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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 18:07

instruction-civique-pour-les-nuls.gifLors du lancement de la dernière édition de Masse Critique, j'étais en plein dans les révisions. L'Instruction civique pour les Nuls me semblait être un titre intéressant pour ceux souhaitant passer (et obtenir) un concours de la fonction publique.

Il se trouve que les publics cibles présentés par la quatrième de couverture sont plutôt les élèves, leurs parents et les enseignants. Mais je me retrouve dans les derniers cités, ceux pour qui « cet ouvrage enseignera surtout les règles de base de la vie en société, dans un cadre républicain où les libertés individuelles vont de pair avec la connaissance et le respect des lois ». C'est surtout sous cet angle là que je donnerai mon avis, avec l'œil d'un candidat à un concours.

Tout d'abord, on retrouve dans l'Instruction civique tous les éléments constitutifs de la collection Pour les Nuls. D'origine américaine (« for dummies » en version originale), cette collection s'est d'abord penchée sur l'informatique, avant de s'intéresser à d'autres domaines, du Yoga pour les Nuls au Chat pour les Nuls, en passant par le Sexe par les Nuls. Pour ma part, j'ai déjà pratiqué Booster et upgrader son PC et l'Histoire de France pour les Nuls. Dans les deux cas, j'ai pu trouver les informations qui m'intéressaient. Autant dire que je pars avec un a priori favorable.

Petit aparté : dans mon entourage, tout le monde connaît cette collection. Mais à la bibliothèque, j'ai parfois tendance à oublier que ce n'est pas le cas de la terre entière. Et il n'est pas rare, quand on me demande un livre sur l'informatique que je réponde "Regardez les livres pour les Nuls !". Le regard qui suit me dit tout de suite si j'ai été compris... ou pas !

Pour revenir au contenu, je n'ai pas tout lu. Invité par l'introduction à ne pas avoir obligatoirement une lecture linéaire, j'ai choisi un chapitre suscitant mon intérêt par partie. Ce qui fait donc 6 chapitres, puisqu'il y a 6 parties.

Dans chacun d'entre eux, j'ai trouvé plusieurs avantages.
Tout d'abord, le texte est simple, mais arrive à expliquer des notions complexes, en allant crescendo. Par exemple, dans le chapitre 11 sur les principes fondamentaux de l'ordre républicain, les réponses à qu'est-ce qu'une nation et qu'est-ce qu'une patrie sont très claires. Sur le coup, j'ai tout compris En plus, il y a des nombreux liens dans le livre, qui lient les chapitres et les notions qu'ils contiennent entre eux.
Ensuite, en s'appuyant sur des textes de loi, des articles de la presse, la jurisprudence... les auteurs nous donnent de nombreuses indications sur des affaires médiatisées un temps et aujourd'hui oubliée. Ainsi, dans le chapitre 18 (Les enjeux en bioéthique et dans la recherche scientifique), j'ai appris avec tristesse que Dolly, la brebis clonée, avait été euthanasiée en 2003. Dolly, repose en paix...
Enfin, pour être plus sérieux, j'ai vraiment apprécié les efforts des auteurs pour élever le débat autour des ces mêmes affaires. En partant d'un cas concret, ils généralisent le propos et confrontent les points de vues des protagonistes. Ce point est notamment frappant dans le chapitre 6, sur l'histoire et le devoir de mémoire.

Je n'ai évidemment pas les compétences pour juger de la justesse de cet ouvrage. Mais après avoir lu ces quelques chapitres, je suis persuadé qu'il peut être très utile à un élève suivant cette matière. Les notions sont bien expliquées, appuyées sur des exemples concrets. La signalétique de la collection aide également à retrouver les points importants.
Pour un candidat comme moi, réviser (voire découvrir) ces sujets présente un intérêt indéniable. Dans l'objectif de devenir agent de la fonction publique, il est indispensable de connaître ces éléments. Évidemment, dans le cadre de concours plus spécifiques, certaines parties sont légères. Il faut alors se reporter à l'impressionnante bibliographie située en fin d'ouvrage. Malheureusement, dans la partie qui m'intéresse (langue française et francophonie), il n'y a qu'un titre, alors que les autres sont plus fournies.

Pour conclure, j'ai retrouvé dans l'Instruction civique pour les Nuls le même plaisir que j'ai eu avec les autres titres de la collection. Personnellement, il  m'apportera beaucoup, d'autant que les chapitres que je n'ai pas lus paraissent très intéressants.

L'Instruction civique pour Les Nuls / Guillaume Bernard, Frédéric Monera. - First, 2010. - (Pour les Nuls).

 

LIVRE LU DANS LE CADRE DE L'OPERATION MASSE CRITIQUE ORGANISEE PAR BABELIO 

Merci beaucoup à toute l'équipe !


