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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 21:08

les_gouttes_de_dieu_1.jpgShizuku Kanzaki est commercial pour les bières Taiyo. Il est aussi le fils du célèbre oenologue Yutaka Kanzaki. Mais, par opposition à son père, il ne doit jamais de vin.

 

Le jour où celui-ci décède, Shizuku sera mis face à un grand défi. Pour obtenir l'héritage de son père, il devra découvrir douze grands vins, les apôtres, ainsi que le meilleur de tous, les Gouttes de Dieux. Il apprend par la même occasion qu'il a un frère adoptif, Issei Tomine, et que celui-ci est un oenologue de génie. Le combat perdu semble perdu d'avance.

 

Yukata n'a cependant pas laissé Shizuku sans armes. Il l'a élevé à sa manière, lui faisant goûter toutes sortes d'aliments et de matière, le faisant voyager, découvrir l'art et les pays, le poussant à se laisser porter par ses sensations et en lui apprenant à décanter parfaitement n'importe quel liquide.

 

Ceci fait de lui potentiellement un excellent dégustateur de vin, capable de ressentir toutes les subtilités de ce breuvage et de décrire de manière parfaite ce qu'il lui inspire. Seulement voilà, le vin, il faudrait qu'il en boive. Le déclic et la passion viendront grâce à Miyabi  Shinohara, une apprentie sommelière, aux connaissances théoriques très larges.

 

Ensemble, ils vont se lancer à la recherche des apôtres et des Gouttes de Dieu. Cette grande quête sera aussi une aventure humaine. De rencontres en rencontres, ils découvriront tout le potentiel de cette boisson, les passions et les émotions que cette boisson peut déclencher.

 

*****

 

Gouttes-de-Dieu-tome-2.jpgJe dois l'avouer : au départ, l'idée de parler de vin dans un manga me paraissait bizarre et je craignais de m'ennuyer. Ces idées préconçues ont toutes sauté dès le premier volume.

 

J'ai d'abord apprécié le trait si fin de Shu Okimoto. D'une part, il arrive rien qu'avec du noir et blanc à montrer la robe d'un vin et les reflets qui y apparaissent. C'est une véritable prouesse. Il représente également très bien les tableaux et les scènes où la dégustation d'un vin peut nous emmener. Il commence par des détails, avant que la scène s'élargisse, jusqu'à occuper parfois une double page. On comprend alors très bien ce que ressentent les personnages.

 

Ensuite, j'aime beaucoup comment Tadashi Agi met en scène ses personnages et les lance dans une quête pour le mois difficile. Qui, en effet, serait capable de trouver le bon cru du bon millésime juste avec un court texte littéraire ? Peu importe tout cela, car on est avec Shizuki et Miyabi et on a envie qu'il batte le mystérieux, prétentieux et ambigu Issei. Il faudra tout de même s'armer de patience, car au douzième volume, seuls trois apôtres ont été dévoilés.

Pour nous faire patienter entre chaque révélation, Shizuku et Miyabi rencontrent différents personnages qui les poussent à découvrir de nouveaux vins : réanimer un amour ancien, retrouver la mémoire, prouver que vins français et vins italiens se valent, réfléchir à la synergie entre un vin et un plat... A chaque fois, ils en apprennent un peu plus, Shizuku sur la théorie et Miyabi sur la dégustation. Ces courtes histoires sont sympathiques et rafraîchissantes.

 

Depuis que j'ai commencé cette série, j'ai eu l'occasion de voir quelques reportages à la télévision car les auteurs se sont inspirés de vrais viticulteurs. Toutes les bouteilles qui apparaissent dans l'histoire existent réellement. Il paraît que cela a créé un véritable engouement au Japon et que les crus cités sont maintenant difficile à trouver. Si quelqu'un a une source pour vérifier cela, je suis preneur !

 

Personnellement, maintenant, à chaque fois que je bois un vin, j'espère toujours être transporté dans un champ de tournesol et de prendre la main d'une déesse grecque. Mais ça ne m'est jamais arrivé . Et vous ?

