Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 18:42
Simon en a marre de s'occuper de ses frères et soeurs. Aussi, ni une ni deux, le voici qui fugue et quitte Lille pour Valence. Son escapade pourrait être sympathique sauf, juste débarqué, qu'une jeune mère lui laisse son bébé et disparaît. Fugueur avec un bébé sur les bras, Simon se demande que faire.

C'est alors qu'il va rencontrer M'sieur Victor. Sexagénaire, antiquaire et imposant, il va prendre sous son bras ces deux enfants perdus. Surtout que Simon lui cache les vraies raisons de sa présence à Valence. Tous les trois, ils vont apprendre à se connaître et se lier d'amitié.

Mais une relation née sur un mensonge peut-elle durer longtemps ?

*****

Dans ses romans jeunesse, Pascal Garnier aime bien parler de gens perdus, en souffrance qui vont renaître en faisant des rencontres avec d'autres personnes comme eux.

Ce roman ne déroge pas à la règle et c'est un grand plaisir. M'sieur Victor est un vrai personnage, ours bourru qui reprend goût à la vie grâce à ses deux enfants naufragés. Car M'sieur Victor a aussi eu droit à son lot de malheurs.

Voir ces trois écorchés retrouver des repères est un vrai plaisir, surtout que leur bonheur tient à des choses simples.

L'écriture simple et agréable de Pascal Garnier, une histoire belle et optimiste...  deux bonnes raisons pour ne pas passer à côté de ce livre.

M'sieur Victor / Pascal Garnier. - Bayard jeunesse, 2009. - Collection Millézime.
Partager cet article
Repost0
4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 16:40

momo ende Momo est une petite fille, vivant dans un amphithéâtre en ruines. Elle est arrivée un jour, comme ça. Comme elle ne souhaitait pas aller en foyer, les habitants des environs ont décidé de la laisser tranquille, tout en l’aidant de leur mieux.

 

C’est ainsi que Momo est restée. Elle s’est rapidement fait des amis : Gigi le raconteur d’histoires, Beppo, le balayeur silencieux, tous les enfants et même certains adultes.

 

Il faut dire que Momo a un don : celui d’écouter. La personne qui vient la voir se met à dire des choses plus intelligents, à avoir des idées. Les personnes fâchées se réconcilient. Tout cela parce que Momo est là et qu’elle les écoute sans rien dire.

 

La vie d’écoule donc paisiblement, jusqu’au jour où apparaissent les messieurs en gris. Ceux-ci se présentent comme les représentants de la Caisse d’Epargne du Temps. Ils convainquent les adultes d’économiser leur temps, en leur permettant une vie meilleure. Ce n’est pas le cas, les gens devenant tristes, colériques et aigris car ils ne font plus que ce qu’ils jugent utile, c’est à dire gagner du temps. Ils en oublient d’être solidaires et gentils.

 

Les messieurs gris sont donc très contents. Sauf que Momo, avec son don d’écoute, constitue un danger pour eux. Ils vont donc s’attaquer à elle et à ses amis.

 

Il faudra beaucoup de courage à la petite fille pour surmonter les épreuves qui l’attendent…

 

*****

 

Michael Ende est un écrivain allemand, décédé en 1995. Il est notamment connu pour être l’auteur de L’Histoire sans fin.

Mais il a écrit de nombreux autre titres. Momo a été écrit en 1973 et réédité plus fois. Cette fois, c’est Bayard qui a eu cette bonne idée.

 

Il est difficile de rentrer dans ce roman, car les premiers chapitres mettent en place les éléments de l’histoire. Le rythme est donc assez lent, ce qui risque de décourager les lecteurs visés (à partir de 9 ans).

Si l’on passe le cap, on est alors captivé par une histoire mêlant aventure, fantastique et poésie.

 

Michael Ende joue beaucoup avec les mots. “Gagner/perdre son temps”, '”Economiser du temps”… ces expressions prennent une toute autre signification dans ce livre. Ils sont à prendre au sens propre, ce qui crée une drôle d’impression. Comment en effet rendre réel ce qui est abstrait ?

L’auteur s’en sort très bien, en décrivant les fleurs du temps. Il le fait de manière remarquable, avec douceur et poésie. C’est un des plus beaux textes que j’ai pu lire.

 

Au-delà du style et de l’histoire, Michael Ende cherche à dénoncer un mal qui existait dans les années 1970 et qui est toujours présent : la course au temps qui nous fait perdre de vue l’essentiel.