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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 21:09
L'éditeur Armand Colin a eu la très bonne idée de lancer une nouvelle collection de livre sur le cinéma. A quelques semaines de Noël, c'est une très bonne idée, car il s'agit de très beaux ouvrages. Le format à l'italienne est très sympathique. Les illustrations sont nombreuses et de bonnes qualités.

Pour ma part, j'ai lu celui concernant les monstres au cinéma. Ce volume a été écrit par Eric Dufour, qui est professeur de philosophie à l'université Grenoble II. Et il maîtrise son sujet, car il a déjà écrit d'autres titres sur le cinéma. Il s'appuie également sur les fiches de Monsieur Cinéma.

Son analyse sur les monstres dans les films est très intéressante. Pour la mener, il s'appuyant sur un grand nombre de références couvrant tout le siècle, de A la conquête du pôle de Georges Méliès (1912) à Scream de Wes Craven (1996). Le film cité le plus récent est Invasion d'Oliver Hirschbiegel (2007).

Le propos, pas trop long et bien construit, est divisé en 4 parties.
Dans la première, Eric Dufour tente de définir ce qu'est un monstre, ce qui fait sa spécificité : un être différent de l'homme (les extra-terrestres), un homme différent (monstre de foir), un mélange des deux (Terminator), ou bien ce qui ne possède pas d'humanité ?
La seconde partie est plus cinématographique. Il décrit les procédés anciens et nouveaux pour donner un visage au monstre, tels que le maquillage, les marionnettes, le numérique...
Dans la partie suivante, l'auteur s'appuie sur différents exemples pour aborder la manière de mettre (ou pas) en scène le monstre. Il insiste sur le fait que la façon de filmer joue beaucoup sur la peur que peut inspirer le film, et que tout montrer n'est pas forcément la meilleure solution.
Enfin, Eric Dufour évoque la place du monstre dans son monde et par rapport au spectateur.

Il est vrai que le propose d'Eric Dufour vole parfois haut. Il cite notamment Kant : je n'ai jamais été très bon en philo, alors je n'ai pas forcément tout compris .
Mais au final, malgré mes lacunes, j'ai trouvé son analyse passionnante des films de monstres du cinéma d'horreur. Ils sont ainsi montrés sous un autre jour, avec une lecture plus poussée. Et l'image de ces créatures a changé à mes yeux.
Il est certain, en refermant cet ouvrage, que je vais regarder ce genre avec un autre oeil, plus averti et plus critique. J'ai même envie de voir certains films de zombies, moi qui ai horreur de ça

Si le texte est intéressant, il n'en reste pas moins que les personnes moins passionnées ou plus jeunes (enfin pas trop sur ce titre) y trouveront aussi leur compte. En effet, les nombreuses illustrations sont accompagnées de courts textes explicatifs, qui permettent de feuilleter l'ouvrage et de picorer au choix.

C'est donc un très bon ouvrage, qui se dévore avec plaisir. Pour ma part, les cadeaux de Noël sont déjà prêts, mais je garde l'idée pour l'année prochaine

L'avis de Black Mamba, plutôt positif.

Il existe d'autres sujets dans cette collection, assez originaux pour la plupart. Je vous laisse les découvrir dans cette bande-annonce (moi je lirais bien celui sur les hommes objets) :



Merci beaucoup à Ulike et à Armand Colin pour cet envoi.

Les monstres au cinéma / Eric Dufour. - Armand Colin, 2009. - 127 p.
ISBN 978-2-200-24287-9 : 18,50 €
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 09:00

Pour visiter un pays, rien ne vaut un bon guide. Justement (comme par hasard), on m'a offert le Petit Futé traitant de la Thaïlande.

J'ai trouvé ce guide très intéressant. Il donne beaucoup d'informations générales utiles sur le pays, la culture, les traditions. J'ai dévoré les premières pages qui nous permettent de découvrir la Thaïlande et donnent très envie d'y aller.

Dans l'action, il s'est révélé être une vraie ressource, qui m'a bien aidé. Je n'ai pas vraiment utilisé les adresses d'hébergement, les guesthouses étant très nombreuses en Thaïlande. En revanche, il m'a servi pour tous les centres d'intérêts de chaque ville.

Deux petites remarques :

- Les plans des villes sont très succincts et ne permettent pas toujours de bien se répérer. S'ils donnent des grandes lignes, il est nécessaire de se procurer des cartes sur place ;

- Certaines informations sont déjà erronées. Il faut dire à leur décharge que les choses bougent très vite en Thaïlande et que la crise y sévit durement.