 

Les Gouttes de Dieu (volume 1 à 12) / histoire de Tadashi Agi et dessins de Shu Okimoto. - Glénat.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 21:17

death-note-volume-1 Light Yagami est un lycéen extrêmement intelligent. De ce fait, il s'ennuie dans sa vie d'adolescent. Jusqu'au jour où il va trouver par terre un drôle de carnet. Son titre est Death Note. En première page, il contient un certain nombre de règles, dont la première est "Ceux dont le nom est écrit sur ce cahier meurt".

 

Light ne croit d'abord pas à cette possibilité. Mais après deux tests, il est bien obligé de s'avouer que cette règle se vérifie. D'abord terrorisé à l'idée de tuer, il va vite monter un grand projet : celui de tuer tous les grands criminels grâce au Death Note, et créer ainsi un monde débarrassé du mal.

 

Bien sûr, grâce à son intelligence, Light pense bien que ce cahier a un propriétaire, qui viendra un jour réclamer son bien, voire plus. Celui-ci apparaît rapidement en la personne de Ryûk, un Dieu de la mort. Cependant, cet être que seul Light peu voir, ne demande rien en contrepartie. Il avoue même avoir jeté son Death Note pour qu'un humain le trouve, car il s'ennuyait. Il se montre même très surpris et intéressé par l'usage que Light en fait.

 

Justement, cela commence à être remarqué, car plusieurs centaines de grands criminels meurent d'une crise cardiaque, tel que les règles du Death Note l'indiquent. Une partie de la population se prend de sympathie pour ce "justifier", qui sera baptiser Kira (de la prononciation japonaise killer).

Les autorités ne voient pas d'un bon œil l'œuvre de celui qu'elles voient comme un meurtrier. Les différents pays du monde, via Interpol, vont donc faire appel à L. Ce détective, dont le vrai nom et le visage sont inconnus, a déjà mené et résolu plusieurs enquêtes internationales.

 

C’est le début d’un combat entre deux grandes intelligences, Light et L., qui risque de se solder par la mort d’un des deux protagonistes…

 

****

 

J’en suis au volume 5 de cette série, qui en contient 12, et autant vous dire que je vous raconte ici que les premiers chapitres de cette saga. Les rebondissements sont en effet nombreux, et je préfère vous en laisser la surprise.

 

Car oui, Death Note est un manga qui mérite d’être découvert. Au-delà de la touche de fantastique qu’il contient, c’est surtout (au moins jusqu’au volume 5), un fantastique thriller psychologique.

En effet, Light et L. présentent tous les deux une intelligence hors-norme. Celui qui gagne est celui qui prévoit tous les coups de l’adversaire, un peu comme aux échecs. Et c’est proprement fascinant.

 

De plus, l’histoire soulève des problèmes d’éthique. Pour se débarrasser du mal, faut-il tuer tous ceux qui en font ? C’est ce que pense Light, au contraire de L. Et comme le dit Ryûk, un seul criminel survivra : le propriétaire du Death Note.

Sans compter la mégalomanie de Light, qui se voit lui-même à l’égal de dieu, tout en étant un homme.

 

Cet excellent scénario est servi par un dessin tout en finesse. Chaque personnage est extrêmement bien travaillé, et leurs expressions en disent plus long que tous les discours.

 

Un vrai régal de lecture !

 

MAJ du 16/09/2010 : L'avis de Eidole et ceux de Yaneck, volume par volume.

 

Death Note (12 volumes) / scénario Tsugumi Ohba ; ill. Takeshi Obata. – Kana, 2004-2008. – Collection Shonen Jump.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 13:16

reborn-2.jpgDeuxième volume de Reborn, mon prof le tueur.

Cette fois-ci, Tsuna, le dixième du nom de la famille Vongola, va :
- devoir accepter que Yamamoto passe une épreuve pour entrer dans le clan. Sauf que Yamamoto pense que c'est un jeu ;
- rencontrer la belle Bianchi. Elle est la soeur de Gokudera, qu'elle a traumatisé avec sa spécialité : le poison cooking. En effet, tout ce qu'elle cuisine est mortelle. Elle est aussi amoureuse de Reborn et tente d'assassiner Tsuna pour le récupérer ;
- découvrir Haru. Cette lycéenne d'un autre établissement est d'abord accro à Reborn, avant de tomber amoureuse de Tsuna. Malheureusement pour lui, car elle est assez collante ;
- s'attaquer à un problème de maths. Le problème est que tous ces amis sont plus excessifs les uns que les autres ;
- se battre contre Ryôhei Sasagawa, pour ne pas entrer dans son club de boxe. Problème, il s'agit du frère de Kyoko, dont Tsuna est secrètement amoureux ;
- lutter contre la maladie de la tête de mort, ou maladie de la honte mortelle. Cela est dû au fait qu'il a reçu 10 balles de dernière volonté. Il existe bien un médecin capable de le soigner, le docteur Shamal. Mais ce grand séducteur refuse d'examiner les hommes ;
- affronter Hibari pour la salle de réception. Hibari est le chef du comité de discipline et, à sa manière, un véritable parrain de la mafia. En plus, il est très fort en combat, grâce à ses matraques.

