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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 08:00

metropolis Bien sûr, j'avais entendu parler de Fritz Lang. Bien sûr, je savais que c'était un génie du 7ème art. Bien sûr que je connaissais le film Metropolis (à ne pas confondre avec Monopolis : ça c'est dans Starmania ).

Mais bon, je ne savais pas que l'un était réalisé par l'autre et je n'avais vu aucun de ces films. Alors voilà, maintenant c'est réparé.

 

Dans la ville futuriste de Metropolis, le monde est coupé en deux : en bas, les ouvriers exploités, vivants dans une ville souterraine. De l'autre, les riches, les dominants. Et sur ce monde inégal règne Joh Fredersen.

Mais un jour, le fils de Fredersen, qui vit dans le luxe et l'insouciance, va rencontrer Maria. Tombé sous son charme, il va la suivre dans les bas-fonds et découvrir la vie terriblement dur des ouvriers.

Seulement Maria, par les idées qu'elle défend, fait de l'ombre à Joh Fredersen. Tout en ignorant que son fils l'a rejointe, il va construire un robot pour la mener à sa perte.

 

Tout simplement sublime. Le film est en noir et blanc et muet mais quelle réussite ! L'histoire est reste d'actualité et n'a rien à envier à certains scénarios modernes.

Les trucages sont géniaux : on se demande ce qu'aurait Fritz Lang avec les moyens d'aujourd'hui.

La musique souligne magistralement le déroulement de l'action et crée une ambiance à chaque instant.

Quant au jeu des acteurs, si leurs expressions sont caricaturales (ils n'avaient que ça pour s'exprimer), on ne se lasse pas de les regarder.

 

Un chef d'œuvre à voir, à revoir et à faire découvrir.

 

PS : Je n'ai pas eu le temps de regarder le DVD bonus, mais le reportage sur le film a l'air intéressant.

 

Metropolis / Réalisateur : Fritz Lang. - MK2 éditions, 2004. - 2 DVD. - 119 min.

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 08:00
Jamal Malik a gagné 20 millions de roupies au jeu "Qui veut gagner des millions"...
A. Parce qu'il a triché
B. Parce que c'est un génie
C. Parce qu'il a de la chance
D. Parce que c'est écrit

Jamal Malik travaille dans un centre d'appel indien, où il sert le thé aux employés. Aussi, la surprise est grande quand, participant à la version indienne de "Qui veut gagner des millions", il arrive au niveau des 10 millions de roupies (oui, 10 000 000 !). Un "pouilleux" comme lui, issu des bidonvilles, ne peut qu'avoir triché.
Il est donc interrogé par la police (et par toujours par la manière douce). En racontant sa vie, il arrivera à expliquer comment, pour chaque question, il connaissait la réponse...

Je suis encore sous le charme de ce film extraordinaire de Danny Boyle. L'histoire est tirée du livre de Vikas Swarup Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire (Q & A en VO), dont vous pouvez trouver une analyse chez Sentinelle.
Dans ce film, se côtoient  beaucoup de violence (la scène de mutilation d'un enfant est particulièrement dure), de l'espoir, quelques pointes d'humour et un amour sans faille. Le résultat est un portrait de l'Inde contemporaine, pas forcément très flatteur.
Mais on ne peut résister à cette histoire émouvante. Le personnage central, celui de Jamal, est particulièrement touchant. Blessé durement par la vie dès son plus jeune âge, il reste fidèle à ses convictions et aux sentiments qu'il éprouve pour la belle Latika.

Danny Boyle est particulièrement doué pour rendre compte de la vie de Jamal à travers le récit qu'il fait à la police. Les nombreux flash-back sont donc tout à fait compréhensibles. On comprend très bien comment il a pu obtenir toutes les réponses, grâce aux épreuves qu'il a traversées.
Ce qui est peut-être déstabilisant, c'est la manière dont le film glisse de la dénonciation sociale au début à la presque comédie sentimentale à la fin. Je dois cependant avouer qu'après la dureté du début, je n'aurais pas supporter une autre fin.

L'ensemble est servi par un excellent casting. Jamal est interprété par l'acteur britannique d'origine indienne Dev Patel, qui arrive très bien à faire ressortir l'innocence et la détermination du personnage. La magnifique actrice Rubiana Ali (en photo ci-contre), qui joue le rôle de Latika, s'en sort remarquablement.

Et puis, élément que je remarque rarement, la bande originale est vraiment fantastique. Elle donne envie de se plonger dans la chanson indienne actuelle. J'ai personnellement un faible pour le thème de Latika, que vous trouverez ci-dessous. Pour les fans de Bollywood, la chorégraphie finale n'est pas oubliée



D'après l'article de Wikipédia sur Slumdog Millionaire, le film a été fortement récompensé, notamment par 8 Oscars.

S'il passe encore près de chez vous, n'hésitez pas !

L'avis (un peu moins enthousiaste) de Dasola.



Slumdog Millionnaire / réalisé par Danny Boyle. - 2009.


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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 08:00
Au moment où la promotion pour les deuxièmes aventures d'Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, je me suis plongé dans ce premier opus.

