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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 09:00

Charlie, la grande soeur d'Adam Grey, a disparu à Tokyo : c'est un appel de la colocataire de Charlie qui a prévenu sa famille.
Adam a du mal à supporter l'inaction de ces parents devant cette disparition. Ces derniers sont tétanisés et en partie accaparés par des parents vieillissants.
Aussi, Adam décide réagir : sans prévenir personne que sa petite amie Suzy, il s'achète un billet d'avion et décolle pour Tokyo. Là-bas, il remontera la piste de sa soeur. Mais cela sera surtout pour lui l'occasion de découvrir le Japon, ses coutumes et ses habitants, dont Aiko, une ravissante nippone.

On se laisse porter par les aventures d'Adam, personnage qui malgré ses 18 ans n'est pas très mature. La découverte de Tokyo est plaisante, avec ses hôtels capsules et ses magasins en étage.
Pourtant, on a l'impression qu'une grande partie de la culture nippone nous échappe : Adam ne nous permet de découvrir qu'une toute petite partie de ce pays.
Quant à la fin, on se dit "tout ça pour ça". Bref un roman idéal pour la plage.

Tokyo : perdu dans la grande ville / Graham Marks ; trad. de l'angl. par Nathalie Peronny. - Albin Michel, 2007. - (Wiz Suspense).
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 09:00

Dans l'Angleterre des années 80, sous les années Tatcher, un jeune homme de 15 ans raconte sa vie dans un journal.
Et la vie d'Adrian Mole n'est pas de tout repos : entre les envies de tout adolescent et des parents volages, il n'y a pas de temps pour s'ennuyer.

Eh bien oui, Bridget Jones n'a rien inventé. D'autres ont tenu un journal intime avant elle.
Celui d'Adrian Mole n'a rien à lui envier, au contraire. On rigole beaucoup et avec beaucoup de plaisir. Un délice pour les ados.

Surtout qu'il existe d'autres tomes où Adrian a grandi. Si vous avez l'occasion de les lire, dites moi ce que vous en pensez.

Les aventures d' Adrian Mole, 15 ans : Journal secret / Sue Townsend. - Seuil,  1986. - (Virgule). ISBN 2-02-009141-0

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 09:00

Davie et Geordie ont 13 ans : ils vivent leur vie comme des ados normaux, fumant en cachette et se battant avec ceux d'en face. Ils sont tous les deux enfants de choeur et se confessent régulièrement.
Jusqu'au jour où Stephen Rose arrive en ville. A peine plus âgé qu'eux, il va vivre chez Mary la Folle. Des rumeurs circulent sur lui : il a été renvoyé de son école, son père est mort, sa mère est devenue folle et ses ancêtres seraient complètement timbrés.
Davie et Geordie ne savent pas trop s'ils doivent s'en approcher, d'autant que le nouvel arrivant est bizarre : il a un teint cireux, une drôle d'odeur et tient de drôles de propos. Mais il a un talent : celui de sculpter des figurines en glaise plus vraies que nature.
Davie surtout est fascinée par ces statuettes qui ont l'air si vivantes...

Je ne connaissais David Almond que de réputation, à travers son roman Le Jeu de la Mort qui a été remarqué et récompensé.
Je dois dire que je ne suis pas déçu par ce livre. Fort bien écrit, il puise dans la légende du Golem pour proposer toute une réflexion sur la vie et la mort, le bien et le mal, ce qui fait que l'on possède une âme.
Ajouter à ça quelques frissons liés à l'apparition d'un monstre et vous obtenez un bon récit à conseiller aux ados.

Un avis sur le blog de la Médiathèque de Bezons.

Glaise / David Almond ; trad. de l'angl. par Julien Lopez. - Gallimard jeunesse, 2008. - (Scripto).
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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 09:00

 

Paula a 22 ans en 1942. Elle est juive et s'enfuit en zone libre.

Mais elle remonte à Paris en 1943 pour retrouver son père. Son escapade sera de courte durée.


En 1997, une bouteille est jetée à la mer d'Internet : "Qui se souvient de Paula ?".

Jacques Masaran, son ami d'alors, répond à cette annonce.


Les deux tiers du romans sont consacrés à la fuite de Paula, le dernier explique comment les évènements se sont enchaînés.

Entre policier et histoire, ce roman dénonce la France qui collabore et qui a envoyé à la mort des milliers de personnes. C'est un point de vue original, qui permet de se souvenir et de ne pas oublier que la haine n'est pas si loin de nous...

 

Une interview de l'auteur sur Le Mague.


Qui se souvient de Paula ? / Romain Slocombe. - Syros, 2008. - (Rat noir).