 

*****

 

Comme dans le premier volume, tout est plaisant et amusant dans ce manga. On rit bien des malheurs de Tsuna, entouré par des mafieux et des amis un peu barrés, qui l'entraînent dans des problèmes sans fin.

Les nouveaux personnages du volume sont nombreux : il y a Bianchi, Haru, Ryôrei, Shamal et Hibari. Ils sont tous très différents mais permettent au récit de rebondir et d'avancer. Mine de rien, Tsuna est en train de constituer sa propre famille, celle qui restera à ses côtés dans les coups durs. Sans qu'il s'en rende compte, Reborn est en train de changer sa vie de looser solitaire.

La lecture de cette série continue donc.

Reborn, mon prof le tueur, 02 : Ils débarquent en masse ! / Akira Amano. - Gléant, 2006.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 00:00
MonProfLeTueurReborn1.jpgTsuna est un ado qui mène une vie tranquille. Il est quand même l'élève le plus nul du lycée, et tout le monde le surnomme Tsunaze.

Ceci va changer le jour où Reborn débarque dans sa vie. Sous son apparence de gentil bébé, il est en fait un des plus grands tueurs de la mafia.
Il a été envoyé au Japon pour éduquer Tsuna. Il descend en effet d'une famille mafieuse, les Vongola, et il est appelé à devenir le parrain dixième du nom.
Tsuna, aussi bien par horreur de la violence que par peur de sa grande maladresse, refuse ce rôle qu'on veut lui imposer.

C'est sans connaître Reborn, qui a plusieurs atouts dans ses manches. Outre des cachettes, des armes et des déguisements à foison, il possède aussi la "balle de la dernière volonté". Celui qui la reçoit meurt, puis resuscite, bien décidé à accoplir sa dernière volonté.

Dans ce premier volume, Tsuna va entre autre :
- faire la rencontre de Reborn et tester les effets de la "balle de dernière volonté" ;
- gagner de l'estime auprès des élèves du lycée ;
- faire la connaissance de Gokudera, un ado de la mafia spécialiste des explosifs ;
- se lier d'amitié avec Yamamoto ;
- rencontrer Lambo, le mafieux de 5 ans de la famille Bovino, qui grâce à son bazooka des 10 ans peut faire apparaître celui qu'il sera dans 10 ans.

*****

J'ai découvert cette série sur Internet, via l'anime qui en a été tiré. L'occasion s'est présentée de pouvoir le lire en version papier. Il y a quelques différences (la version papier est moins politiquement correcte), mais grosso modo, l'histoire est la même.

Ce premier volume ne me déçoit pas. Si le résumé ne donne pas très envie, je vous assure que la lecture de ce manga est très plaisante.
Outre le postulat de départ, qui est très original, l'humouir est présent à toutes les pages. Les personnages de la mafia sont vraiment fous et mènent une vie pas possible à Tsuna.

Côté graphisme, rien de vraiment spécial signaler. Les personnages sont faciles à identifier. La lisibilité des scènes d'action est très bonne.

C'est une série que je vais continuer, en attendant avec impatience qu'elle prenne un virage plus grave (ça je le sais, parce que je regarde l'anime ).

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reborn-001-copie-1.jpg
reborn-002-copie-1.jpg

Reborn, mon prof le tueur, 01 : Reborn débarque ! / Akira Amano. - Gléant, 2006.>
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 00:00
sorcerer-hunter-1.jpgDans le royaume de Spurna vivent deux sortes de personnes. D'un côté, les persona qui n'ont pas de pouvoirs magiques. De l'autre, les sorcerers qui en ont, et qui en profitent pour faire le mal et dominer les plus faibles.

