Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 06:48
premier-qui-pleure-a-perdu-sherman-alexie.jpgJunior est un indien Spokane, qui vit dans une réserve. Suite à une naissance difficile, il accumule pas mal d'handicaps : myope, pas gros et très intelligent. Adolescent, il regarde passer sa vie et celle des autres, comment les indiens perdent leur âme et leurs espoirs dans cette réserve où sévissent le chômage et l'alcoolisme.

Pourtant, un jour, sa vie va basculer. Alors qu'il s'aperçoit en classe que le manuel qu'il utilise a été celui de sa mère, il prend conscience de la pauvreté de la réserve et de son immobilisme. Dans un accès de colère, il lance le manuel... qui frappe son professeur de plein fouet ! Ce dernier va venir le voir quelques jours plus tard. Pour lui, ce geste furieux est le signe que Junior doit garder espoir et sortir de la réserve. D'abord effrayé et dubitatif, le jeune garçon va finalement s'inscrire au lycée blanc de Reardan.

Si les débuts sont difficiles, aussi bien au lycée qu'à la réserve, Junior possède en lui la force de se faire respecter et aimer par n'importe qui. Et ce même si la vie est dure avec lui...

*****

Sherman Alexie a déjà écrit plusieurs livres pour adultes. Ce roman, qui paraît dans une collection pour ado, est décrit sur la 4ème de couverture comme "presque autobiographique". Il permet de découvrir la vie des indiens Spokane, parqués dans des réserves, qui ont perdu leur culture et qui ont du mal à s'intégrer à la société moderne. Chômage, pauvreté, violence, alcoolisme, découragement, mort sont leur lot quotidien.

Junior, qui raconte son histoire, va tenter de se sortir de cette ornière. Il est en effet un adolescent vivant, plein d'humour et de malice. Il porte en lui assez d'espoir et de courage pour remettre en cause le cours de sa vie et quitter un lieu difficile mais qui constitue son foyer. Sa famille le soutien dans sa démarche, mais celle-ci n'est pas comprise par tout le monde. Il se mettra ainsi à dos Rowdy, son meilleur ami d'enfance.

L'écriture de Sherman Alexie, malgré la dureté du sujet, est légère et pleine d'humour. Les illustrations qui accompagnent le texte sont également très drôles et permettent de respirer devant certains épisodes très durs. On passe ainsi du rire au larme, selon ce que vit Junior. Et malgré toutes les épreuves traversées et les êtres chers perdus, Junior représente un espoir pour ce peuple hier si fier et aujourd'hui si perdu.

Plein d'avis différents mais dans l'ensemble positifs sur les blogs : Faelys, Clarabel, Gaëlle, Saxaoul, Cuné, la médiathèque de Bagnolet, Rachel,   Cachou...

Le premier qui pleure a perdu / Sherman Alexie ; trad. de l'américain par Valérie Le Plouhinec. - Albin Michel, 2008. - Collection Wiz.
Partager cet article
Repost0
22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 00:00
jeu-de-mains-adeline-yzac.gifUne après-midi. C'est le temps que nous passons avec Valentin. Nous le rencontrons quand il s'achète une paire de ciseaux, rouge.

Pendant le temps que nous passons avec lui, il va nous raconter sa vie par petits morceaux. L'école avec les profs, l'infirmière... Le sport et la salle de muscu... Les copains, Paolo qui danse tout le temps et Félix qui préfère l'informatique aux filles... Les parents qui ne comprennent pas... L'enfance qui part par petits morceaux, avec le corps et les envies qui changent...
Et puis surtout le sexe. Le sien, celui qu'il pratique et puis celui qu'il aimerait pratiquer avec les filles...

Et pendant que Valentin nous raconte sa vie d'ado, il joue avec ces ciseaux. Car une paire de ciseaux, ça peut servir à beaucoup de choses...

*****
Ecrire un roman pour ado comme ça, il faut oser. Oser se mettre dans la peau d'un mec alors qu'on est une femme. Oser aborder des sujets comme ceux-ci.

Adeline Yzac ose et réussit très bien. D'abord, c'est très bien pour une fois que ce soit le point de vue d'un garçon qui s'exprime. Ensuite, on entre tout à fait dans la tête de Valentin, on comprend ce qu'il vit (et parfois on s'identifie). Ca sonne vrai et on y croit.

Sous des allures provoc', le texte est tout en finesse. L'auteure rend très bien tous les changements qui se produisent à l'adolescence : changements du corps à tous les étages, les envies qui apparaissent, les nouvelles idées qui surgissent, le goût de la liberté qui pointe son nez. Valentin offre un modèle équilibré, bien dans sa peau et sûr de lui.