Pour gagner du temps, les messieurs en gris conseillent de supprimer les choses “superflues” : passer du temps avec sa famille, être avec ceux que l’on aime, s’arrêter pour admirer le monde tourner.

Résultat, les gens agissent comme on agit aujourd’hui dans certains endroits : toujours pressé, on confie ses enfants à d’autres, on agresse ceux qui n’ont pas le même rythme, voyant en eux d’affreux parasites.

Qui ne se reconnaît pas dans certains aspects de cette description ?

 

Momo n’a donc pas pris une ride et devrait séduire encore les lecteurs d’aujourd'hui, grands et petits.

 

L’avis du blog Musarder.

 

Momo / Michael Ende ; traduit de l’allemand par Corinna Gepner. – Bayard, 2009. – Collection Estampille.

Partager cet article
Repost0
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 08:00

un ticket pour la lune franck c boyce Liam a 12 ans. Malgré son jeune âge, il est très grand et a du poil au menton. Ce qui fait qu’on le prend régulièrement pour un adulte. Il abuse très peu de cet avantage, sinon pour s’amuser avec son amie Florida.

 

Un jour qu’il est avec sa classe à une fête foraine, il va se découvrir une passion pour les manèges à sensation (Nota : vous savez, il fait cette horrible attraction où vous êtes dans une boule retenue par deux élastiques. Brrr ! ).

Aussi, quand il reçoit un texto l’invitant à participer à un concours pour essayer un nouveau manège en Chine, Liam va en parler à son père. Bien sûr, celui-ci refuse, croyant à un canular.

 

Liam va cependant user de son apparence pour participer à ce concours. Et comme c’est un concours père-fils, il va entraîner son amie Florida dans l’aventure.

 

Les voilà donc partis pour la Chine, avec trois autres gagnants et leur père. Sauf que le manège en question s’avère être une fusée…

 

************************************************

 

La première fois qu’on m’a parlé de ce roman, je suis resté dubitatif. Comment en effet un enfant peut-il se faire passer pour une adulte ? Et c’est quoi cette histoire de voyage dans l’espace ?

Mais dès que j’ai plongé dans ce récit, tous mes doutes ont été balayés.

 

D’abord, on rigole beaucoup. Frank Cottrell Boyce a un style très enlevé. Il donne beaucoup de répartis à ses personnages : les dialogues sont succulents.

Les caractères de chacun sont caricaturaux à souhait et on rit aux éclats en les écoutant et en les découvrant à travers les yeux de Liam.

Ce dernier est d’ailleurs très attachant. Découvrant le monde des adultes avec son point de vue de presque ado, il nous en offre une vision hilarante.

 

Et puis j’ai beaucoup apprécié ce clin d’œil à Roald Dahl et à “Charlie et la chocolaterie”. Les éléments sont nombreux : le concours, les concurrents avec leurs défauts, leur hôte Dinah Drax (qui remplace Willy Wonka)…

 

Enfin, c’est une vibrante déclaration d’amour d’un fils pour son père, persuadé que celui-ci sera toujours présent pour lui et soulèvera des montagnes pour le sauver. Et, je vous rassure, c’est le cas.

 

Un livre pour ado pas bête du tout, à lire en famille pour rigoler ensemble.

 

Un grand merci à celles qui m’ont fait ce très beau cadeau !

 

MAJ du 19/09/2009 : L'avis de Faelys.

 

Un ticket pour la Lune / Frank Cottrell Boyce. – Gallimard jeunesse, 2009.

Partager cet article
Repost0
1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 08:00
Les parents de Bastien sont séparés et il vit chez son père.
Il voit bien qu'il est triste car il pense encore à sa mère. Bastien aimerait bien que son père se trouve une copine, même si ça lui fera bizarre.
Un jour, son papa rencontre Annie...

****************************

Pas rigolo, rigolo, ce petit roman. Pourtant, le quotidien d'une famille "décomposée" est, je pense, assez bien représenté.
La difficulté de tourner la page, de rencontrer d'autres personnes, les sentiments qui restent... tout ce que peuvent ressentir les parents est bien décrit.
Et Bastien me direz-vous ? Eh bien ce p'tit gars fait face et espère que ses parents soient heureux un jour. Il souffre de leur séparation, mais ne veut pas les faire souffrir. On ne sait pas quel est son âge, mais on imagine qu'il fait preuve de maturité.

Benoît Broyart nous offre donc une lecture intelligente et sensible, qui pourra peut être aider ceux qui traversent une situation identique.

Le blog de Benoît Broyart.

Et un grand merci à celles qui m'ont offert ce livre et les petits mots dedans !

