulez vous procurer ce catalogue, soutenir le travail de nos collègues, ne pas laisser le silence nous dicter sa loi, dirigez vous directement vers le libraire de votre marché public (pour les bibliothèques) ou sur le site de l'ABF (pour tous). Et faites connaître ce livre dans votre bibliothèque...

 

Laissons Michel Melot conclure : " Rien ne sert de se flatter de liberté nationale : l'histoire nous apprend que la censure a une longue histoire en France et que ses formes actuelles s'ancrent dans la tradition d'un pouvoir central fort et d'une administration puissante, qui laissent le citoyen souvent démuni. Tel est le bibliothécaire, sans défense devant une tutelle qui lui dicterait une politique sectaire contraire à ses propres idéaux. Les grands principes ne servent à rien dans une bonne justice".

 

Pour adultes seulement 80 p., 31 planches quadri, 21x23 cm, sous couverture quadri avec rabats et sous bande rouge : « Couic sur la chose » (Le Canard enchaîné).

Prix : 13 € / ISBN : 978-2-900177-35-8

Diffusion : ABIS, 31, rue de Chabrol – 75010 Paris / Tél. 01 55 33 10 30 / Fax 01 55 33 10 31

Sortie le 20 novembre.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 23:00
Aujourd'hui a eu lieu le premier club de lecture jeunesse dont je suis le référent à mon travail. Beaucoup de stress pour au final un très bon moment. Je vous propose de partager avec vous ce projet pour avoir vos retours, idées, remarques sur l'organisation et le choix de lectures.


Le projet général

Pour tisser des liens avec les usagers et mettre en valeur notre fonds, il a été créé à la bibliothèque un club de lecture adulte, un club de lecture et des rencontres bébés-lecteurs.
Comme je m'occupe de la littérature jeunesse, j'ai été volontaire pour animer le club de lecture jeunesse.

La forme de ces rencontres doit bien sûr être la convivialité. Les échanges sont à privilégier. les participants sont libres de parler de leurs lectures.
Il n'y a pas d'inscription préalable nécessaire.

Le nom de cette animation est le Club Kid et Lire (ben oui, j'ai recyclé le nom du blog Kidélire ).
La communication a été réalisée par la communication de la ville, avec des flyers portant un logo spécifique et des affiches. Une annonce a également été entrée dans le site Internet de la bibliothèque, qui n'était à ce moment-là accessible uniquement dans les locaux de la bibliothèque (si, ça existe un site comme ça ).
L'information a également été diffusée auprès de certains instituteurs.

Le temps pour chaque session est de une heure trente, le mercredi de 16h30 à 18h00. Le Club doit se réunir une fois par mois.

Enfin, il est ouvert aux enfants et aux jeunes de 8 à 15 ans.


La préparation

Je me suis retrouvé face à deux incertitudes. La première portait sur l'âge des participants : à 8 ans et à 15 ans, les lectures ne sont pas les mêmes. La seconde sur le fait que les enfants viennent avec leur lecture.

J'ai donc préparé une liste de titre à présenter. Les voici :

- Abarat de Clivre Barker ;
- Archeopolis de Pierre-Marie Beaude ;
- Vendeur de cauchemars d'André Benchetrit ;
- Alors, partir ? de Julia Bilet ;
- L'oeuf du démon d'Eric Boisset ;
- Un ticket pour la lune de Franck Cottrel Boyce ;
- La mine à bonbecs d'Irène Cohen-Janca ;
- L'équipe des bras cassés de Vincent Cuvellier ;
- Le premier chien de Jean-Luc Déjean ;
- Momo de Michael Ende ;
- Le chemin de sable de Pascal Garnier ;
- 35  kilos d'espoir d'Anna Gavalda ;
- Cinq degrés de trop de Christian Grenier ;
- L'étoile de Kazan d'Iva Ibbotson ;
- Wahid de Thierry Lenain et Olivier Balez ;
- Baby-sitter blues de Marie-Aude Murail ;
- L'évasion de Kamo de Daniel Pennac ;
- Le bonhomme kamishibaï d'Allen Say.

Cette sélection est basée sur mes lectures favorites et sur l'âge auquel ces ouvrages s'adresse. J'ai également introduit deux albums "pour grands".

Le temps de préparation a été d'environ deux heures.


La séance

Au total, 18 enfants ont participé à la séance, du CM1 à la cinquième. 3 adultes étaient présents : une institutrice (merci à elle pour ses interventions), une bibliothécaire d'école primaire et moi.