C'est peut-être le seul bémol que je vois. Il est presque trop parfait et je ne sais pas si un jeune qui souffre de complexes pourra être apaisé par l'image qu'il renvoie.

Au-delà de cette remarque, c'est un roman d'une excellente facture (comme savent nous en offrir Adeline Yzac et les éditions du Rouergue) qui parle en profondeur d'un sujet pas souvent abordé sous cet angle.

L'avis de Clarabel.

Jeu de main / Adeline Yzac. - Editions du Rouergue, 2009. - Collection DoAdo.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 00:00
made-in-japan-viviane-moore.gifPour nous présenter un pays qu'elle a l'air de très bien connaître, Viviane Moore a choisi la nouvelle. En 22 histoires, dans tous les genres (quotidien, SF, fantastique...), elle nous permet d'appréhender la culture nippone dans tous ses aspects.

A cet égard, la dernière nouvelle est sans doute la plus équivoque. Elle décrit la difficile adaptation d'un lycéen français dont le père a été muté au Japon. On découvre que les us et les coutumes sont vraiment différents, malgré la modernité partagée.

Les autres sont toutes aussi intéressantes. On y découvre les croyances, les espoirs, les difficultés d'un peuple partagé entre tradition et modernité et dont le rythme de vie n'est pas fait pour tout le monde.

J'y ai personnellement beaucoup appris et je pense qu'un tel livre peut plaire aux fans de mangas qui voudraient connaître et comprendre mieux le Japon.

Made in Japan / Viviane Moore. - Rageot, 2008.
Partager cet article
Repost0
14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 00:00
titus-flaminius-nahmias.gifNous sommes en 54 avant Jésus-Christ. Dans la Rome antique, Titus Flaminius est un patricien : il descend d'une riche famille et n'a pas besoin de travailler pour vivre. Il est cependant avocat, et n'hésite pas à défendre les plus démunis.

Mais Rome est à un tournant de son histoire. Le triumvir qui dirige la République est composé de César, Pompée et Crassus et une guerre larvée s'installe entre les trois hommes et contamine la société. Titus, lui, soutient plutôt César, même s'il s'entend bien avec les deux autres hommes.

Pour officialiser ce soutien et entrer en politique, il est prévu que Titus épouse Simplicia, une jeune fille d'origine pauvre adoptée par César. Cette union est toutefois très mal vue par les opposants et les membres de la famille de César, ainsi que des anciennes conquêtes de Titus.

Hélas pour lui et pour sa future femme, ils sont tous deux la cibles d'attaque. Simplicia est victime d'un meurtre et décède. Bien décider à venger cette personne innocente, Titus de mener l'enquête pour retrouver son assassin, d'autant plus que la jeune fille tenait dans sa main un mystérieux tissu, doux et brillant.

Après quelques recherches et péripéties, Titus découvrira que cette étoffe vient d'Orient, vraisemblablement de chez les Serres (les Chinois). Pour poursuivre son enquêtes, il s'engagera dans l'armée pour rejoindre Crassus qui veut conquérir le royaume des Parthes, proche de celui des Serres...

*****
Ce n'est pas la première aventure de Titus Flaminius. Il en avait déjà quatre chez Albin Michel, dans la collection Wiz. Ceci est une nouvelle enquête, chez l'éditeur Nouveau Monde.

Je n'ai pas lu les volumes précédents, mais j'en avais eu des bons échos. Ce titre est tout à fait compréhensible, même si c'est le premier que l'on lit.

Jean-François Nahmias (qui a travaillé avec Pierre Bellemare) a très bien travaillé le côté historique de son récit. L'avant-propos est très utile pour situer le contexte. Les explications qui balisent l'histoire sont aussi très utiles. Il intègre même des véritables faits historiques au coeur de son scénario.

L'enquête de Titus est moins intéressante. L'auteur utilise parfois des grosses ficelles pour résoudre certaines actions. Il arrive quand même à bien nous accrocher, et donne envie de connaître le fin mot de l'histoire. Il soigne aussi bien ses personnages (historiques ou fictifs) en leur donnant une véritable personnalité.

Je le conseillerai aux fans de romans historiques et aux amateurs de batailles.

A partir de 13 ans.