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 09:00
Luc vit à Regency. C'est une ville sombre et immense, où les gens vivent la nuit, où les églises sont des lieux de débauche, où les anges (des faucons) veillent au respect de l'ordre. C'est un monde dirigé par le Central et les Grands Bienfaiteurs.
Pour échapper à un père violent et à une mère distante, Luc retrouve ses amis dans leur cellule au centre pénitentiaire. C'est un lieu à eux, qui leur appartient. Il y passe beaucoup de temps avec Steve qui invente des airs en sifflant, Tommy qui est le plus âgé et qui sait beaucoup de choses, Karen qui est une Perle c'est à dire une des milliers de filles adoptives de Zuchran, le chef du centre pénitentiaire. Il y a également Tina la poupée NoToy de Karen si perfectionnée qu'on la croirait vivante, Abel le géant noir et silencieux et surtout Jona, la belle Jona, dont Luc est fou amoureux.
Un jour, Tommy va leur faire jouer un jeu. C'est ainsi que presque malgré eux, ils vont rejoindre les Soldats de la Délivrance. Sous la tour FKE, centre de Regency et symbole du pouvoir, des milliers de personnes se réunissent sous les ordres de Noé, le Maître, pour changer leur monde.
Mais suite à la "trahison" de Jona, qui en aime un autre, Luc va détruire cette utopie et provoquer leur chute...


Marcus Malte nous offre ici un excellent roman de science-fiction. Il nous offre une vision futuriste et désabusée d'une société qui refuse la pauvreté et qui, plutôt que d'y remédier, cherche à s'en débarrasser. Le texte contient également énormément de références (Les Oiseaux de Hitchcock, l'allégorie de la caverne de Platon...). Et encore beaucoup d'éléments qui ont dû m'échapper.
La fin dure et violente, qui met brusquement fin à l'utopie, me conduit à conseiller ce livre aux plus grands, Syros étant habituellement un éditeur jeunesse.

Scarrels / Marcus Malte. - Syros, 2008.
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 09:00
L'île de Tarnagar abrite un asile. Les gens enfermés y sont si nombreux qu'une véritable ville s'est créée pour le gérer. La communauté y est organisée par castes, qui ne se mélangent jamais.
Pourtant, Dante, garçon de cuisine orphelin situé en bas de l'échelle, va sympathiser avec Bea, fille de médecins.  Cette dernière  sent un sentiment de révolte naître en elle : elle ne veut pas, comme toute ses camarades, avoir à la cérémonie de ses 14 ans. Le jour de son anniversaire, elle prendra de l'Ichor. Cette potion lui permettra de devenir adulte en lui enlevant ses rêves, tel que l'a décidé le dirigeant de ce monde, le Docteur Sigmundus.
C'est aussi à cause de cela qu'elle s'est rapprochée de Dante. Le garçon a pris de l'Ichor mais continue à rêver. Cette confidence pourrait bien le mettre en danger car les pensionnaires de l'asile sont justement ceux qui continuent à rêver. C'est alors qu'arrive un nouveau prisonnier à l'asile : Ezekiel Semiramis. Accusé d'avoir tué des centaines de personnes, il connaît cependant beaucoup de choses sur Dante...


En choisissant ce livre, j'avais un peu peur de tomber sur quelque chose de très glauque, à la limite entre Stephen King et Resident Evil. Eh bien pas du tout ! C'est un très bon ouvrage, mélangeant science-fiction et fantastique.
D'abord, Brian Keaney a une très belle plume. Il sait expliquer de manière détaillée et simple des éléments très compliquées. Ainsi, le fonctionnement de Tarnagar devient rapidement limpide.
Ses personnages sont également très fouillés : même les seconds rôles ont une épaisseurs et une histoire qui les rendent sympathiques ou antipathiques.
Enfin, je trouve que le sujet choisi fait écho au monde qui nous entoure. Nous découvrons au fil du récit que Tarnagar fait partie d'une étrange dictature, fermée sur elle-même, et qui fait croire à sa population que les pays d'à-côté sont des sauvages... Moi, ça me rappelle quelque chose...

Le Maître des illusions, 01 : le rêve interdit / Biran Keaney ; trad. de l'anglais par Raphaële Eschenbrenner. - Hachette, 2008. - (Black Moon).
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 09:00
Jérémie n'arrive pas à s'en remettre : Adrien est mort, à deux pas de lui. Il est tombé de la falaise alors qu'ils étaient en train de marcher. La raison de cette chute obsède Jérémie.
S'agit-il d'un accident, d'un suicide ? Il pensait bien connaître Adrien mais il ne le voyait qu'au camping pendant les vacances. Cet "ami" lui était-il si étranger ? Pour en avoir le coeur net, Jérémie va partir sur ses traces et essayer de comprendre ce geste.


Cathy Ytak nous livre un texte très poétique sur la vie  et la mort. C'est un récit initiatique, qui fait grandir Jérémie d'un coup. Ce roman est comme un coup de poing : il nous rend chaos. On est triste et heureux à la fois lorsqu'on le lit. C'est un récit fort qui ne laisse pas indifférent.