Heureusement, des personnes veillent à rétablir l'équilibre. Il s'agit des Sorcerers Hunters, qui combattent les méchants sorcerers et luttent contre la magie noire. Cette organisation est dirigée par Big Mum (elle ressemble un peu à la diva du Cinquième élément) et  Daughter.

sorcerer-hunter-2.jpgL'équipe que nous suivons est composée de trois personnes. Marron, beau gosse ténébreux qui maîtrise des sortilèges. Son frère Carotte, dragueur maladroit qui se transforme en bête quand il reçoit une attaque de magie. Tira, une jeune fille qui a l'air innocente mais qui, lors des combats, devient une guerrière en cuir, tendance dominatrice SM, qui sait manier le fouet et la ficelle, grrrr !

Le premier volume pose ces bases. Nos héros vont vivre plusieurs aventures : affronter un sorcerer qui nourrit un dragon avec la frayeur de jeunes filles, combattre un autre méchant qui utilise des plantes pour aspirer la vie des persona, lutter contre un maître de l'eau noire, se coltiner une séductrice qui fige les jeunes hommes.
Le volume se termine sur une autre histoire, qui trouve son dénouement dans le second volume.

-0-img-19223_b1-250-180-mangas-vf-sorcerer-hunters-vol-3.jpgLe second volume commence donc par la seconde partie de cette histoire où trois sorcerers aux pierres précieuses s'opposent à notre équipe. Pour en venir à bout, ils seront secondés par Gâteau, beau gosse qui veut sans cesse être admiré, et Chocolat, la soeur de Tira qui est amoureuse de Carotte.
Ils vivront aussi d'autres aventures, certaines plus légères que d'autres.

Le troisième volume est du même tonneau (fin d'une aventure et autres épisodes graves ou légers).

*****

Ces trois premiers volumes donnent un bon aperçu de cette série.

Côté graphisme, j'ai bien apprécié le côté caricatural de certaines vignettes, qui sont très très drôles. Par contre, les scènes d'action me semblent plus confuses. Elles sont également très chargées, et par toujours bien lisibles.

Côté scénario, je me suis attaché aux personnages et à leur personnalité. Il est amusant de voir leur comportement, surtout Carotte et Tiria qui sont comiques pour l'un et sexy pour l'autre.
Je regrette en revanche qu'au bout de trois volumes, les épisodes soient aussi répétitifs (sauf exception) et qu'une quête n'ait pas encore commencée.

Je vais donc pousser l'exploration encore quelques volumes, en espérant que le scénario évolue. Mais pour l'instant, même si cette série m'amuse, je ne suis pas tout à fait séduit.

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Sorcerers Hunters / scénario de Satoru Akahori, ill. de Ray Omishi. - Taifu Comics, 2009. - Collection Convini.
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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 23:00
Junpeï, une jeune homme expert dans les sports de combat, Airi, une actrice de cinéma célèbre et Ritsuko, une jeune fille de 14 ans fan de l'armée se retrouvent tous les trois dans un monde inconnu. Ils ont pour les accompagner un tank.

Pour retourner au Japon, ils ont besoin que Shelshia, la chef des Elfes, prononce un sortilège. Mais, lors de la préparation, elle commet une erreur et la formule du sortilège est divisée. Elle se retrouve ainsi tatouée sur le corps de différentes elfes.

Les trois amis n'ont pas le choix : il va leur falloir déshabiller les elfes qu'ils vont croiser pour retrouver les morceaux de la formule. Ils seront accompagnés de Shelshia, transformée en chien par discrétion, pour les aider.

*****

J'ai pris ce titre au hasard à la bibliothèque car j'avais envie de me lancer dans une nouvelle série de manga. J'ai mis un certain à comprendre que pour savoir ce qui est arrivé à Junpeï, Airi et Ritsuko, il faut lire le volume 0, que je n'avais pas sous la main.

Ensuite, j'ai été très étonné par la quête qu'ils doivent mener, car cette série se trouvait en section jeunesse. Et quand ils déshabillent les elfes, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère

L'histoire est découpée en plusieurs petits épisodes, sans vraiment de liens entre eux, mais finalement je me suis bien amusé. Yu Yagami a beaucoup d'humour. Les personnages sont tous un peu fous, les situations incroyables, et rien n'est sérieux.