Je vous conseille donc ce livre pour une première approche de la Thaïlande. Il peut éventuellement être intéressant de le compléter par un autre guide (quelqu'un d'autre avait le Lonely Planet, ce qui nous a permis de recouper et de préciser certaines informations).
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 09:00

Qui n'a jamais eu en main un livre de la Bibliothèque rose ou de la Bibliothèque verte ne comprendra peut-être pas ce livre. Mais je crois qu'il y a peu de monde dans ce cas

Armelle Leroy décrit donc la "saga" de ces deux collections. Je ne connais pas cette auteure, présentée comme une spécialiste de la littérature jeunesse. Elle se sort très bien de l'exercice, ne niant aucunement le côté désuet de certaines séries. Ce livre reste cependant un ouvrage sur Hachette édité par Hachette : pas de grande révélation scandaleuse donc.

Le traitement du sujet paraît complet, partant de l'origine de la Bibliothèque rose au XIXème siècle jusqu'aux novélisations des années 2000. Le tout est entrecoupé d'extraits de romans et de témoignages d'anciens lecteurs devenus aujourd'hui comédiens, stylistes, écrivains...

Beaucoup de qualités dans cet ouvrage qui, parallèlement à l'histoire d'Hachette et de ses deux collections jeunesse historiques, traite des auteurs-phares des Bibliothèques rose et verte : la Comtesse de Ségur, Jules Verne, Caroline Quine, Enid Blyton, Georges Chaulet... pour n'en citer que quelques uns.
Pour chacun d'entre eux, nous découvrons leurs personnages et la genèse de ceux-ci ainsi que la traduction le cas échéant. Il s'agit d'une mine de renseignements, aussi bien pour découvrir des oeuvres sans avoir à tout relire (les extraits de romans sont bien choisis) que le traitement éditorial qui en a été fait (traduction et adaptation sont très liées).
Ainsi, savez-vous que Caroline Quine était un pseudonyme et que Alice, son personnage, s'appelait Nancy en VO ?

Deux autres points sont intéressants à étudier :
D'abord, les deux Bibliothèques ont été dès l'origine des collections de séries. C'est à dire que très peu de titres uniques y sont parus, à l'exception de textes classiques (London, Kipling...). Elles ont failli disparaître dans les années 1990 et ont été sauvées grâce aux novélisations des années 2000 (Titeuf fut le premier à y passer).
Ensuite que durant le XIXème siècle et jusqu'aux années 1970, ces deux collections avaient aussi pour but l'éducation des enfants. Les valeurs transmises devaient être positives. Ainsi, Georges Chaulet, pour son héroïne Fantomette, n'avait pas le droit d'employer le mot "zut". Beaucoup de séries, formatées pour plaire, n'ont pas survécues très longtemps. Ainsi, la série Michel de Georges Bayard a rapidement été perçue comme désuète.
Personnellement, je trouve que cela fut un véritable tour de force des éditions Hachette de marquer tant de monde avec des textes si rapidement démodés.

Je pourrais encore parler longtemps de ce livre (notamment des héroïnes féminines et du témoignage de novélisateur de Claude Carré). Je préfère cependant vous laisser le découvrir, car je suis sûr que chacun y trouvera son compte. Bibliothécaires voulant découvrir l'histoire des ces collections historiques ou bien lecteurs souhaitant replonger avec délectation dans les romans de son enfance.
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 09:00

Georges Charpak, prix Nobel de physique 1992 et physicien au CERN, et Henri Broch, physicien et directeur du laboratoire de Zététique (méthode philosophique fondée sur le doute et la vérification des informations (Dictionnaire Hachette encyclopédique 2001) à l'université de Nice-Sophia Antipolis, ont co-écrit un ouvrage très intéressant et accessible sur le paranormal et les mystificateurs.

Par des explications rationnelles (probabilités, études scientifiques...), ils nous expliquent certains phénomènes courants et/ou normaux, qui ont pourtant toujours été considérés comme extraordinaires et/ou magiques.

Au-delà de ces explications, les deux auteurs militent pour une éducation scientifique pour tous, afin que chacun puisse prendre le recul nécessaire face aux marchands de surnaturel. Ils dénoncent les abus qui proviennent de croyances ancestrales ou de certaines personnes, de bonne ou de mauvaise foi. Ils remettent notamment en perspective le problème du nucléaire, en rappelant par exemple que le corps de l'homme émet naturellement des rayons gamma ou que du sable peut être radioactif "naturellement".

Cet ouvrage est donc à diffuser le plus largement possible, pour que chacun prenne conscience de vérités élémentaires et cesse d'être victime des "sorciers" en le devenant soi-même.

A partir de 15-16 ans.

Vous pouvez consulter le site du laboratoire de Zététique sur le site www.unice.fr/zetetique.

Devenez sorciers devenez savants / Georges Charpak, Henri Broch. - Odile Jacob, 2002. - (Odile Jacob sciences).
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