Le blog de Cathy Ytak.

L'avis de Mireille.

Quand BelleSahi reçoit Cathy Ytak.

L'ombre d'Adrien / Cathy Ytak. - Syros, 2007. - (Les uns les autres).
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 08:00
Thimothé a perdu son jumeau Amblin. Celui-ci est tombé à l'eau alors qu'il patinait sur un lac. Pour compenser cette perte, Thimothé se remémore tous les souvenirs avec son frère. Ses parents sont aussi désemparés que lui. En parler avec son amie Charlotte lui fait du bien mais n'atténue que très peu sa douleur. Thimothé décide alors de se prendre en main et de s'intéresser à la passion de son frère pour les cygnes.


Le deuil est bien le thème central de ce roman. Ce sujet délicat est abordé avec beaucoup de pudeur et de justesse. Thimothé saura trouver du réconfort dans un évènement à la limite du fantastique.
Cette belle histoire est servie par une écriture fine et précise. Aurélien Loncke sait très bien exprimer ce qu'il ressent, que ce soit drôle, triste ou émouvant.
J'avoue toutefois que la presque-perfection de Thimothé et surtout de son défunt frère m'a parfois énervé : je n'aime pas les personnages qui apparaissent trop lisses.
Pas de quoi cependant passer à côté cet ouvrage intéressant et dont certains passages ne peuvent laisser indifférents tant ils invitent au rêve.

L'avis de BelleSahi.

A partir de 11 ans.

A la rencontre des cygnes / Aurélien Loncke. - Ecole des Loisirs, 2008. - (Médium).
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 10:00
Alors que la quatrième de couverture nous annonce de l'humour noir et une critique de la société, ce recueil contient, à quelques exceptions près, des nouvelles très noires et assez déprimantes.


La première histoire est effectivement assez drôle, avec cette adolescente d'aujourd'hui qui ne sait pas reconnaître l'Immaculée Conception. Mais les autres sont très déprimantes : les personnes les plus faibles sont souvent victimes des gens les plus riches. Même si ces derniers sont fortement critiqués, je trouve la dénonciation des travers de notre société bien faible.

N'allez cependant pas croire que ce recueil n'a aucun intérêt. Les nouvelles sont bien écrites et font froid dans le dos. Je trouve seulement dommage que ce livre se retrouve dans une collection ado alors qu'il intéresserait plus les adultes, et que la quatrième de couverture soit aussi trompeuse.

Tirez sur l'ambulance / Colin Thibert. - Thierry Magnier, 2008. - (Nouvelles).
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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 08:00
Ils sont quatre et confient leurs pensées au ciel.

Amine Salamé a 9 ans quand débute la guerre au Liban. Les morts et la violence deviennent son quotidien, le transformant en être haineux et meurtrier.
Jack MacIain est un pêcheur écossais. Lui raconte sa vie à Saint-Pierre et surtout son amour pour Alba, une jeune fille difficile.
Prosper Lesage s'adresse à Dieu pour lui demander où est son sang. Mais quand on a 67 ans en Haïti et qu'on est vagabond, la vie n'est pas facile.
Dolores Rivera s'adresse à Notre Père. C'est ce qui rend sa vie supportable, sa vie qui n'est que misère et malheur.Quatre personnages, à quatre époques différentes.


Jean-François Chabas, qui adore nous faire voyager à chacun de ses romans, nous offre cette fois-ci un véritable tour du monde. Il sait rendre ses personnages attachants ou carrément antipathique pour Amine. Ce dernier est celui qui m'effraie le plus dans son comportement et son manque de remords et de sentiments : est-ce la guerre qui l'a rendu ainsi ou est-il né comme cela ? Rien n'est tranché et ce qui le rend effrayant. L'histoire de Prosper est également touchante bien que terriblement dure. La vie de Jack MacIain est racontée avec beaucoup d'humour bien qu'elle soit rude. Quand à Dolores, je ne peux que clamer mon admiration pour une telle femme.

Au-delà de ces histoires, je m'interroge sur les intentions de Jean-François Chabas : veut-il faire passer un message ? Veut-il dire que nous ne sommes pas seuls même s'il n'est pas sûr que Dieu existe (beaucoup de ses personnages doutent) ? Ce dont je suis sûr, c'est que nous sommes devant une erreur de casting : ce livre aurait dû paraître dans une collection adulte et pas adolescente. La dureté de certaines histoires, le peu de lumière au bout du tunnel, cette solitude qui se dégage de certaines histoires destinent ce roman à un public que j'espère nombreux mais pas avant 16 ans.

Prières / Jean-François Chabas. - Ecole des Loisirs, 2008. - (Médium).
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