Une bonne équipe / Benoît Broyart. - Thierry Magnier, 2005. - (Petite Poche).
Partager cet article
Repost0
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 08:00
Malheur s'appelle Malheur car il est le treizième à rejoindre la bande du métro. Il y trouve la gentillesse de Mila mais surtout la violence de Jordi, le manque de lumière, le vol et la faim.
Mais Malheur a son secret, son trésor : un écusson où est brodé un poisson, souvenir de sa grand-mère. Evidemment, il s'effiloche un peu, caché au fond de sa chaussure droite.
C'est grâce à cette usure qu'il découvrira ce que lui a légué sa grand-mère : un petit bout de papier recouvert de lettres...

******************************

Par les yeux innocents d'un petit garçon, Sylvie Deshors nous fait découvrir la vie rude et difficile des enfants des rues. Elle nous offre un récit touchant et optimiste, où le monde n'est pas tout noir ou tout blanc.
Les illustrations de Monike Czarnecki accompagnent bien ce récit.

J'ai repensé en lisant ce livre à P'tite mère de Dominique Sampiero, paru chez le même éditeur. Si le sujet n'est pas tout à fait le même (une petite fille est confrontée à l'extrême pauvreté de ses parents), le ton et l'optimisme y ont aussi leur place.

Bref, Rue du Monde, c'est bien !

Poisson d'argent / Sylvie Deshors ; images de Monike Czarnecki. – Montigny-le-Bretonneux : Rue du Monde, 2006. – 111 p. - (Roman du Monde). ISBN2-915569-67-3 : 10,50 €
Partager cet article
Repost0
17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:00

Quand arrive Jessica dans la classe de Tom, tout le monde est sous le choc. La jeune fille est couverte de cicatrices, provoquées par un incendie. La jeune fille effraie tous les élèves et reste isolée, ce qui laisse beaucoup de place aux rumeurs.
Tom est lui aussi apeuré et rebuté par l'aspect de Jessica. Mais petit à petit, il va se rapprocher de la jeune fille...

***********************

Le narrateur a raison : l'histoire se déroule sur deux semaines et il ne se passe presque rien. Pourtant, c'est ce "presque" qui va marquer Tom pour la vie.
Elève effacé, garçon passionné par les voitures de sport (et notamment la Cobra), il est pourtant assez intelligent pour voir en Jessica un être qui souffre. Ils sont peu nombreux comme lui. Dans un contexte difficile, il la comprendra et lui apportera plus qu'il ne le croit.

Une belle histoire donc, émouvante et poignante, racontée dans une écriture sensible et délicate. Je vous encourage à lire ce petit livre.

La fille brûlée / Tony Abbott ; trad. de l'anglais (Etats-Unis) par Marie-Pierre Bay avec la collaboration de Nicolas Bay. - Pocket jeunesse, 2008.
Partager cet article
Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 08:00

Julien habite avec sa famille à la Cité des Jonquilles. Ils n’ont pas grand chose mais ils sont heureux.
Un jour, ses parents font appel à une société pour construire leur maison, leur rêve. Mais la société fait faillite, les laissant avec un emprunt et une maison inachevée.
Si sa mère garde espoir, le père de Julien tombe en dépression et se fait licencier. Il va alors commettre l’irréparable : prendre en otage le directeur d’une banque.

On garde l’espoir dans cette histoire très réaliste. Les personnages sont touchants et terriblement humains avec leurs qualités et leurs défauts.
La construction du roman est intéressante : les passages sur la prise d’otage alternent avec les évènements qui ont conduit le père de Julien à ce geste désespéré.
C’est un récit intelligent.

Un rêve si simple / Gilles Fresse. – Bayard jeunesse, 2006. – 103 p. – (Bayard poche). ISBN 2-7470-1947-0 : 5,80 €
Partager cet article
Repost0
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 08:00
Loup, jeune adolescent de 13 ans, se retrouve embarqué dans un écran de Brume alors qu'il est poursuivi en forêt par son irascible voisin. Le voici entraîné dans le temps, avec le légendaire centaure Chiron et une jeune fille prénommée Ophéline.
Cette dernière va lui expliquer qu'elle voyage dans le temps et qu'elle est chargée d'y maintenir l'ordre. Loup va être déposé sur une terre déserte, le temps que Chiron et Ophéline règlent quelques problèmes. Mais bien sûr, l'attente va être moins paisible que prévue et Loup va se retrouver au coeur d'une aventure qu'il ne s'imaginait pas.