On obtient ainsi une série rigolote et légère. Les illustrations sont aussi très aérées, pour se concentrer sur les personnages, leurs expressions et leurs réactions.

J'ai lu les trois premiers tomes et je pense que je vais m'arrêter là. Ce n'est pas que c'est une série déplaisante, mais il y a mieux.

Ceux qui chassent les elfes (10 volumes parus) / Yu Yagami. - taifu Comics, 2006-2009. - (Collection Young Taifu).
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 23:00

bleach tite kubo Ichigo Kurosaki est un lycéen presque ordinaire : il est roux et il voit les fantômes ! C'est comme ça, qu'un jour, il rencontrera Rukia Kuchiki. La "jeune" fille est une shinigami en train de combattre un hollow (un méchant fantôme). Blessée, elle est obligée de transmettre ses pouvoirs à Ichigo.

 

C'est comme ça que l'adolescent va basculer découvrir un monde qu'il ne connaissait pas : celui des shinigamis et de la soul society. Il va d'ailleurs faire preuve d'un véritable talent, qu'il est difficile d'expliquer de la part d'un humain.

 

De multiples épreuves attendent Ichigo, toujours plus difficiles que les précédentes. Il va devoir s'entraîner pour progresse. Heureusement pour lui, il rencontrera de nombreux partenaires qui deviendront ses amis...

 

*****

 

A chaque nouvelle aventure, on a toujours peur que Bleach se mette à tourner en rond. Et pourtant, Tite Kubo arrive toujours à nous surprendre : nouveaux personnages, nouveaux pouvoirs, nouveaux mondes... On ne s'ennuie pas une minute. Il faut dire que l'auteur sait placer des éléments qui soulèvent pas mal de questions et qu'il y répond dans les volumes suivants. On est ainsi toujours accroché.

 

J'aime beaucoup les dialogues de ce manga, qui sont remplis d'humour. Les petites répliques insérées dans les combats sont des petits bijoux qui arrivent à faire retomber la pression.

Il y a aussi beaucoup de poésie, que ce soit dans les noms des attaques (il y a toujours un symbole derrière) ou dans leur représentation. Je sais, c'est un peu paradoxal mais Tite Kubo arrive à mettre de la poésie dans les combats.

 

Je le conseille à partir de la 4ème, car les combats sont parfois sanglants et puis il y a quelques allusions coquines (mais on peut quand même le lire en public).

 

Bleach (28 volumes parus) / Tite Kubo. - Glénat.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 08:00
Pas de blague, mais un petit poisson d'avril...

Le message de Mélaine sur cette série a soulevé en moi un vent de nostalgie, ramenant des souvenirs de mercredi après-midi et de Club Dorothée. Un petit coup de générique de l'anime "Lady Oscar" et me voilà plongé dans la série originale.

Soit donc Oscar François de Jarjayes, qui, comme son nom ne l'indique pas, est une fille. Elevée par son père comme un garçon, elle deviendra capitaine de la Garde Royale.
C'est à travers ses yeux que nous découvrirons une partie très importante de l'histoire de France : l'arrivée en France de Marie-Antoinette jusqu'à sa condamnation à mort.Plusieurs complots, rattachés à des évènements historiques (l'affaire du collier...), sont ainsi racontés et résolus grâce à Oscar.


Difficile d'en dire plus sur l'intrigue sans en dévoiler les saveurs. Cela est dû en grande partie au personnage d'Oscar, qui, même si elle tombe amoureuse d'hommes, n'en reste pas moins un personnage au charme ambigu, séduisant aussi bien les filles que les garçons.
Semi-critique : ce scénario, qui n'est pas sans rappeller le film de Sofia Coppola, a, selon l'auteur et l'éditeur, passionné des milliers de jeunes filles japonaises qui se sont ensuite intéressées à cette période. Pour ma part, je le prend plus comme un divertissement que comme un cours d'histoire. Même si je n'ai pas souvenir de grandes fautes historiques, je ne crois pas que l'histoire soit respectée au pied de la lettre. Après tout, tout est vu à travers le prisme de Marie-Antoinette. Et même si elle a ses fautes, je ne crois pas qu'elle ait déclenchée la Révolution à elle seule.