Tirées de l'oeuvre de Jean Bruce, ces aventures mettent en scène un espion français, copie hexagonale conforme au fameux James Bond 007. Seulement, Hubert travaille pour René Coty (un président qui marquera l'histoire d'après lui).


OSS 117 est donc considéré comme un des meilleurs espions, intelligent, charmeur et combatif. A ce titre, il est envoyé en Egypte à la recherche de son confrère et ami Jack Jefferson qui a été retrouvé assassiné. Il prend donc la couverture de Lucien Bramart, associé de Jack à la SCEP (Société Cairote d'Elevage de Poulets). Aidé par la belle Larmina, il va mener son enquête. Mais le Caïre est un nid d'espions de tout bord. En cette année 1955, la situation est tendue : Nasser est à la tête du pays, le roi déchu Farouk veut récupérer son trône, le canal est toujours aux mains des anglais...

A la fois débile et hilarant ! Voilà comment je trouve ce film. C'est un drôle de mélange, mais ça passe très bien. Quand on commence cette histoire, on se demande dans quel remake loupé, dans quel film idiot on est tombé. Et puis, petit à petit, le second degré et la mise en scène faussement datée jouent leur rôle et on se surprend à être mort de rire devant les répliques sans queue ni tête d'OSS 117.

Parlons justement d'Hubert Bonisseur de la Bath, ce crétin-savant. Il est un personnage à la fois bon combattant, intelligent, fidèle à la France, enfantin, idiot, raciste, inculte. Cet espion qui cumule tous les clichés est interprété de manière truculente et irrésistible par Jean Dujardin, idéal pour ce rôle. Il enchaîne sourires "Email diamant" et balourdises les plus crasses, pour notre plus grand plaisir.

Mais Jean Dujardin n'est pas le seul acteur à bien joué : tous les autres sont aussi très convaincants, de la charmante Bérénice Bejo, en Egyptienne blessée par la mort de son père, à la belle Aure Atika, en femme fatale nièce du roi Farouk.

Michel Hazanavicius nous offre donc un film certes déconcertant mais plein d'humour. Il a remarquablement travaillé la mise en scène, sa manière de filmer nous replongeant dans les années 1950. Ce retour dans la France d'hier, avec son idéologie de l'époque, est drôle et plaisant à découvrir avec notre regard d'aujourd'hui.

Un petit extrait, où OSS 117 est censé rester discret :



OSS 117 : Le Caïre nid d'espions / réal. Michel Hazanavicius ; avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika... - 2006.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:00

Il y a maintenant 8 ans qu'Alex a perdu Margot, sa femme, assassinée alors qu'ils étaient ensembles dans la forêt de Rambouillet. 8 ans qu'Alex survit plus qu'il ne vit.
Jusqu'au jour où un e-mail lui parvient : le message lui permet de découvrir les images d'une webcam située dans une rue inconnue. Alex croit devenir fou quand, au milieu de la foule, il reconnaît le visage de Margot...

D'après la jacquette, ce film a été recompensé par 4 César. Je pense que c'est largement mérité.
Tiré du roman éponyme de Harlan Coben, Guillaume Canet nous offre une histoire bien rythmée, pleine de suspens et de rebondissements.
Tous les acteurs sont excellents. Il faut dire qu'il s'agit d'un casting de rêve : outre les rôles principaux vus plus haut, on croise également Kristin Scott Thomas, François Berléand, Nathalie Baye, Jean Rochefort, Marina Hands et Guillaume Canet (qui ne se réserve pas le personnage le plus sympathique).

Un excellent film, à conseiller à tout le monde.

L'avis de Géraldine sur le livre.

La bande-annonce :



Ne le dis à personne / réalisé par Guillaume Canet ; avec François Cluzet, Marie-Josée Croze, André Dussollier... - EuropaCorp Diffusion, 2007.
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 09:00

Peut-être avez-vous déjà vu ces "pastilles" de quelques minutes dans KD2A de France 2 ? Si ce n'est pas le cas, ce DVD fera un très bon cadeau.

Les studios Futurikon ont en effet beaucoup travaillé ces scénettes, qui mettent en scène... des insectes ! Rassurez-vous, ce n'est pas un nouveau Microcosmos : c'est beaucoup plus drôle !

En effet, imaginez dans des décors ruraux réels, les aventures d'insectes en image de synthèse légèrement anthropomorphes. Chacun à son caractère, que vous apprendrez vite à connaître : la coccinelle sympathique et insolente, la chenille indolente et
gourmande, les fourmis travailleuses...

On y rigole donc beaucoup quand les fourmis emploient tous les moyens possibles et imaginables pour casser une noix ; quand la chenille doit traverser une "rivière" pour rejoindre un appétissant arbuste ; quand la coccinelle donne une leçon aux libellules ; quand une araignée se dispute un radiateur avec une mouche...

D'autant que l'animation est excellente. Les insectes sont très expressifs, d'autant que les bruits qu'ils émettent, entre le vrai son et le bruitage, sont des petits bijoux qui expriment tout un état d'esprit. Le mélange décors réels/images de synthèse est une véritable réussite.