Titus Flaminius : la route de la soie / Jean-François Nahmias. - Nouveau monde jeunesse, 2009. - Collection Toute une histoire.
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 00:00
au-pays-des-pommes-d-argent-nancy-farmer.jpgCe livre est la suite de Prisonnier des Vikings, paru en 2006 chez Gallimard-jeunesse. Nous y faisions la connaissance de Jake, apprenti-barde vivant dans un village saxon au huitième siècle. Son maître lui enseignait non seulement le chant et la musique mais également la magie. Enlevé par des Vikings avec sa soeur, il va pouvoir s'en sortir grâce à ses pouvoirs. Mais avant de retourner chez lui, il devra affronter de nombreuses épreuves, ainsi que des monstres de légende.

Ce nouveau titre commence au village où Jake continue son apprentissage avec le barde. Mais lors de la cérémonie du feu primal, sa soeur Lucy commet une faute. Elle a en effet souhaité gardé son collier en métal. Et ce geste égoïste a altéré la cérémonie.
Peu de temps après, la famille de Jake est touchée. Sa soeur est de plus en plus égoïste et voit des êtes invisibles. Jake et son père se dispute, et ce dernier le chasse du foyer. Sa mère ne prend pas de ses nouvelles.

Le barde et surtout frère Aiden, le prêtre du village, ne voient alors qu'une solution : amener Lucy au couvent de Saint-Filian pour un exorcisme. Dans ce lieu, un fontaine délivrerait une eau magique. Malheureusement, la violence de la cérémonie va mettre Jake en colère. Ne contrôlant plus ses pouvoirs, il crée un séisme, créant un gouffre qui permet à la Dame de la Source de s'enfuir. Au passage, elle emporte toute l'eau de la région, ainsi que Lucy et le père du couvent.

Le terrible seigneur de la région, Yiffi, exige alors que Jake ramène l'eau. Le jeune garçon devra alors s'enfoncer dans le gouffre. Même si le barde et le frère Aiden ne peuvent l'accompagner, il ne sera pas seul. Pega, une esclave qui l'a affranchi, et Brutus, le descendant de Lancelot déguisé en esclave, seront avec lui. Ensembles, ils devront atteindre le pays des pommes d'argent, là où le temps est figé et où vivent les elfes, d'anciens anges déchus.

*****

Il y a longtemps que j'ai lu le premier volume, et je n'en ai que de maigres souvenirs. Cela ne m'a empêché de bien comprendre ce second volume, même si les références au premier sont nombreuses.

Il est bien difficile de résumer ce roman, à l'intrigue dense et aux nombreux rebondissements. Il est impossible de lâcher cette histoire car il n'y a aucun temps mort. Plus le récit avance, plus l'envie de connaître la suite est forte.

Il faut dire que Nancy Farmer sait très bien amener les choses, en utilisant les légendes païennes et chrétiennes. Il est intéressant de constater qu'elle mélange les deux pour donner des explications à toutes les formes de magie. Elle en profite également pour dresser une galerie de portraits de créatures, allant des elfes au lutin, en passant par les dragons d'eaux.

D'un point de vue historique, elle montre bien que différentes religions, d'origines et d'âges divers, ont cohabité pendant longtemps, sans que l'une prenne le pas sur l'autre. Les discussions entre le barde et frère Aiden sont très intéressantes, puisque chacun a une explication qui dépend de ses croyances.

Un petit bémol toutefois. Peut-être cela vient-il de la traduction mais j'ai parfois eu l'impression que les dialogues ne collaient pas très bien, comme si le personnage qui s'exprimait n'était pas le bon.

Cela n'entame pas le plaisir de lecture de cette aventure riche et intelligente, qui nous emmène très loin.

A partir de 13 ans.

Au pays des pommes d'argent / Nancy Farmer ; trad. de l'anglais par Philippe Morgaut. - Gallimard jeunesse, 2009.
Partager cet article
Repost0
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:00
Depuis la disparition dans l'espace de son père, Deyann, 13 ans, vit seul sur une petite planète satellite perdue au fond de la galaxie. Ils veillent sur les machines qui exploitent le sol du sattellite, en attendant que la compagnie vienne le rechercher.

Aussi, sa surprise est grande quand, après une alerte, il trouve dans un tunnel le corps sans vie d'une jeune fille. Il a à peine le temps de se poser des questions qu'une créature effrayante, qui dégage un froid intense, l'attaque. Il arrive à lui échapper en s'engouffrant dans une drôle de brèche.

Commence pour lui une drôle d'aventure. Le voilà projeté dans un dirigeable gigantesque, rempli de voyageurs. Repérant une créature et la jeune fille qu'il croyait morte, il comprend qu'il est revenu en arrière et va tenter de changer le cours des évènements...

*****
 
Ce résumé ne présente que la première partie du roman. Mais la suite es tellement difficile à raconter que je préfère m'arrêter là, de peur de vous embrouiller.