Quant au trait (et cela même l'éditeur l'écrit), il a vieilli, la série datant de 1972. Il a quand même son charme.

Par contre, chers lecteurs mâles, nous sommes ici dans un véritable shōjo manga (manga pour adolescentes). Si vous n'aimez pas les cheveux qui volent, les envolées lyriques, les grands yeux qui brillent et tout le monde qui pleure, passez votre chemin.

Malgré cela, j'ai été jusqu'au bout de ces 2 volumes de 900 pages chacun, ne serait-ce que pour découvrir la fin, plutôt dramatique, de Lady Oscar la Rose de Versailles.

Pour les amateurs, il existe un troisième volume de 335 pages, contenant des histoires courtes.


La Rose de Versailles (2 volumes) / Riyoko Ikeda. - Kana, 2005.
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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 09:00
Comment ? Vous n'avez pas entendu parler de Naruto ? Eh bien, si c'est le cas, réparons vite ça.

Le scénario : Naruto Uzumaki est un jeune garçon de 10 ans vivant dans le village caché de Konoha (dont l'emblème est une feuille). Orphelin (du moins le suppose-t-on), il n'a qu'un rêve : entrer à l'école des ninjas pour devenir Hokage (le chef du village).

Mais pour cela, il va lui falloir apprendre plusieurs techniques. Car, en utilisant leur chakra, les ninjas arrivent à créer des attaques offensives, défensives ou protectrices. Les résultats, proches de la magie, dépendent de la force de l'attaquant.

Naruto, il faut le dire, est un peu cancre et fanfaron. Cela s'explique par le fait que la plupart des habitants se méfie de lui.
Quand il était bébé, le démon-renard Kyûbi a attaqué le village, faisant de nombreuses victimes. Le quatrième Hokage a réussi à l'enfermer dans le corps de Naruto en y laissant la vie.

Les adultes ont bien sûr interdiction d'en parler, pour que Naruto puisse avoir une enfance heureuse. Mais leur aversion est telle qu'elle s'est transmise à leurs enfants. Naruto, pour attirer l'attention, commet donc toute sorte de bêtises.

Cela va changer quand il va devenir genins (prononcez guénine). Avec pour maître Kakashi, il fera équipe avec Sakura et Sasuké, qui deviendra son meilleur ennemi. C'est sa rivalité avec son camarade qui le fera progresser.

D'autant que Naruto, en portant Kyûbi en lui, peut bénéficier de sa force, même si cela ne va pas sans risques...

Ouf, c'est déjà long mais ça ne dit pas grand chose des différents épisodes de l'histoire. En fait, plusieurs histoires vont se succéder, où Naruto va progresser et évoluer petit à petit.

J'apprécie beaucoup cette série, qui mélange aventure, combat et  humour. Masashi Kishimoto a créé tout un monde avec ses codes, son histoire, son économie...

Ses personnages et leurs techniques sont très travaillés : certaines attaques laissent sans voix.
Et puis il n'y a pas de manichéisme. Un personnage n'est jamais tout noir ou tout blanc : il est le fruit de ce qu'il a vécu.
Et Naruto, qui connaît bien la souffrance de la solitude, arrive parfois à convaincre ses ennemis qu'un autre chemin est possible.

Je le conseillerai à partir de la sixième car, si les combats sont parfois violents, le sang coule rarement et l'humour est plutôt bon enfant.

Par rapport à la série animée : cette dernière se divise en 2 parties.

"Naruto" est la première. Elle commence quand Naruto a dix et qu'il va sortir de l'académie des Ninjas. Beaucoup d'épisodes ont été rajoutés par rapport au manga, pas toujours avec grand succès. Les meilleurs moments restent ceux tirés du livre. Il en existe une version "light" pour les plus jeunes.

La deuxième partie, que je connais moins, s'appelle "Naruto Shippuden". Là, Naruto a grandi. Il a appris à mieux se servir du pouvoir de Kyûbi. Deux objectifs : combattre Akatsuki, un gang de dangereux ninjas, et retrouver Sasuke, parti accomplir sa vengeance...

Pour en savoir plus, il existe beaucoup de sites Internet. Captain Naruto me semble bien complet.

Naruto (38 volumes parus) / Masashi Kishimoto. - Kana.
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