En parallèle, nous découvrons la vie du prince Koubatsou. Celui-ci est élevé dans le but de voir une pr
ophétie se réaliser.
Bien qu'il soit très attaché à son tuteur Yépi, ce dernier va être renvoyé. Il sera remplacé par le seigneur Polenzi, plus autoritaire et dangereux. Car, personne ne le sait, Polenzi nourrit de noirs projets.

Loup et Koubatsou ne se connaissent pas. Pourtant, leur destin sont maintenant liés. Les deux garçons se retrouvent au coeur d'un évènement qui les dépasse, où deux civilisations vont s'affronter.


Ce roman fantastique est assez plaisant. Il contient tous les ingrédients pour passer un bon moment : de l'aventure, de l'humour, de la magie et de l'imagination. Robert Belfiore a réussi à créer tout un monde, avec ses coutumes et son histoire.
J'avoue avoir été assez accroché par l'intrigue, qui nous conduit vers quelque chose de plus vaste. Ce premier volume pose en effet les bases du récit.Côté style, il est assez simple mais efficace.
Je n'ai pas vraiment apprécié la manière phonétique utilisée par l'auteur pour faire parler le Grimy, le méchant voisin de Loup (par exemple : "Té un voleur, ke je di ! Et en plus té un sacré menteur : je te reconné, morveu !"). Cela rend la lecture difficile et n'apporte pas grand chose. Mais, en dehors de ça, il n'y a aucune difficulté.

Avant de vous plonger dans ce premier volume, je vous conseille d'attendre la parution du second tome, pour voir si le récit tient ses promesses.

Les écrans de Brume, 01 : Loup et le Cristal d'Erax / Robert Belfiore. - Bayard jeunesse, 2008.
Partager cet article
Repost0
20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:00

Louise en est toute retournée : Victor, son amoureux, l'a simplement et purement ignorée aujourd'hui. Ce qu'elle a lu dans ses yeux la chamboule. Ce n'est pas de la colère mais un vide.
Pour conclure cette journée si mal commencée, elle apprend que ses parents divorcent car sa mère a un amant.
La vie est vraiment trop dure !!!

Bon, je rigole un peu parce que c'est vrai que au départ, ça fait un peu adolescente stéréotypée : "oh mon dieu, c'est trop dur la vie, y a Kevin qui m'aime pus...".
Mais l'histoire est bien menée et bien écrite. Donc ça passe et ça fait réfléchir.
Ce qui me dérange plus, c'est l'âge de Louise. Elle me semble beaucoup trop mature par rapport à la situation.

Est-ce une raison pour passer à côté de ce court roman ? Je vous laisse seuls juges.

Trop dans une seule journée / Guy Jimenes. - Oskar jeunesse, 2008. - (Poche roman).
Partager cet article
Repost0
16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 09:00

La famille Troll a quitté la Norvège pour vivre à Crétigny. Et l'adaptation n'est pas toujours facile.
Si Mme Troll a trouvé un emploi, qui lui permet de gagner des choux pour nourrir sa famille (les trolls ne comprennent pas toujours les concepts humains), M. Troll ne décroche aucun emploi. Il faut dire, comme il l'avouera à son fils, qu'il ne sait pas lire. Quand au fils, Ulrich, il essaie de s'adapter dans sa classe.
Pour cela, il aimerait bien entrer dans l'équipe de foot. Mais il lui faut des chaussures de foot. Pour les avoir, il faut des choux et donc un travail pour M. Troll. Celui-ci décide donc d'aller à l'école avec son fils.

Voici un roman intéressant à deux titres.
Tout d'abord, avec un côté humour pipi-caca, les trolls ont des drôles de moeurs : par exemple, gare à Ulrich si son père le surprend sous la douche !
Ensuite, cette famille de trolls qui essaient de s'adapter à la vie de l'homme occidental est touchante. Je pense que l'auteur a mis un sens caché dans son histoire. Une famille qui arrive dans un pays étranger, avec d'autres habitudes que les siennes, qui essaie de s'adapter mais qui du mal à comprendre la langue ou qui ne sait pas l'écrire, qui gagne peu d'argent et qui n'arrive pas à trouver du travail, l'enfant qui est plus débrouillard que ses parents parce qu'il va à l'école... ça ne vous fait penser à rien ?
Sous des allures amusantes, ce livre défend les différences, le respect et le partage.

Drôles de Trolls : Allez, les trolls ! / Alan McDonald ; ill. Mark Beech ; trad. de l'anglais Vanessa Rubio. - Gallimard jeunesse, 2008. - (Folio cadet).
Partager cet article
Repost0