Il n'empêche que ce livre est un très bon roman de science-fiction et que les amateurs de paradoxes temporels y trouveront leur compte. Car la suite est basée sur le même canevas que le film "Un jour sans fin" réalisé par Harold Ramis. Deyann va pouvoir revivre plusieurs fois les évènements en s'appuyant sur ses expériences précédentes. On obtient donc une histoire entraînante, remplie de rebondissements.

L'idée des auteurs (Ange est la contraction d'Anne et Gérard) de la "Fleur-Univers" est également très poétique.

Il s'agit donc d'un livre d'aventures à découvrir, où le récit est mené tambour battant.

L'avis de Sophie Pilaire de Ricochet.

A partir de 12 ans.

A mille milles de toute terre habitée / Ange. - Syros, 2008. - (Soon).
Partager cet article
Repost0
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 00:00
C'est une histoire chorale que nous propose ici Jean-Luc Luciani. Les voix de quatre jeunes et de ceux qui gravitent autour d'eux.

Léo, Medhi, Lucas et Mattéo ont monté un groupe qu'ils ont appelé les Snackyboulistes, comme ça juste pour s'amuser. Mais ils sont bons, excellents même selon Alain leur prof de musique. Et ces quatre là ont un grand avenir musical.
D'ailleurs, pour leur premier concert, Alain leur a proposé de prendre un chanteur de rap, Salim, pour les accompagner. Les jeunes râlent bien un peu, mais ils savent qu'en acceptant, Alain se fera bien voir d'Amina, l'assistante sociale.
Et ils ne le regretteront pas, car le résultat est excellent.

Il n'y a cependant pas que la musique dans la vie. Il y aussi Fanny, dont Lucas est amoureux ; Jonathan, Florain, Lully, les fans et amis ; les adultes bienveillants comme Jean-Luc (tiens donc !) le père de Jonathan et Florian, Francis le patron de bar... Mais il y a aussi des adultes malveillants, qui refusent que Salim suivent une voie qui ne leur conviennent pas.

*****

J'ai choisi de lire ce livre de Jean-Luc Luciani puisqu'il est très apprécié des lecteurs du club de lecture de la bibliothèque. Et très franchement, c'est un choix que je ne regrette pas.

Au départ pas très emballé, je me suis finalement attaché à toute cette galerie de personnage. Et puis l'histoire qu'ils racontent est prenante, avec une fin triste et dramatique.

Jean-Luc Luciani aime ses personnages et cela se sent. Rares sont ceux qui ne portent que la haine en eux. Ils sont tous bien construits, avec chacun une véritable personnalité. De plus, leurs propos se recoupent bien, et permettent d'apprécier une même situation sous plusieurs angles.

L'ensemble sonne vrai, aussi bien la manière de s'exprimer que les pensées des adolescents. Il n'est pas impossible que l'auteur vive effectivement avec des jeunes. Léo, Medhi, Lucas et Mattéo sont à l'âge où tout est possible et n'ont qu'une envie : mordre dans la vie à pleines dents. On ne leur souhaite qu'une chose : beaucoup de bonheur !

A partir de 14 ans.

Ma place au soleil / Jean-Luc Luciani. - Rageot, 2009. - Collection Métis.
Partager cet article
Repost0
17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 00:00
Ariane a 15 ans et vit à Vron, un petit village à la frontière de l'Allemagne et de la Suisse. Solitaire par choix, elle a une passion pour les chevaux.

Justement, depuis quelques temps, un nouveau venu habite une ferme avec des chevaux. Il s'appelle Tobias Grüber et est allemand. C'est d'ailleurs comme ça que tout le monde appelle cet homme secret et peu bavard, qui intrigue les villageois.

Ariane, elle, ne voit que ses chevaux. C'est d'ailleurs en leur rendant visite régulièrement que Tobias finira par lui adresser la parole. Il lui propose de devenir son assistante pendant les deux mois d'été. La jeune fille, après avoir obtenu l'accord de ses parents, accepte.

Au bout de quelques jours de travail, Tobias va lui avouer la véritable raison de sa venue. Il y a 10 ans, Lotte, la soeur de Tobias, a travaillé l'été à Vron. La veille de son départ, elle a été violée et assassinée. Ayant retrouvé des lettres qui lui étaient adressées, Tobias a décidé de reconstituer les derniers jours de sa soeur. Pour ça, il a besoin d'Ariane qui a aujourd'hui le même que Lotte lors de sa mort...