Après une présentation du club et de chacun, je me suis lancé le premier pour la présentation. Le souhait des enfants était de découvrir un ouvrage drôle. J'ai donc présenté Un ticket pour la lune de Franck Cottrel Boyce.

Les enfants se sont ensuite lancés. Ils ont présentés les ouvrages suivants :

- Moi un lemming d'Alan Arkin ;
- Le jour où j'ai raté le bus de Jean-Luc Luciani ;
- Stormbreaker (Alex Rider) d'Anthony Horowitz ;
- Harry Potter de J. K. Rowling ;
- Chat perdu de Jean-Noël Blanc ;
- Les Colombes du Roi-Soleil d'Anne-Marie Desplat-Duc ;
- 35 kilos d'espoir d'Anna Gavalda ;
- Tara Duncan de Sophie Audoin-Mamikonian.

Les échanges ont été intéressants et animés. Les enfants ont aussi posé des questions, portant essentiellement sur l'histoire des romans. Ils se sont montrés attentifs les uns aux autres, se sont entraidés quand ils avaient lu un ouvrage présenté.
Ce sont aussi pour la plupart des remarquables raconteurs. Leur résumé fait réellement envie et ils y ont mis tout leur coeur, le tout sans fiche. Il a quand même fallu que je leur dise d'éviter de raconter la fin des romans, pour ménager le suspense.

Pour ma part, j'ai essayé d'orienter la réflexion dans certaines directions (la fin de Moi un lemming, le personnage principal du Jour où j'ai raté le bus...).
J'en ai profité pour les interroger sur leurs lectures. Les résultats sont parfois surprenants : aucune fille n'a lu Alex Rider, la plupart d'entre eux n'ont vu Harry Potter qu'au cinéma et ne savent pas que la série est finie !


Le bilan

Eh bien, plutôt positif.

J'ai demandé aux enfants si la forme et le contenu leur plaisaient. Ils ont répondu oui et n'ont pas de remarques particulières. A peine une déception de savoir que certains ne pourraient pas venir la prochaine fois, ce qui est plutôt positif.

De mon côté, ce fut un bon moment. Il n'y a pas eu de difficultés pour faire naître les échanges et les participants sont intéressés par les titres présentés.


Le devenir

Pour faire vivre le club, j'ai proposé d'amener au prochain rendez-vous les livres présentés. Le but est de les faire circuler pour faire naître de nouveaux points de vues. Les enfants ont appréciés ce point.

Les titres présentés seront aussi mis en avant dans l'espace littérature jeunesse du site de la bibliothèque.

Le prochain rendez-vous du club aura une thématique en lien avec les animations de la bibliothèque. Pour le 4 novembre, ce sera la mer.

Quant aux développements possibles, ils sont nombreux : sélection annuelle du Club Kid et Lire à distribuer aux lecteurs, insertion dans un jury national (Prix Chronos par exemple), rédaction d'un blog, invitation d'un auteur... Mais pour tout cela, seul l'avenir nous le dira...
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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 09:00
Du 9 au 12 décembre 2008, j'ai pu assister à la formation "Cinéma et jeunes publics en bibliothèque", organisée par l'association Images en Bibliothèques. Elle a eu lieu à la Cinémathèque française.

Mon objectif était double :
  • trouver des idées de DVD à acquérir pour ma bibliothèque ;
  • trouver des idées d'animations et faire mieux connaître le cinéma jeunesse.
A ce niveau là, mes attentes ont été comblées. D'autant plus que tous les stagiaires avaient des expériences très intéressantes à faire partager. Comme l'ambiance était très sympathique et détendue, les échanges ont été nombreux et enrichissants (j'ai même croisé Jean-François là-bas).

En plus d'un groupe fort sympathique, le stage était constitué :
  • de retours d'expériences en médiathèque ;
  • de témoignages d'auteurs ou directeurs de collection de livres sur le cinéma ;
  • de témoignages d'animations, accueils de classes, programmations, festivals autour du cinéma jeunesse.

Autrement dit, un très bon panorama de ce qui se fait actuellement dans ce domaine, avec des intervenants très impliqués dans leurs projets.

Par contre, j'en suis ressortis avec deux interrogations et des idées pour y répondre.