Un vrai coup de coeur que ces Minuscules.

Un petit aperçu :


La zanzara
envoyé par fragua73



Minuscule : la vie privée des insectes (4 volumes) / Futurikon. - Ed. Montparnasse, 2007.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 09:00


Gin est un homme ruiné, Hana un travesti et Miyuki une adolescente fugueuse. Les trois amis vivent dans les rues de Tokyo.
Un soir de Noël, ces trois sans-abris découvrent, au milieu des ordures, un bébé avec une clé de consigne dans son couffin. L’appelant Kyoko (enfant pur), ils décident de partir à la recherche de sa mère.
Cette aventure les conduira à affronter leur passé respectif.

Tokyo Godfathers est le troisième film de Satoshi Kon et une petite merveille.
Partant d’une histoire toute simple, il arrive à nous entraîner dans une aventure proche d’un conte de Noël.
D’une métropole japonaise à l’autre, on s’attache à ces personnages blessés par la vie, qui nous font rire ou nous émeuvent.
Un film à découvrir.

Tokyo Godfathers / Satoshi KON. – Gaumont-Columbia-Tristar-Home-Video, 2004.

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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 08:00
Elephant / Gus Van Sant. - MK2, 2004.

Dans un lycée américain, des jeunes se croisent, se parlent, se disputent, s'aiment. On les suit, on apprend à les connaître. Que du banal dans ce lieu de vie, constitué de longs couloirs parfois vides, parfois remplis. Quand arrive le drame : deux adolescents arrivent armés et tuent tous ceux qu'ils croisent.

Proche d'un film éponyme d'Alan Clarke, inspiré du massacre de Columbine aux USA, Gus Van Sant a réalisé un film qui ne peut laisser indifférent. En effet, ce film est basé sur une réalité terriblement violente et pourtant, il n'explique rien. Ce n'est pas le pourquoi qui intéresse Gus Van Sant mais le comment, laissant le spectateur désarmé. La tension monte progressivement car nous savons ce qui va se passer mais tout semble si normal que quand la violence surgit, elle nous agresse et nous effraie. La construction de l'oeuvre est également très intéressante, avec ses longs plans séquences où l'on suit un personnage à travers le lycée, nous le montrant comme un lieu de vie et d'échanges. Ce film laisse un goût de peur, d'injustice et d'interrogation.

La bande-annonce :

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 06:00
Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street / Tim Burton ; avec Johnny Depp, Helena Bonham-Carter.... 2007.

Sweeney Todd était un barbier heureux, amoureux de sa femme et fière de sa fille. Mais un méchant juge, pour lui dérober l'une et l'autre, l'a fait condamné au bagne. Quand il revient 15 ans plus tard, c'est pour découvrir que sa femme n'est plus là et que sa fille a été recueillie par le juge à l'origine de sa disgrâce. Ivre de vengeance, il sera accompagné sur le chemin de la violence par Mrs. Lovett, étrange et amoureuse cuisinère de tourtes...

Comme toujours dans ses films, Tim Burton a su créer une atmosphère particulière. Son Londres du XIXème siècle est particulièrement sombre et crasseux. Spécificité : il s'agit bien d'une comédie musicale où les protagonistes chantent les trois quarts du temps. Nuançons cependant : certains passages font penser aux nursery rhimes, ces comptines anglaises très prisées des enfants. Suaf que là, les paroles sont un peu plus violentes et crues ("There's a hole in the world like a great black pit / And it's filled with people who are filled with shit / And the vermin of the world inhabit it"). On s'y fait bien. Par contre, je n'ai pas trouvé la magie qui existe d'habitude dans les films de Burton. Peut-être est-ce dû à la forte présence d'hémoglobine ? Le sang gicle en effet tellement que s'en devient risible. Où bien peut-être est-ce dû à cette histoire que je trouve inaboutie ? J'attends vos avis.

La bande-annonce :

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 06:06
Nausicaä est la jeune princesse de la Vallée du Vent. Cet endroit est un des derniers épargnés par les spores qui ont envahi la planète et détruisent l'humanité. Pourtant, Nausicaä sait reconnaître la vie et les animaux qui se sont développés dans les forêts de spores et la respecter. La Vallée du Vent vit dans la paix. Mais un jour, le peuple Tolmeq arrive avec un terrible projet : réveiller un Dieu de la Guerre qui a provoqué la grande catastrophe pour brûler la forêt et ses spores. Nausicaä s'oppose à ce projet, sachant au fond d'elle que la forêt est source de vie et non de mort.


On retrouve dans ce film les thèmes chers à Miyazaki : la paix mais surtout le respect de la nature. L'animation n'a pas trop vieillie mais certaines scènes sont un peu longues. Même si le récit est très poétique, je vous conseille plutôt les albums pour découvrir la superbe histoire de Nausicaä, qui a ici été fortement abrégée et simplifiée.

Nausicaä de la Vallée du Vent / Miyazaki ; Studio Ghibli. 1984.

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