*****

Ne vous fiez pas à la couverture tape-à-l'oeil et très kitsch. Jean-Paul Nozière a écrit un polar psychologique prenant, qui aurait mérité mieux.

Tous les éléments sont réunis pour nous maintenir en alerte : un village français renfermé qui veut oublier son passé, un meurtre dont personne ne souhaite se souvenir, la Seconde Guerre mondiale qui n'est pas si loin. Nous suivons pas à pas Tobias et Ariane qui remonte progressivement dans le passé, à la recherche d'une Lotte qui n'a laissé derrière elle que quelques lettres.

Les sentiments des personnages sont bien analysés et décrits. La scène finale, très psychologique, fait froid dans le dos. Un très bon polar donc, qui fait passer un bon moment.

L'avis de Clarabel et de Nomiesbook. Le site de l'auteur.

A partir de 14 ans.

Mortelle mémoire / Jean-Paul Nozière. - Gallimard, 2009. - Collection Scripto.
Partager cet article
Repost0
15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 00:00
Toshi est un adolescent qui vit à Kyoto. Il habite seul avec sa mère, depuis le décès de son père.

Ce soir là, quand il arrive, la maison est vide... ou presque. Des hommes, ressemblant beaucoup à des Yakuzas, ces mafieux japonais, le recherchent.

Toshi, vif et intelligent, réussit à leur échapper. Il arrive à contacter un camarade de classe, Takahiro, qui va arriver à le cacher grâce à son frère. Celui-ci est un otaku, un jeune qui ne vit que sur Internet. Il a pourtant de nombreux contacts.

Ceux-ci vont amener Toshi à découvrir et à explorer une partie de son passé dont il ignorait tout...

****

Décidément, Kyoto me poursuit. Après sa période médiéval, voici l'époque moderne. Et cette fois-ci encore, la ville dévoile ses côtés dangereux.

La course-poursuite et l'enquête de Toshi sont vraiment prenantes. On remonte avec lui la piste de son histoire et les côté obscurs de son enfance. La fin est inattendue (bon, on peut quand même s'en douter à un moment).

J'aime beaucoup la scène finale, qui a une atmosphère vraiment japonaise. J'aime aussi son côté ouvert.

A conseiller donc aux fans du Japon et de policier.

L'avis de Michel Abescat de Télérama.

A partir de 12 ans.

PS : La couverture est remarquable, résumant l'histoire d'un coup d'oeil.

La nuit des Yakuzas / Anne Calmels. - Flammarion, 2009. - Collection Tribal.
Partager cet article
Repost0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 00:00
Damien a 16 ans et il mène une vie plutôt paisible. Jusqu’au jour où revient dans son lycée Alexandre, un garçon qui lui rappelle des souvenirs assez désagréables. Il y a sept ans, alors qu’il était en vacances ensembles, une « négligence » de Damien a provoqué la mort du frère d’Alexandre. Damien n’en a bien sûr jamais parlé, sauf à son meilleur ami.

Quelques temps après l’arrivée d’Alexandre, Damien commence à recevoir des messages anonymes l’accusant d’être un assassin. Les menaces se feront de plus en plus virulentes. Puis il se verra réclamer une forte somme d’argent et se fera agresser.Damien soupçonne Alexandre d’être à l’origine de son calvaire.

Mais comment un garçon si discret et timide pourrait-il agir ainsi ? En serait-il capable ? Et surtout est-ce bien la raison de la situation de Damien ?

*****

Béatrice Nicodème a écrit ici un roman policier bien ancré dans la réalité d’aujourd’hui. Damien a un scooter, navigue sur Internet et sur Facebook…

Au-delà de cela, elle a écrit un récit très bien monté, où les rebondissements s’enchaînent jusqu’au dénouement final. On ne comprend qu’à la fin comment Damien s’est retrouvé dans une histoire pareille.

C’est peut-être là où personnellement j’ai un problème. Je n’arrive absolument pas à apprécier le personnage de Damien. Je trouve ses réactions incohérentes. Il participe indirectement à des évènements dramatiques sans ressentir une culpabilité qui devrait être écrasante (du moins, je le serais). Et surtout, il s’enfonce toujours plus en se refusant à révéler la vérité à des adultes.
D’un autre côté, c’est aussi ce que l’auteure veut démontrer : le mensonge n’est jamais la bonne solution.

Un avis plus enthousiaste sur Graine de mômes, celui de Gilmoutsky se rapproche du mien.

Le site de Béatrice Nicodème.

A partir de 13 ans.

Assassin ! / Béatrice Nicodème. – Mango jeunesse, 2009. – Collection Chambres noires.
Partager cet article
Repost0