1) Il est difficile de dire ce qu'est un film pour la jeunesse (en dehors des dessins animés pour les touts-petits). Pour donner un exemple, tous les enfants sont fans des films de Louis de Funès alors que beaucoup d'adultes adorent les dessins animés de Miyazaki (j'en fais d'ailleurs partie : Kiki et Nausicaä, I love you ). Or, en bibliothèque, l'organisation fait que bien souvent le premier se trouve en section adulte et le second en section jeunesse. Pourquoi priver les publics respectifs ?
Comme en bibliothèque départementale, nous n'accueillons pas les gens, je ne vois qu'une solution pour répondre à cette interrogation : organiser des formations !

2) Dans le même ordre d'idée, comment conseiller un film à un enfant ? Le rythme imposé par les séries télévisées et la manière de réaliser des films "jeunesse" aujourd'hui font qu'il est difficile de conseiller un film muet en noir et blanc par exemple. Pourtant, les enfants aiment beaucoup Charlot ou les Marx Brothers. Comment faire alors ? Eh bien arriver à leur faire voir quelques images pour les accrocher. Ce n'est pas facile car il faut que les enfants aient le temps et avoir le matériel à disposition.
Comme plus haut, j'ai une petite idée : mettre en place des aides aux animations autour du cinéma.

Pour conclure, je ne peux que vous conseiller encore une fois ce stage (pour ceux qui le peuvent) dont voici le programme.
En prime, je vous mets une courte vidéo intitulée "Le Merle" qui nous a été présentée durant le stage et a été réalisée par Norman McLaren :


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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 08:00
Petite promotion pour une toute nouvelle action lancer par ma bibliothèque (un peu de comm' ne fait pas de mal).

Dans le cadre de Lire en Fête (les 10, 11 et 12 octobre), le Conseil Général des Yvelines se lance dans les livres voyageurs (book-crossing in english). Petite FAQ pour vous éclairer :

C'est kouâââ le book-crossing ?

En fait, c'est une manière originale d'échanger ses lectures. On prend un livre qu'on aime, on l'enregistre sur un site Internet (comme celui-ci) puis on l'abandonne pour que quelqu'un d'autre le trouve.

Ah ouaaaiiiiissss. C'est super cool ! Mais moi j'ai jamais de chance...

Eh bien pour Lire en Fête, c'est 1000 livres qui vont être lâchés dans tout le département des Yvelines. Alors si vous habitez dans les Yvelines, si vous travaillez dans les Yvelines, si vous traversez les Yvelines, si vous prenez un train qui vient des Yvelines, ouvrez l'oeil ! Surtout qu'on a collé des belles étiquettes dessus.

Ouais mais les bibliothèques, c'est trop ringard. Y aura que des classiques !

Eh bien non ! Moi qui est participé avec tous mes collègues au collage des étiquettes, je peux vous affirmer le contraire. Il y en aura bien un peu (vous connaissez un libraire qui a 1000 nouveautés sous la main ?), mais il y aura aussi des polars (Connelly, Grisham...), des romans (Gavalda, Houellebecq...), du théâtre (hop un peu d'auto-promo), de la jeunesse (Le petit Nicolas, des albums de L'Ecole des Loisirs...), du fantastique et de la SF (Tolkien), des mangas (que des premiers tomes), des contes, de la poésie...

Boh alors tout le monde va piquer les livres ?

C'est le risque. Mais si tout le monde joue le jeu, on pourra suivre le livre dans son voyage.

Ah bah, mais comment ça marche ?

Eh bien, mettons que vous trouviez un "Livre Voyageur en Yvelines". Vous le lisez. Sur la première page se trouve un mode d'emploi et un numéro. Vous allez sur le site indiqué par le mode d'emploi (je crois que c'est celui là) et vous entrez le numéro du livre. Vous mettez un petit commentaire (j'ai aimé/j'ai pas aimé parce que...) puis vous indiquez où vous allez le laisser. Et ainsi de suite... On espère bien que les livres iront loin.

Finalement, c'est vrai que c'est une idée qu'elle est bonne. Ca se fera tous les ans ?

Aucune idée. Mais si ça vous a plu, faites le nous savoir (où dites le moi dans les commentaires : ça fera monter mes stat et je ferai suivre le message :-))).

Alors les 10, 11 et 12 octobre, gardez les yeux ouverts !
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 06:00
L'été, en bibliothèque, c'est passionnant. On fait tout ce qu'on n'a pas le temps de faire quand on accueille le public. On trie les livres, on nettoie les étagères, on fait son catalogage en retard (pour les non-bibliothécaires, on décrit les livres dans notre logiciel).

Pour moi, cette année, le travail a porté sur les séries de romans jeunesse. J'appelle série un ensemble de romans dont l'histoire se (pour)suit d'un volume sur l'autre. Depuis Harry Potter, elles sont foison dans la production éditoriale jeunesse et c'est parfois un vrai labyrinthe. Par exemple, le Clan des Otori de Lian Hearn (excellent, lisez les 3, non 4, non 5 volumes !) devait à l'origine être une trilogie. Oui mais voilà, l'auteure s'est piquée de faire un quatrième tome (dont l'histoire a lieu 20 ans après le troisième tome) puis un cinquième (dont l'histoire se déroule au milieu du premier tome). J'espère que vous suivez.

Bref, cet été, il s'est donc agit de récupérer les romans concernés, de les équiper avec des étiquettes indiquant qu'il s'agit d'une série et, quand il est connu, le nombre de volumes constituant cette série. Tâche longue et fastidieuse mais qui m'a réservé une bonne surprise. Voyez plutôt :


Bon, ce n'est peut être pas une GROSSE surprise mais je n'avais jamais regardé les 3 tomes de "La quête d'Ewilan"  de Bottero sous cet angle là. Vu comme ça, c'est une couverture qui en jette (si vous ne faites pas trop attention aux codes-barres et autres étiquettes). Je n'ai pas lu cette série. Elle a eu un bon écho auprès du public. Vous en trouverez des analyses sur Biblioblog et puis sur plein de blogs.

En même temps, ça m'a permis de faire le point sur les séries présentes dans ma bibliothèque. Comme il est vraiment difficile de s'y retrouver dans cette production, je mets en ligne mon document de travail : il recense un certain nombre de séries, le nombre de volumes et leur titre, si la série est terminée ou en cours d'écriture.

Les séries de romans jeunesse

Attention, hein, il s'agit uniquement d'un document de travail. Il n'est pas exhaustif et parfois flou. Si vous connaissez bien des éditeurs ou des auteurs, n'hésitez pas à me faire part de vos tuyaux sur l'avenir de certaines séries. En espérant qu'il pourra vous guider dans cette jungle, je vous souhaite d'excellentes lectures.


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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 18:22
J'ai déjà fait part de ma "passion" pour les concours. Eh bien les 19 et 20 juin derniers, rebelote : c'était le concours de conservateur territorial de bibliothèques.

Les épreuves se sont déroulées, pour Paris, à l'Espace Charenton. Pour une fois qu'une épreuve organisée par le CNFPT se passe à Paris intra-muros, je n'allais bouder mon plaisir. D'autant que la salle est plutôt sympathique (pas en sous-sol comme le CNIT, avec comme décoration... des horloges !).

Bon allez, pour les curieux, voici les épreuves du concours externe :

- Composition sur un sujet d'ordre général relatif à la vie intellectuelle : idées, sciences, lettres et arts (5 heures, coefficient 2)

Fernando Savater, philosophe, écrit dans son propos "Pour l'éducation"
"La tolérance est une position civique active et non une attitude spontanée".

Pour les curieux, Wikipédia propose une courte biographie de Fernando Savater, professeur d'éthique d'origine espagnole. Il s'est également prononcé contre les actions terroristes de l'ETA.

- Note de synthèse établie à partir d'un dossier comportant des documents spécialisés en langue française (encore heureux) portant sur : Les sciences exactes et les techniques (c'est l'option que j'ai choisie) (4 heures, coefficient 2)

L'utilisation des microorganismes

Le dossier comportait 10 documents (dont 1 en couleur !) pour 35 pages. Pendant 4 heures, j'ai eu cette horrible chanson en tête : "Les microbes sont nos amis, il faut les aimer aussi..."  :-)

- La traduction en français d'un texte unilingue en langue moderne (3 heures, coefficient 1)

Libraries to be 'new channel' foir direct marketing
Richard Lea
Monday November 5, 2007
Guardien Unlimited

Environ une page et demi de texte. L'article est relativement court, comparé à l'épreuve d'espagnol dont j'ai pu apercevoir le sujet. Mais les phrases étaient longues. Si j'ai bien compris, l'article raconte comment une entreprise propose aux bibliothèques de recevoir de l'argent en échange de l'insertion de publicité lors du prêt de livres. A mon avis, cela est peu souhaitable et difficilement acceptable en France.

Réponse le 20 août. Comme je pense que c'est très mal barré pour moi, je souhaite bonne chance à tous les admissibles.
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